<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439</id><updated>2012-01-26T11:07:57.544+01:00</updated><category term='Souvenirs pélliculaires'/><category term='Koh-Lanta'/><category term='Echappées culturelles'/><category term='L&apos;odyssée tchèque'/><category term='Pépiements musicaux'/><category term='Les joies de la colocation'/><category term='Le retour des ombres'/><category term='Mémento du voyageur'/><category term='La gazette du jouvenceau'/><category term='Les liaisons dangereuses'/><category term='A l&apos;orée du savoir'/><category term='Faire de moi un homme'/><title type='text'>LA VIE BOHÈME D’UN PETIT GARÇON</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>251</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-6100808881935003641</id><published>2012-01-24T18:27:00.001+01:00</published><updated>2012-01-24T18:28:02.573+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Echappées culturelles'/><title type='text'>Evagations culturelles</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y eut d'abord ce concert du Café Zimmermann, ensemble baroque désormais en résidence à Aix-en-Provence, qui se donnait pour mission de faire découvrir des œuvres de différents compositeurs italiens baroques, hormis Vivaldi. On retrouve bien les sensations offertes au disque par cet orchestre: sonorité mate et compacte. Pas d’esbroufe et une concentration quasi germanique pour une musique qui n'en demande pas tant. Peu de souvenirs marquants, des longueurs, des œuvres creuses souvent et l'erreur fatale, à ne pas commettre au regard d'un tel programme de seconds couteaux italiens: jouer un concerto de Vivaldi en bis. Pire, issu de l'&lt;i&gt;Estro Armonico&lt;/i&gt;, recueil qui concentre tout son génie. De quoi faire relativiser l'inspiration des mesures les plus profondes des œuvres précédentes. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y eut ensuite une adaptation théâtrale, partout célébrée, de &lt;i&gt;La course à l'abîme&lt;/i&gt; de Dominique Fernandez, roman retraçant la vie du Caravage. Condensé en une heure de pièce, deux acteurs et trois projecteurs, ce qui relevait de la gageure se transforme en une certaine réussite. Mais reste une question: quel est l'intérêt d'un tel projet ? Hélas, de mon point de vue, aucun. Soit on a lu le livre et on connaît son Caravage sur le bout des doigts et l'on n'apprend rien ; soit on est néophyte et l'on n'y comprend rien tellement tout fonctionne par allusion et implicite. Au final, le public, retraités chics en goguette, s'enthousiasme sur les banquettes inconfortables du Lucernaire.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y eut enfin le quatuor Vlach de Prague dans un programme musclé: &lt;i&gt;Jeune fille et la Mort&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Rosamunde &lt;/i&gt;côté Schubert, l'&lt;i&gt;Américain&lt;/i&gt; côté Dvorak. Ambiance intime au théâtre du Jeu de Paume, très troisième âge, pour un concert en demi-teinte. Une superbe première partie avec une réussite totale dans Dvorak, plein de fougue et d'idées, et une très belle approche du Rosamunde. Une descente aux enfers dans le premier mouvement de la Jeune fille et la Mort. Un trait qui accroche et la premier violon perd complètement pieds. Un naufrage en direct. L'archet qui perd en sûreté, les doigts qui s'affolent, la justesse qui s'évapore. Les autres membres du quatuor sont restés inflexibles, comme une belle mécanique imperturbable alors que le conducteur a bu. La confiance est peu à peu revenue au cours du second mouvement et l'excellence était à nouveau au rendez-vous dans le dernier mouvement, superbe. Passage à vide étonnant à un tel niveau de professionnalisme.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-6100808881935003641?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/6100808881935003641/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=6100808881935003641&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/6100808881935003641'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/6100808881935003641'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2012/01/evagations-culturelles.html' title='Evagations culturelles'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-6185612683473595001</id><published>2012-01-13T21:15:00.000+01:00</published><updated>2012-01-13T21:20:50.098+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le retour des ombres'/><title type='text'>Les lycéens</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je fais souvent mes courses à l'heure où les lycéens de l'établissement situé à côté du supermarché sont libres pour la pause déjeuner. Les vigiles les obligent à laisser leurs sacs à dos à l'entrée -et je constate qu'on ne m'adresse jamais cette injonction, c'est que j'ai mûri !- et ils se ruent sur le rayon sandwichs triangles dans une cohue sympathique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Arrivé aux caisses, je reste toujours en arrêt devant la médiocrité des articles qu'ils achètent. La règle est immuable, deux articles par personne: soda sans sucre/plein d'aspartame et paquet de biscuits d'apéritif pour les demoiselles ; soda plein de sucres et sandwichs pour les damoiseaux. Pour la diététique, on repassera. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je suppose qu'ils ont la cantine en horreur et entendent jouir de leur pleine liberté. Comme je les comprends. Je m'amuse quand même de les voir alignés sur les blocs de béton du parking en train de manger leurs cochonneries et s'interpellant les uns les autres dans un argot lycéen dont je n'ai déjà plus la traduction.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n'ai pas toujours été plus vertueux. Ma classe de seconde fût chaotique et je m'amusais, avec une amie, à arriver une vingtaine de minutes en retard au cours de latin, qui se tenait entre midi et deux, après un détour à la cafétéria pour acheter pizzas et croques-monsieur. Les autres élèves, très studieux, nous méprisaient ouvertement. Non seulement nous prenions une liberté qu'ils s'interdisaient mais plus encore, ils devaient subir en silence le doux fumet dégagé par nos petits paniers repas.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une façon de donner raison à ce syndicaliste de professeur, absent plus que de raison, qui avait vu en moi, à cause d'une traduction maladroite, un "pervers polymorphe", ou quelque chose de ce genre. Je souris encore en me remémorant ces petits méfaits et surtout en repensant à une certaine Claude-Noisette, furieuse et s'injuriant elle-même d'avoir eu une très mauvaise note -sur son échelle de valeur- lors d'un contrôle : 16. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;***&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et la sentence du jour: "souviens-toi, en tout événement qui te porte au chagrin, d'user de ce principe: ceci n'est pas un revers et c'est un bonheur que de noblement le supporter". &lt;span style="font-size: x-small;"&gt;(Marc-Aurèle, &lt;i&gt;Pensées pour moi-même&lt;/i&gt;, Livre IV.)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-6185612683473595001?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/6185612683473595001/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=6185612683473595001&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/6185612683473595001'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/6185612683473595001'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2012/01/les-lyceens.html' title='Les lycéens'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-2174550307549659669</id><published>2012-01-11T10:44:00.000+01:00</published><updated>2012-01-11T10:44:29.083+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les liaisons dangereuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Voie sans issue</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Où l’on apprend que le pragmatisme et la rationalitécèdent parfois devant les égarements du cœur et de l’esprit. Où l’on sedécouvre des emportements et des transports amoureux d’une intempéranceinattendue. S’y laisser griser, rêver, se découvrir romantique et à l’écoute del’autre. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;Mais très vite, trop vite, apprendre la modestie,rabattre son orgueil, s’avouer vaincu même, face à l’autre, lui, écrasé par lapeur et la honte d’assumer ses inclinations. Un intense sentiment degâchis&amp;nbsp;; le sentir s’empêcher de vivre à cause d’un indicible carcanfamilial. Et renoncer par épuisement, mes réserves de patience et tendresseépuisées&amp;nbsp;; le laisser partir et se sentir soulagé de ne plus porter sestourments.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;Se jeter à corps perdu dans le travail, après tout c’estl’année pour ça. Balafres au cœur et l’orgueil en bandoulière, rester digneface à ceux qui ne peuvent pas cacher leur nouveau bonheur, n’étant jamaisaussi complet que quand il est validé par les autres. Mais faire des petitsprojets sympathiques pour espérer, un weekend à Paris, un weekend à Londres… &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;Au milieu de ce marasme, relever une phrase au détour dela suite trop attendue et trop formatée de Philippe Besson à son premier romancélébré&amp;nbsp;; de ce &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;Retour parmi leshommes&lt;/i&gt; donc, cette sentence-ci&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;c’est terrible, le bonheur.Quand on y a goûté, impossible de faire comme si on ne savait pas.&amp;nbsp;» &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;Peut-être faut-il la concilier avec la philosophiestoïcienne qui veut que le bonheur soit «&amp;nbsp;une vie qui suit un coursrégulier&amp;nbsp;». Ce cours harmonieux consiste à vivre selon un seul principerationnel et par conséquent, d’une manière cohérente qui évite d’être enconflit avec soi-même. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;Dans son QSJ sur le stoïcisme, J-B Gourinat nous ditaussi que les stoïciens croient que notre seul bien est notre manière de penseret d’agir. Dès lors, nous ne sommes pas forcément heureux quelles que soientles circonstances mais nous éprouvons un certain contentement et un certainréconfort dans notre propre cohérence avec nous-mêmes. J’aime beaucoup cettedernière idée. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-2174550307549659669?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/2174550307549659669/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=2174550307549659669&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2174550307549659669'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2174550307549659669'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2012/01/voie-sans-issue.html' title='Voie sans issue'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-5757794759209203608</id><published>2011-12-21T12:24:00.003+01:00</published><updated>2011-12-21T12:24:45.510+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Un cygne dans l'hiver</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le cours Mirabeau est un terrible corridor où le vent vient vous fouetter alors que la ville est enfin entrée dans l'hiver. Dans cette ambiance survoltée de Noël, que je goûte très peu, la bourgeoise lestée de paquets tente, coûte que coûte, de se frayer un chemin, à coup de talons Louboutin s'il le faut.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand les fêtes appellent les uns et les autres à rentrer chez eux dans leurs contrées natales, cette ville redevient anonyme et me devient hostile. Je suis soulagé d'imiter mes amis et de rentrer en voiture dans une circulation paisible et une nuit rassurante. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, quelques uns de mes plus beaux souvenirs s'écrivent encore au milieu de ces ruelles et de ces places. Il est quelque fois doux de se dire que, quoi qu'il advienne, on aura la certitude d'avoir été profondément heureux.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans mes contrées natales, on furète rapidement au milieu des toiles des débuts de l'abstraction, exposition temporaire du vénérable Musée Fabre, parce qu'à tout prendre, c'est encore la grande salle rouge aux colonnades qu'on préfère. On reste là, sur le banc recouvert d'un cuir moelleux, à deviser pendant de longs quarts d'heure sans que nul visiteur ne se montre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ami se fait, ailleurs, rabrouer pour avoir pris une photo et la tenancière me demande si moi, avec mon téléphone portable, je n'ai pas fait pareil. Drapé dans ma vertu, je lui réponds théâtralement que j'aime trop l'art pour prendre des photos avec un téléphone. Je m'amuse encore de sa réflexion "votre réponse tient la route, je vous crois, vous avez raison".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*** &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Au fil des jours, dans ce froid glacial, j'alterne les écharpes, ce qui constitue en soi une nouveauté pour moi qui restait fidèle à une seule et unique. Trois cadeaux d'anniversaire m'ont permis de changer au gré des humeurs. Le cadeau familial obligé m'a peu importé ; par contre, le dernier cadeau en forme de boucle bouclée, souvenir d'un accaparement berlinois où j'étais parti vadrouiller un peu légèrement habillé pour un mois de juillet et où je m'habillais grâce au copain, lui m'a touché. J'en étais là quand j'ai reçu, par la poste, depuis Londres, une écharpe &lt;i&gt;so british&lt;/i&gt; d'un doux cachemire. Célébration d'un anniversaire qui ponctue aussi 5 ans d'amitié avec la plus indépendante et décidée de mes amies (celle qui finit aussi le moins ses phrases mais avec le temps je me suis habitué). &lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object data="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/cygne.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1" height="20" type="application/x-shockwave-flash" width="200"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;param name="movie" value="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/cygne.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1"&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-5757794759209203608?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/5757794759209203608/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=5757794759209203608&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/5757794759209203608'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/5757794759209203608'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/12/un-cygne-dans-lhiver.html' title='Un cygne dans l&apos;hiver'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-2406267284579629774</id><published>2011-12-06T13:22:00.000+01:00</published><updated>2011-12-06T14:25:13.479+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A l&apos;orée du savoir'/><title type='text'>Le pistonné</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Ce serait l'histoire d'un jeune homme, propre sur lui mais d'un snobisme effarant, qui aurait triché allègrement à tous les examens depuis le début de sa scolarité à l'université. Oh, bien sûr, il aurait été pris plusieurs fois en flagrant délit et finalement dûment convoqué chez le directeur pour faire une mise au point disciplinaire sur son avenir au sein de l'enseignement supérieur. Mais c'est qu'il aurait aussi fondu en larmes, plein de contrition et d'un misérabilisme que n'aurait pas renié Hector Malot. Quoiqu'un petit coup de fil de papa, imaginons un personnage auquel le pouvoir n'est pas étranger, à son modeste niveau, aurait aussi été le bienvenue pour écarter tout risque d'application de l'interdiction de passer tout type d'examen pendant 5 ans.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Les années se seraient donc tranquillement écoulées jusqu'à qu'il faille se décider pour l'orientation de dernière année. Il aurait été logique qu'avec un tel parcours l'individu se voit refuser les options les plus prestigieuses et cantonné aux options placards. Cela n'aurait même pas été justice. Cela aurait donc été évident qu'il soit écarté de la formation préparationnaire la plus prestigieuse et il le fut. Mais il n'aurait pas été envisageable qu'un nouveau petit coup de fil ne soit pas donné par un papa si attentionné, alors il le fut.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Et c'est tout ragaillardi que, volant la place d'une âme plus méritante mais moins influente, l'individu se serait trouvé parmi ses congénères, à leur grande stupéfaction, à la rentrée. Il aurait été là, écrasant les autres de sa superbe, sûr de son droit. Au fil des premiers mois, il serait arrivé souvent en retard, à grand renfort de chaussures qui claquent et d'injonctions d'excuses aux professeurs courbant l'échine. &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;C'est à peine s'il serait permis de les corriger ou de considérer ses camarades comme des "je-m'en-foutiste". Car il aurait été le seul à "jouer sa vie ou sa mort" face aux terribles concours qui achèveraient cette année. Et c'est bien naturellement qu'il aurait le plus de chances, en dépit de ses piètres résultats, de les réussir....&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'en étais là de mon cauchemar quand je me suis réveillé et même si j'ai ma petite idée sur la botte imparable de notre ami pour réussir là où il n'aurait jamais dû être, je n'ai pas su le fin mot de l'histoire. Heureusement, la méritocratie est là pour nous protéger de ce genre d'énergumènes et tout ceci n'est qu'une vue de l'esprit. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-2406267284579629774?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/2406267284579629774/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=2406267284579629774&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2406267284579629774'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2406267284579629774'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/12/le-pistonne.html' title='Le pistonné'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-2963902522458053222</id><published>2011-11-22T17:52:00.001+01:00</published><updated>2011-11-22T18:24:24.016+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les liaisons dangereuses'/><title type='text'>Regards</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pas le temps d'accorder toute l'attention qu'on voudrait à l'amie sur le départ, à qui on n'a même pas osé avouer avoir été touché par la possibilité future d'être témoin de son mariage ; pas le temps d'écouter vraiment les peurs et les attentes déçues d'une autre ; pas le temps non plus de témoigner vraiment d'une empathie pour la situation que vit une autre ; pas le temps encore, la peur de blesser et la culpabilité qui pèse, de témoigner à un autre des sourires qui viennent aux lèvres en repensant à tout ce qu'on a vécu comme bêtises, voyages et émerveillements.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-kQejg4zOikI/TsvZvOijINI/AAAAAAAACW8/YBVhA3Nt0nc/s1600/S1057592.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-kQejg4zOikI/TsvZvOijINI/AAAAAAAACW8/YBVhA3Nt0nc/s320/S1057592.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout avait vraiment commencé à Rome ; tout s'y est fini. L'Italie, c'était lui et ce voyage en Panda cet été en forme d'apothéose amicale et amoureuse. Il n'y aura pas de voyage à Milan. Jamais deux sans trois ; cette troisième tentative se solde comme les deux précédentes: par une annulation. Il faudra se montrer très persuasif à l'avenir pour espérer me convaincre d'y faire un voyage. Je n'ai pas ouvert l'enveloppe, toute juste arrivée, qui contient les tirages photos de cet ultime escapade italienne. Peur de l'anachronisme.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pas le temps de lire, d'acheter des livres ; pas non plus celui d'écrire. C'était pas folichon, ça ne va pas l'être beaucoup plus. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-2963902522458053222?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/2963902522458053222/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=2963902522458053222&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2963902522458053222'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2963902522458053222'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/11/regards.html' title='Regards'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-kQejg4zOikI/TsvZvOijINI/AAAAAAAACW8/YBVhA3Nt0nc/s72-c/S1057592.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-1048545592013932186</id><published>2011-11-06T14:05:00.001+01:00</published><updated>2011-11-06T14:07:30.290+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>L'aveuglement au désastre</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On pourrait donner cette définition (je n'ai pas le livre d'Hyman Minsky définissant ce concept sous la main): conscience qu'une action qu'on s'apprête à mener ou qu'on a déjà commencée à entreprendre mais dont on peut encore changer le cours va nous mener au désastre mais qu'on s'obstine à entreprendre et à mener jusqu'au bout dans les conditions désastreuses initiales.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais pourquoi donc s'obstiner dans un schéma mental qui ne peut aboutir à rien de bon ? Comme si, une fois que la funeste idée nous a traversé l'esprit, il était impossible de reprendre les commandes. Aucune réponse à mes propres interrogations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et alors que je me torturais sur mes (nombreux) aveuglements récents, je suis tombé sur un excellent article de la non moins excellente revue &lt;i&gt;Books&lt;/i&gt; (je ne le dirais jamais assez) traitant de l'erreur humaine et de certains cas célèbres d'aveuglement au désastre (Alan Greenspan à la tête de la FED, le fiasco judiciaire d'Outreau, etc.). Mon attention a particulièrement été retenue par ce passage, qu'on peut élargir au-delà du simple cas amoureux:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"&lt;i&gt;L'investissement existentiel est particulièrement profond dans le cas des croyances concernant ceux que nous aimons. Découvrir que l'autre est plus complexe qu'il n'apparaissait dans le rêve de l'idylle initiale -le simple fait qu'il ou elle ait ses propres opinions- nous rappelle douloureusement ce que nous apprend toute erreur: que, dans une certaine mesure, nous sommes seuls ; que nous avons du monde une vision qui ne peut être directement partagée ; que chaque être est plus ou moins "enfermé dans sa propre prison". La rancœur que fait naître en nous la prise de conscience que l'être aimé peut avoir une perception différente de la réalité est une forme de résistance au fait d'être laissés seuls avec trop peu de certitudes et tant d'émotions&lt;/i&gt;".&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'il y a de rassurant, nous dit l'article, c'est que l'erreur "&lt;i&gt;est liée à des éléments positifs comme notre intelligence et notre imagination. Sans la capacité inductive qui nous entraîne au-delà des informations fournies par la seule observation, nous serions incapables de nous repérer dans le monde ; nous ne connaîtrions pas les surprises et les attentes déçues qu'exploite la comédie ; nous n'aurions pas cette soif de savoir et de comprendre, fondée sur la conscience de nos limites cognitives qui est à l'origine de l'art et de la théorisation qui sous-tend la science&lt;/i&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://psaume139.fr/images/pierre%20soulages%2030%20avril%201972.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="216" src="http://psaume139.fr/images/pierre%20soulages%2030%20avril%201972.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;J'aurais bien besoin d'aller faire une petite séance d'introspection dans la salle des Pierre Soulages du Musée Fabre, moi... Un exercice que je pratique dès que possible tant ces œuvres m'engloutissent et soulagent toute tension intérieure. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-1048545592013932186?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/1048545592013932186/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=1048545592013932186&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1048545592013932186'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1048545592013932186'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/11/laveuglement-au-desastre.html' title='L&apos;aveuglement au désastre'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-1629793841140917105</id><published>2011-10-29T14:58:00.000+02:00</published><updated>2011-10-29T14:58:03.588+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Echappées culturelles'/><title type='text'>Lectures en décadence</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Thomas Mann me porte la poisse. Le citer dans une copie de culture générale me vaut une correction injuste d'un professeur indigne qui corrige le titre exact que j'avais reporté "La Mort à Venise" par un vulgaire "Mort à Venise". Ah ! Mon sang n'a qu'un tour !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D'ailleurs, ce livre m'avait accablé d'ennui, dans ce style froid et objectif où ne se trouve rien de saillant, aucune fulgurance. Pas plus enthousiasmant qu'une recette de cuisine. Et, par acquis de conscience, je me suis risqué à dépenser 8€ dans "La Montagne Magique". Pouah ! Au bout de 150 pages, j'ai gentiment remisé le livre dans un carton en partance pour le grenier. Et je constate avec délectation que je ne suis pas le seul à être mortifié par tant d'ennui, en atteste cet avis assez drôle trouvé sur Goodreads:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"&lt;span class="readable" id="reviewTextContainer7084405"&gt;&lt;span id="freeText9596317531781133451"&gt;I started it in 1991 and read 100 pages every year until I finished the damn thing in 1998. This book was horrific. There was no point, no enjoyment, no anything save for a harrowing description, 900 pages in length, of some sad sack in a tuberculosis sanitarium. The only reason I even finished the book was that I refused to let it defeat me. I recommend it for masochists"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="readable" id="reviewTextContainer7084405"&gt;&lt;span id="freeText9596317531781133451"&gt;Comme le dit cette commentatrice, je déteste être tenu en échec par une lecture mais depuis la "Chartreuse de Parme" que je me suis astreint à lire jusqu'à la dernière ligne en dépit d'une terrible langueur, je ne perds plus mon temps à essayer de trouver du charme à un livre tenu comme génial par la commune renommée.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="readable" id="reviewTextContainer7084405"&gt;&lt;span id="freeText9596317531781133451"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="readable" id="reviewTextContainer7084405"&gt;&lt;span id="freeText9596317531781133451"&gt;Récemment, "Les Diaboliques" de Barbey d'Aurevilly, toujours encensées, de si géniales nouvelles, etc. Mais quelle déception ! Les idées de départ sont certes bonnes mais comme le soufflet retombe à chaque fois, comme à chaque page que l'on tourne, la déception va croissante... ! Et puis, sans prévenir, le narrateur s'en va aussi vite qu'il est venu.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="readable" id="reviewTextContainer7084405"&gt;&lt;span id="freeText9596317531781133451"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="readable" id="reviewTextContainer7084405"&gt;&lt;span id="freeText9596317531781133451"&gt;Alors, je n'ai pas renié mon plaisir lors de la lecture d'"Orgueil et Préjugés", de la délicieuse Jane Austen. Mon côté fleur bleue a été contenté plus que de raison ! J'ai réellement adoré, tant est si bien que j'ai acheté sur le champ la mythique adaptation télévisuelle de la BBC avec le merveilleux Colin Firth en Mr. Darcy (même si, aujourd'hui, il considère ce rôle comme le pire de sa carrière). Et je me suis régalé ! Une adaptation d'une totale fidélité, où on retrouve l'humour et la bonne humeur que procure le livre, en dépit des faux tourments qui accablent les personnages. Délectable ! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-1629793841140917105?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/1629793841140917105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=1629793841140917105&amp;isPopup=true' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1629793841140917105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1629793841140917105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/10/lectures-en-decadence.html' title='Lectures en décadence'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-3376372071038258234</id><published>2011-10-25T12:20:00.002+02:00</published><updated>2011-10-25T12:25:09.022+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Délectations</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Un temps épouvantable"... Je repense toujours à cette scène du &lt;i&gt;Jour le plus long&lt;/i&gt; où un officier allemand prédit que le débarquement des alliés se fera par "un temps épouvantable". Pour ma part, j'aime sortir de chez moi et être battu par le vent humide, marcher sur des feuilles mortes, témoins d'un automne qui arrive enfin et qui s'annonce d'une brièveté qui ne sera pas sans me laisser sur ma faim, puisque c'est ma saison préférée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime rentrer dans la nuit, après avoir, comme chaque année, joué les gardes-malade. Les rues étaient battues par les vents, le manteau par la pluie, par les feuilles qui viennent se coller à vous. Une petite atmosphère d’apocalypse que j'aime au plus haut point avec quelques ombres qui passent vite sous leurs parapluies, chacun courant chez soi pour retrouver le confort d'un lit bien chaud. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Car il n'est qu'une envie: celle de se glisser sous la couette avec un ou deux livres (je mène toujours plusieurs lectures de front), quelques tartines grillées à portée de main et quelque breuvage de l'honnête homme. J'entendais, avant hier soir, depuis ma couche, tous les jeunes gens tirant leurs valises dans la nuit d'une soirée déjà avancée. Le caractère estudiantin de la ville n'est jamais autant perceptible que le dimanche soir où ces bruits résonnent dans une ville toujours désertée en fin de weekend.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'étais encore sous l'emprise d'une des plus belles interprétations qui m'ait été donnée d'entendre du fameux nocturne n°13 de Chopin (je sais que nombre de mélomanes le tiennent comme le plus beau de la collection): celle de Yevgeny Sudbin, dans un disque à paraître cette semaine. Maniérée peut-être, car très travaillée, pensée et infiniment contrôlée mais intelligente et sensible.&amp;nbsp; Si le reste du programme m'avait autant séduit, je crois que j'aurais acheté le disque.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les jours précédents, j'avais profité d'un concert de J-G Queyras dans les concertos pour violoncelle de Vivaldi. Interprétation passionnée, accompagnée du feu de l'Akademie fur Alte Musik de Berlin. Un beau jeune homme de quarante ans talentueux et qui a l'air confusément gentil... Il fait partie de ces artistes qui ne me déçoivent pas (ceux qui ne sont pas à la hauteur forment une liste très très longue): je me souviens de ce concert à Prague où la rigueur de l'hiver n'avait pas atteint l'ardeur incandescente qu'il avait instillée dans le concerto de Dvorak.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-3376372071038258234?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/3376372071038258234/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=3376372071038258234&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/3376372071038258234'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/3376372071038258234'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/10/delectations.html' title='Délectations'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-2108970325692282227</id><published>2011-10-20T15:07:00.000+02:00</published><updated>2011-10-20T15:10:22.644+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les liaisons dangereuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Banques &amp; coiffeurs: vilaines humeurs</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Morbleu ! Je hais ma banque (mais ça doit être pareil avec beaucoup). Des incapables finis qui perdent toujours les fichus papiers qu'ils vous demandent. Toujours à envoyer chéquiers et cartes bancaires aux mauvaises adresses (non, pas celle qui figure sur les chèques, une autre, celle qu'ils ont dans leurs fichiers informatiques depuis la nuit des temps et qu'ils s'obstinent à conserver). Et moi, avec mon appel surtaxé, qui trouve encore le moyen de leur souhaiter une bonne fin de journée.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parce que c'est mon truc le "je vous souhaite une bonne fin de journée". De la part d'un "jeune", ça surprend toujours. La fois dernière encore, chez Monoprix. La vieille caissière aigrie, qui range très lentement tous les articles et qui vous maudit quand vous lui tendez un billet qui oblige à rendre un peu de monnaie. Un petit "jevoussouhaiteunebonnefindejournée" et elle lève la tête, vous sourit et vous dit merci, avec reconnaissance. Depuis que j'ai remarqué ce phénomène, fréquent, c'est la joie qui m'étreint quand je sens la gratitude de la caissière devant la peine que j'ai prise à formuler une phrase plus longue que "merci, au-revoir" (et encore, bien des clients restent muets en partant). &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En y pensant, il y aussi les facteurs que je hais. Plutôt les feignasses qui ne font pas leur travail et qui balancent des avis d'absence sous la porte d'entrée de l'immeuble (même pas dans la boîte aux lettres du hall !) alors que votre sonnette marche, que vous êtes chez vous, ou que votre boîte aux lettres est assez grande pour contenir le colis.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je hais les coiffeurs aussi, d'habitude. Je regrette le temps (pas si lointain du tout) où on me demandait si le bac était pour cette année: "Oh oui, je suis bac + 4 !" (+ 6 aujourd'hui, comme le temps passe !). Et alors hier, une nuée nouvelle de jeunes folles qui attendait le chaland. Et bien avec ma tête d'outre-tombe, j'ai encore trouvé le moyen d'en exciter un. Massage du cuir chevelu sur massage, oui ma grande tes mains sont attentionnées et douces. Entre deux allusions entendues et quelques perches téléphonées, il a quand même trouvé le moyen de qualifier mon style vestimentaire de "sévère". Mais au moins, sa conversation aimable m'a amusé. D'habitude donc, je reste 20 min à tout casser (soit 1 euro de la minute). En sortant, en regardant ma montre, j'étais resté entre les doigts affutés de ce grand jeune homme 40 minutes. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ensuite, je suis rentré me coucher. Complètement patraque. Après une mauvaise série, j'ai enchainé la lecture de deux romans excellents. Pas le même genre mais très bons tous les deux. &lt;i&gt;HhHH&lt;/i&gt; de Laurent Binet m'a rappelé Prague, sous un angle historique intéressant, avec en toile de fond cette trahison impardonnable des accords de Munich (un de mes sujets fétiches d'histoire). Puis, je ne l'avais encore jamais lu, le &lt;i&gt;Portrait de Dorian Gray&lt;/i&gt;. Cynique, méchant ; de la superficialité, des sous-entendus, toutes les mesquineries humaines rassemblées. Un pur délice et un charmant parfum de scandale. J'aimerais bien lire la version non censurée qui vient de reparaître pour la première fois au printemps dernier, me semble-t-il !&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-2108970325692282227?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/2108970325692282227/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=2108970325692282227&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2108970325692282227'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2108970325692282227'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/10/banques-coiffeurs-vilaines-humeurs.html' title='Banques &amp; coiffeurs: vilaines humeurs'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-1978000651487483422</id><published>2011-10-13T09:44:00.000+02:00</published><updated>2011-10-13T09:45:51.567+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A l&apos;orée du savoir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Echappées culturelles'/><title type='text'>Effarements matinaux (journalisme &amp; musique)</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand j'entends un journaliste se plaindre du niveau technique des questions d'économie (là, un fou rire point en moi) abordées par le duel socialiste de la veille, déjà ma journée commence mal. Mon mépris, toujours latent pour cette profession de journalistes politiques (les reporters de guerre font quand même un autre travail !), me prend au ventre dès le matin. Et je me dis que l'économie, plus que les mathématiques, devrait être enseignée au collège et lycée nuit et jour. C'est la matière principale qui permet de former des citoyens et les rendre capables de comprendre réellement les enjeux politiques qui se posent à tout moment. Sinon, on en arrive au bouclier fiscal ou, tout aussi stupide, à augmenter le SMIC (aparté: comment les socialistes peuvent-ils encore en être à proposer une mesure dont toutes les études sérieuses depuis 20 ans ont démontré qu'elle n'avait qu'une seule conséquence dans le cas français: l'augmentation du chômage... ?!).&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sans transition, je suis quand même effaré par ce que la technique peut accomplir comme prodiges dans le domaine musical. J'ai un gros faible de midinette pour les voix de contre-ténor (ah, ces beaux jeunes hommes aux voix cristallines et aux affects sur-expressifs !) mais je reste gêné aux entournures par l'artifice qu'elles constituent.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Prenons Andreas Scholl: clairement, en concert, c'est une casserole inaudible depuis quelques années. Sa voix n'a plus aucune puissance (si tant est qu'elle en ait jamais eue), ses graves se vautrent dans la vulgarité et ses aigus sont comme la grisaille parisienne. Et pourtant, je ne peux pas m'empêcher d'écouter en boucle un de ses derniers disques consacré à Purcell, que j'ai d'ailleurs acheté, comme tous mes disques (mon côté collectionneur). &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour avoir visionné différentes vidéos de plusieurs concerts avec le même programme que le disque, je sais que la réussite de cet objet discographique doit tout au preneur de son et au montage. D'ailleurs, je vois que ce petit programme a été enregistré sur... une semaine ! Durée proprement hallucinante pour quelques airs qui ne dépassent jamais 3 minutes et qui ne sont d'aucune difficulté.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Decca a les moyens d'investir et de peaufiner... Je suis bien content parce qu'il y a quelques perles mais parfois je me dis que j'écoute une supercherie qui n'existe pas dans la vraie vie. Pour d'autres chanteurs, les choses sont moins tranchées: Jaroussky a une puissance acceptable et une bonne technique. Carlos Mena n'a aucune puissance mais le disque ne masque pas certains défauts et le vieillissement de la voix. D'autres sont plus puissants (Bejun Metha) mais je ne supporte pas leur timbre. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout ça pour des voix qui n'ont jamais eu cours à l'ère baroque, pur produit du XXIe siècle...&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-1978000651487483422?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/1978000651487483422/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=1978000651487483422&amp;isPopup=true' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1978000651487483422'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1978000651487483422'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/10/effarements-matinaux-journalisme.html' title='Effarements matinaux (journalisme &amp; musique)'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-2151244649658733609</id><published>2011-10-06T15:18:00.002+02:00</published><updated>2011-10-06T15:18:54.860+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;odyssée tchèque'/><title type='text'>Les pleurs de la voisine</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette nuit, j'ai entendu ma voisine pleurer dans la solitude de son petit appartement. Elle vient de s'installer dans l'immeuble, peut-être dans la ville, depuis seulement quelques jours. Le palier, très étroit, n'isole pas très bien l'intimité de chacun quand la nuit est calme et que le silence résonne dans la cage d'escalier. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au début, j'ai cru que je prenais des reniflements pour des pleurs mais c'étaient bien des larmes qui coulaient derrière la porte. Je suis resté bête dans ma propre insomnie et mon impuissance a été soulagée quand je l'ai entendu parler, certainement au téléphone. Elle avait réussi à trouver un interlocuteur dans la nuit pour éponger sa tristesse et ses angoisses. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je crois beaucoup aux proverbes et certains dictent plus que de raison ma conduite. Ceux qui concernent la nuit me semblent recéler une immense part de vérité: si la nuit porte conseil (combien ai-je eu d'illuminations dans la nuit au sujet de problèmes apparemment insolubles ?!), elle pousse aussi à voir tout en noir. Il est si facile de se laisser emprisonner dans un début d'angoisse qui n'attend que le noir et le face à face nocturne pour revêtir des proportions irraisonnées. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça m'a fait repenser à mon installation en République Tchèque, en cité U en chambre partagée: je n'avais pas fière allure. Si là je n'en menais pas large, quelques années auparavant, j'étais accablé par ce qui m'apparaît aujourd'hui comme de pseudos questions existentielles. Et quand c'est trop de bonheur, comme dirait l'autre, on se prend parfois à imaginer combien cette construction patiemment assemblée pourrait se dérober vite. L'équilibre actuel, qui n'est pas celui que j'avais rêvé ni imaginé, me rend sainement heureux mais est appelé à disparaître d'ici un an. Avant cette échéance, je travaille d’arrache-pied à poser les fondations d'une autre structure que j'espère la plus belle possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object data="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/vivmin.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1" height="20" type="application/x-shockwave-flash" width="200"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;param name="movie" value="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/vivmin.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1"&gt;&lt;/object&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;J'écoutais souvent cette musique la nuit, en cas d'insomnie inquiétante. Sara Mingardo dans le Dixit Dominus de Vivaldi&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-2151244649658733609?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/2151244649658733609/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=2151244649658733609&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2151244649658733609'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2151244649658733609'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/10/les-pleurs-de-la-voisine.html' title='Les pleurs de la voisine'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-2255374178244905184</id><published>2011-09-30T21:12:00.000+02:00</published><updated>2011-10-02T01:04:57.646+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les liaisons dangereuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Echappées culturelles'/><title type='text'>Les mystères de Naples</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tiens, Dominique Fernandez vient faire une conférence-dédicace sur Naples dans ma bourgade. Programme alléchant vite planifié dans mon agenda. Je me figurais assez bien la scène et la soirée avant d'y assister. Elle s'est déroulée telle que je l'imaginais.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans ce genre de rencontre littéraire, vous arrivez et vous ne trouvez que des têtes blanches. Au-dessous de quarante ans, c'était facile, il n'y avait que moi dans la librairie. Les mamies qui s’écharpent pour prendre la dernière chaise, les coups d’œil vers l'arrière salle avec sourire intégré "ah, les malheureux, ils sont arrivés trop tard et sont debout, z'avez qu'à être prévoyants comme nous", etc.&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'âge n'atteint pas l'écrivain qui saute avec gourmandise d'un sujet à un autre. Un regard un peu trop subjectif sur Naples, parée pour l'occasion de tous les atours, seule capitale de l'Italie, à côté d'une Rome qualifiée de "bled" et de Milan "village paumé". &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On étouffe et pendant que je me liquéfie et que mes jambes flagellent, l'auteur, avec son ami Ferrante Ferranti, évoque avec enchantement la ville, sa sexualité diffuse, la mer, les musées encore sans touristes, les ruelles sans soleil, les églises flamboyantes et les glaces ! Des petits trucs pour les touristes, les bonnes adresses d'appartement à louer, les lieux insolites à visiter. La nostalgie des castrats aussi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après le monologue, séance de questions-réponses. Quelques questions tournées de façon à ce qu'elles ne soient compréhensibles que par les initiés, on se croirait aux conférences des festivals de musique peuplés d'épigones de Boulez. Un papi qui monopolise le micro pour parler d'un obscur opuscule d'un non moins énigmatique écrivaillon napolitain. Des mamies qui veulent apporter des précisions et gronder le grand maître de ne pas avoir cité tel ou tel auteur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pas plus, la séance prend fin, les gens se lèvent, il est tard, la dinde est dans le four, le dentier attend son verre d'eau. Petite queue pour les dédicaces. Comme tous les jours où presque, la vieille bourgeoise locale bouscule son monde, passe devant, se croit reine. Je suis jeune: on ne me dit jamais merci quand je laisse passer les gens et il est ici bien naturel de me doubler dans la file. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand je tends mon livre, je suis aussi ému qu'un premier communiant, je balbutie quelques mots sur mon peu d'attrait pour Stendhal à qui Fernandez dédie son prochain "Dictionnaire amoureux" (à paraître en 2013). Non, je ne suis pas étudiant en lettres, présence incongrue. Mon petit nom et puis en guise d'adieu: "vous savez, Stendhal regrettait la disparition des castrats". Je lis la dédicace en rentrant. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-2255374178244905184?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/2255374178244905184/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=2255374178244905184&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2255374178244905184'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2255374178244905184'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/09/les-mysteres-de-naples.html' title='Les mystères de Naples'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-759416781836068591</id><published>2011-09-26T13:59:00.000+02:00</published><updated>2011-09-26T14:01:52.366+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les liaisons dangereuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Echappées culturelles'/><title type='text'>Pour quoi faire ?</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un étrange mois de septembre où le soleil et la chaleur n'en finissent pas de mourir. C'est ainsi qu'on croise encore des gens qui semblent éternellement revenir de la plage à toute heure du jour. D'autres, quand ils me voient avec de gros et pesants colis A. sous le bras s'imaginent, ce que j'en déduis de leur regard, que je m'apprête à installer la dernière console à la mode chez moi. Les abords du point de retrait postal étant mal famés, je me plais à imaginer le désarroi qui saisirait des jeunes m'arrachant le carton à l'arrachée. En fait de console, ce sont des pavés d'économie ou de droit que je transporte. Rien de riant.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pas riante non plus "La guerre est déclarée". Comme cela a été dit partout: un beau film, avec le jeu toujours théâtralisé de Jérémie Elkaïm dont j'aime surtout la façon bien à lui qu'il a de bouger son corps, de rendre élégants et ductiles ses membres. Le film s'éternise un peu dans le dernier tiers ; un manque de Vivaldi peut-être.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://media.artabsolument.com/image/exhibition/big/Collection-planque-nicolas-de-stael-marine.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="235" src="http://media.artabsolument.com/image/exhibition/big/Collection-planque-nicolas-de-stael-marine.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le fameux Musée Granet de ma non moins riante bourgade dévoile au public depuis quelques semaines la belle collection d'art moderne établie par Jean Planque. L'affluence de ce dimanche (je reste toujours ébahi devant la force de frappe marketing de ce musée) gâchait un peu le plaisir mais j'ai trouvé au milieu de quelques œuvres rébarbatives, un joli Nicolas de Staël (malgré un cadre inadapté) et trois beaux Sam Francis. Peintre que j'ai découvert au musée de Grenoble et que je trouve passionnant. Les quelques Dubuffet réunis ne manquent pas non plus d'intérêt. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Riante, la soirée politique d'hier soir. La chambre Haute retrouve sa légitimité, sans affoler la marche de nos institutions. Après tout, elle n'est que la "raison de la République" (Boissy d'Anglas) et la fidèle représentation de notre France rurale (40% des communes européennes se situent dans notre beau pays !). Un peu horripilé par les commentaires parlant de retraite dorée, de gouffre financier, d'assemblée inutile, etc. Le rôle de cette vénérable institution est discret, subtil, à contre-courant parfois, sagement rétrograde souvent. Il ne faut pas méjuger le travail de l'ombre de tous les fonctionnaires parlementaires qui font de leur mieux pour améliorer la qualité de la loi.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et puis cette longue sentence qui transcende les genres si on se donne de la peine de la masculiniser:&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;"Eh bien! mon vieux, il se passe en moi ceci de bizarre, c'est que, depuis que je la connais, je n'ai plus de désirs du tout. Moi qui, dans le temps, tu t'en souviens, m’enflammais à la fois pour vingt femmes que je rencontrais dans la rue (et c'est même ce qui me retenait d'en choisir aucune), à présent je crois que je ne puis plus être sensible, jamais plus à une autre forme de beauté que la sienne ; que je ne pourrai jamais aimer d'autre front que le sien, que ses lèvres, que son regard."&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;André Gide, &lt;i&gt;Les faux-monnayeurs&lt;/i&gt;, 1925&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-759416781836068591?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/759416781836068591/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=759416781836068591&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/759416781836068591'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/759416781836068591'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/09/pour-quoi-faire.html' title='Pour quoi faire ?'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-690712928107964828</id><published>2011-09-17T21:39:00.002+02:00</published><updated>2011-09-17T21:41:27.841+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mémento du voyageur'/><title type='text'>La protubérance italienne</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De petite église en place (Navone), de Largo Argentina à Saint-Louis des Français, du Palais Farnèse à Santa Maria in Aracoeli, de longues promenades sous une chaleur accablante. Le Gesu, toujours. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-8vNMfV_CG5A/TnTyKNzORAI/AAAAAAAACW0/IPykdMyeWUE/s1600/DSCN3126.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-8vNMfV_CG5A/TnTyKNzORAI/AAAAAAAACW0/IPykdMyeWUE/s320/DSCN3126.JPG" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un monde fou, un autre jour, pour visiter les musées du Vatican. La magnifique galerie des cartes géographiques, le mercantilisme catholique et les échoppes partout dans le musée, les chambres de Raphaël que les touristes oublient de regarder, la chapelle Sixtine où sans être masqué, je fais mon justicier et réprimande les touristes qui photographient autant qu'ils le peuvent avec des crépitements de flash. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La traditionnelle balade en Bici Pincio dans le parc Borghese. C'est à celui qui conduira le moins bien et le plus dangereusement. Finalement, c'est sous la mauvaise influence des garçons que la conductrice fera taper la caisse de ce vélo à quatre roues et quatre places sur une protubérance terreuse. C'est aussi sur leur instigation qu'elle prendra des chemins très hasardeux. Et puis, comble de notre petite folie passagère, le véhicule finit par se retrouver sans conducteur et file droit sur un arbre. Ce sont les passagers arrières qui attrapent le volant pour l'un, le frein pour l'autre. Et on a ri, beaucoup ri, tellement ri ! Merveille d'une enfance qui ne nous a pas quittés. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les restaurants fermés, les pas bons, les très bons ; les glaciers aimables, les méchants, la glace à la figue, au café, au riz au lait. La chantilly, aussi.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les photos romantiques, les amoureux, deux couples, trois garçons, une fille. Les petits gestes ou les gros bisous. Les regards qui en disent beaucoup et les mots qui n'osent pas, nous sommes accaparés par Rome que l'on contemple depuis le Janicule. L'inquiétude: combien d'années avant de la revoir ? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-YKURgUkbLQ0/TnTyfpOEh2I/AAAAAAAACW4/C2a2O6ZW2AQ/s1600/DSCN3325.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-YKURgUkbLQ0/TnTyfpOEh2I/AAAAAAAACW4/C2a2O6ZW2AQ/s320/DSCN3325.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et partir, en s'arrêtant à Pise. Les bords du fleuve sont jolis, les petites rues charmantes, une belle place et puis le sac à touristes, la mal nommée place des miracles. La basilique décevante, la tour si peu impressionnante. Oui, elle penche mais tout est pénible. Peut-être au lever du jour, sans personne, l'endroit est intéressant mais là on se contente de regarder cette excroissance maladroite, sans émotion. Rome...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-690712928107964828?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/690712928107964828/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=690712928107964828&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/690712928107964828'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/690712928107964828'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/09/la-protuberance-italienne.html' title='La protubérance italienne'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-8vNMfV_CG5A/TnTyKNzORAI/AAAAAAAACW0/IPykdMyeWUE/s72-c/DSCN3126.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-3114868803690788546</id><published>2011-09-12T20:00:00.000+02:00</published><updated>2011-09-13T12:40:40.202+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mémento du voyageur'/><title type='text'>Souvenirs italiens: de Sienne à Rome</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le départ fut très matinal: beaucoup de route à faire dans une charmante Fiat Panda, sur fond de chansons françaises et italiennes. A la sortie de Gènes et de ses tortueuses autoroutes, premier repas, en plein cagnard sur une vilaine aire, de notre presque famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de l'arrivée à Sienne, de demi-tour en sens interdit, on a fini par trouver la Casa Alfredo, couche d'une nuit. Au crépuscule, notre première exploration nous mène vers les lieux emblématiques de la ville: piazza del Campo et Duomo. C'est l'occasion de saisir les couleurs chaudes de la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-dzGO01CGBfs/Tm5TXNRUs6I/AAAAAAAACWo/qof8vSgy-iw/s1600/sienne.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://1.bp.blogspot.com/-dzGO01CGBfs/Tm5TXNRUs6I/AAAAAAAACWo/qof8vSgy-iw/s320/sienne.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;On finit par débusquer un bon restaurant où la qualité et la finesse des mets (somptueux cannelloni)&amp;nbsp; priment sur la quantité. Le lendemain, on évite le centre et ce sont les églises de la périphérie et les ruelles pentues que nous arpentons. On finit par visiter le Duomo, splendide ; l'église elle-même et le baptistère sont les moments les plus marquants de la visite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-DoZhkmoe5SA/Tm5UGfBjdNI/AAAAAAAACWs/ziwUxHOdQHU/s1600/DSCN2935.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-DoZhkmoe5SA/Tm5UGfBjdNI/AAAAAAAACWs/ziwUxHOdQHU/s320/DSCN2935.JPG" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;On mange joyeusement sur un banc en profitant de la vue sur la plaine près des remparts puis nous reprenons la route en direction de la capitale. Nous nous perdons un peu dans Rome avant de trouver le moyen d’accéder à l'avenue où se situe l'appartement que nous louons. En jeunes gens bien organisés, nous nous installons et dévalisons le Spar tout près pour nourrir notre petite cellule amicale toute la semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le repas, à 10 minutes à pieds de notre chez nous temporaire, la place Saint Pierre et le Vatican. La première glace. Et le château Saint-Ange, qui n'est jamais aussi beau que de nuit ! Les 6 jours romains au programme suffiront à rétablir nos petits rituels et nos habitudes de voyageurs avertis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-vqkhdPPCKA4/Tm5USr_en9I/AAAAAAAACWw/g48_BbO6Yw4/s1600/DSCN3053.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-vqkhdPPCKA4/Tm5USr_en9I/AAAAAAAACWw/g48_BbO6Yw4/s320/DSCN3053.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-3114868803690788546?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/3114868803690788546/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=3114868803690788546&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/3114868803690788546'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/3114868803690788546'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/09/souvenirs-italiens-de-sienne-rome.html' title='Souvenirs italiens: de Sienne à Rome'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-dzGO01CGBfs/Tm5TXNRUs6I/AAAAAAAACWo/qof8vSgy-iw/s72-c/sienne.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-306628489948235316</id><published>2011-09-09T13:53:00.000+02:00</published><updated>2011-09-09T13:55:52.579+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mémento du voyageur'/><title type='text'>Retour à la source</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Blog d'expatrié, puis récits de voyages et anecdotes quotidiennes, je me devais de retourner à la source même de mes petites notules: Prague. Ce voyage se déroulait presque deux ans jour pour jour après mon arrivée. Même temps radieux à l'arrivée à l'aéroport ; je me suis revu deux ans auparavant avec ma grosse valise, mes premiers billets tchèques, mon premier trajet en bus...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce séjour a essentiellement consisté pour moi à revenir sur les traces d'une vie paisible et privilégiée. J'ai retrouvé des endroits que j'affectionnais beaucoup, j'en ai découvert d'autres (encore !) et j'ai retrouvé les codes des plaisirs simples.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-cIKjBF7xNPY/Tmn9875LwrI/AAAAAAAACWk/8GP55L46YKk/s1600/DSCN3399.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://2.bp.blogspot.com/-cIKjBF7xNPY/Tmn9875LwrI/AAAAAAAACWk/8GP55L46YKk/s320/DSCN3399.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'appréhendais ce séjour: peur d'être déçu, d'avoir idéalisé la ville. Au contraire, j'ai tout trouvé plus beau que dans mes souvenirs. Pas mal de changements en deux ans: nouveaux tramways, arrêts modernisés (électroniques avec temps d'attente), des bâtiments refaits avec des peintures flamboyantes, des travaux totalement achevés, d'autres en cours...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai retrouvé mes SDF squatteurs de trams, mes hommes en bleu de travail et à l'odeur corporelle prégnante, l'amabilité très discrète des tchèques, le goulasch, le fromage pané, les cafés viennois, la Pilsner. Beaucoup plus de dégradations urbaines aussi (les tags !), de restaurants branchouilles, de prix en hausse...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et les touristes ! Massés sur le pont Charles, la place de la vieille ville ou la place Venceslas, serrés en groupe qui marche au pas de course, avec caméra greffée dans la main. A l'aéroport, on en entend certains se féliciter de ramener comme souvenir... de la vodka au cannabis !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-306628489948235316?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/306628489948235316/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=306628489948235316&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/306628489948235316'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/306628489948235316'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/09/retour-la-source.html' title='Retour à la source'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-cIKjBF7xNPY/Tmn9875LwrI/AAAAAAAACWk/8GP55L46YKk/s72-c/DSCN3399.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-4409927338989781972</id><published>2011-08-20T00:10:00.001+02:00</published><updated>2011-08-20T00:14:19.963+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mémento du voyageur'/><title type='text'>Chez moi, c'est beau aussi</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Soleil de plomb sur le Languedoc qui n'a pas suffit à nous dissuader de vadrouiller à travers les vignes héraultaises. Onze heures ne sonnent pas encore quand nous pénétrons dans l'abbaye de Valmagne, une cistercienne à la pierre chaude et rassurante. Malgré la qualité des informations délivrées par la guide et son incroyable sympathie, je ne peux pas m'empêcher de vite quitter le groupe de visiteurs pour fureter à ma guise.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;L'abbatiale, reconvertie en cave viticole, en son état originel devait être splendide. On ne peut qu'imaginer cette splendeur passée, en attendant un hypothétique généreux mécène qui financerait de grands travaux de restauration. Le cloître, roman, étonne par sa chaleur et son romantisme. Cette petite fontaine est un vrai petit havre de paix céleste:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-l6Mo8Qkz4gY/Tk7fYwVJKFI/AAAAAAAACWg/sQ1pLPYLmNI/s1600/DSCN2796.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-l6Mo8Qkz4gY/Tk7fYwVJKFI/AAAAAAAACWg/sQ1pLPYLmNI/s400/DSCN2796.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5642692999525247058" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'abbaye fait aussi auberge et c'est de façon improvisée qu'on décide d'y manger. La cuisine est exclusivement issue des potagers attenants. Grâce à un convive avisé en fleurs et légumes, on découvre et apprécie plein de saveurs en connaissant leurs petits noms poétiques. Cuisine légère, "du soleil", simple et bonne. Une excellente surprise dans un endroit hors du commun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On poursuit notre chemin vers Pézenas, assez peu sur les traces de Jean-Baptiste Poquelin, surtout pas à la recherche des fameux petits pâtés que je trouve, personnellement, immangeables. Le cœur historique ne manque pas de cachet et on s'attarde au café, chacun profitant de la vue que lui offre sa place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, c'est au château de Cassan que l'on finit l'après-midi. Bâtisse sublime, parfaite: classique, élégante, assez simple, perdue dans les vignes, avec un jardin potentiellement superbe.  L'ensemble est cruellement en mauvais état: bâtiments presque en ruines, jardins à l'abandon. Mais que c'est beau sous cette lumière !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-URAGVLn6SMk/Tk7fYpWXgGI/AAAAAAAACWY/kDT1mlU8FXk/s1600/DSCN2869.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-URAGVLn6SMk/Tk7fYpWXgGI/AAAAAAAACWY/kDT1mlU8FXk/s400/DSCN2869.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5642692997651333218" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'endroit appartenait, jadis, à des moines et c'est Vivaldi (son Nisi Dominus) qui nous berce dans l'église. Très bel endroit, plein de poésie, de secrets et d'Histoire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-4409927338989781972?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/4409927338989781972/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=4409927338989781972&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/4409927338989781972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/4409927338989781972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/08/chez-moi-cest-beau-aussi.html' title='Chez moi, c&apos;est beau aussi'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-l6Mo8Qkz4gY/Tk7fYwVJKFI/AAAAAAAACWg/sQ1pLPYLmNI/s72-c/DSCN2796.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-1777892547209100646</id><published>2011-08-18T11:57:00.000+02:00</published><updated>2011-08-18T11:58:18.671+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Echappées culturelles'/><title type='text'>Un peu trop vite</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Du Luxembourg à l'Opéra, de Palais Royal à Montmartre, quelques grands classiques parisiens entrecoupés d'une journée à Fontainebleau. Le château et son escalier, ses jardins, ses appartements grandiloquents, surchargés, presque hostiles, sans poésie. Puis Moret-sur-Loing, son romantisme d’Épinal. A l'aller comme au retour, dans la voiture, la chaleur se fait accablante mais pas tant que le mauvais jazz qu'égrène la radio que s'acharne à écouter le conducteur...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-TYWVeQTs-gE/TkzhfK_Q6GI/AAAAAAAACWQ/80n6r4-tEgE/s1600/DSCN2720.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-TYWVeQTs-gE/TkzhfK_Q6GI/AAAAAAAACWQ/80n6r4-tEgE/s400/DSCN2720.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5642132358830286946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Et puis, au milieu de tout ça, on a rejoué l'Italie. Difficile d'en revenir tout à fait ; l'envie irrésistible d'y retourner au plus vite... Avant de converger la semaine prochaine entre amis vers Sienne puis Rome, il était déjà temps de se remémorer l'épisode vénitien du début d'été. Alors, entre deux Limoncello, trois photos de voyage, on a voulu voir l'Italie brûlante de Visconti, la Sicile du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Guépard&lt;/span&gt;. 3 heures d'une photographie superbe ; ce film est une marche lente et majestueuse où plus que Delon et Cardinale (sauvage !) on admire Burt Lancaster, tout de noblesse et de charme. L'étirement de certaines scènes épuise parfois mais l'apothéose finale ravit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard, la comparaison est, hélas, terrible pour "Impardonnables", le nouveau film d'André Téchiné. Une daube sans nom où le grotesque dispute à l'invraisemblance la palme de la bêtise. L'insondable vacuité des dialogues, les clichés scénaristiques et le manque d'intelligence de la mise-en-scène et du montage achèvent d'exaspérer le spectateur le plus bienveillant. Seule Carole Bouquet, lumineuse, intéresse et convainc. Téchiné rate son rendez-vous avec Venise: un gâchis... impardonnable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le train du retour, une chanson de Julien Clerc trotte dans la tête alors que les paysages s'enfoncent dans la nuit. Par la suite, au moment de monter dans un taxi, c'est sur ce même immortel, indéfiniment jeune, qu'on tombe; mais le chauffeur change de station et on supporte les pérégrinations de la bourse. Heureusement, ce n'est pas encore la rentrée et les derniers voyages prévus à l'arrachée vont me tenir éloigné de ces turpitudes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-1777892547209100646?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/1777892547209100646/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=1777892547209100646&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1777892547209100646'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1777892547209100646'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/08/un-peu-trop-vite.html' title='Un peu trop vite'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-TYWVeQTs-gE/TkzhfK_Q6GI/AAAAAAAACWQ/80n6r4-tEgE/s72-c/DSCN2720.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-2666653783832841384</id><published>2011-08-09T21:41:00.004+02:00</published><updated>2011-08-09T22:45:30.858+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mémento du voyageur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Echappées culturelles'/><title type='text'>A l'ouest</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous étiez à nouveau à Orange, dans ce merveilleux théâtre antique. L'excellence de l'acoustique vous a surpris: les voix de Patrizia Ciofi, de Vittorio Grigolo et du vétéran Leo Nucci sublimaient &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rigoletto&lt;/span&gt;. Ambiance électrique avec public populaire d'un côté, élitiste de l'autre. Et les artistes qui chantent trois fois le fameux "Vendetta"! L'absence de surtitrage a un peu manqué et la compréhension des subtilités de l'ouvrage a parfois fait défaut mais la soirée était mémorable.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Puis, tu as vogué vers tes aventures solitaires en laissant l'Autre sur le quai de la gare d'Avignon qui a déjà vu tant d'au-revoir et tant de baisers furtifs, toujours surpris par quelqu'un. Le lendemain, en voiture, tu as fait étape à Albi. La ville est belle, la cathédrale ne manque pas de prestance et l'intérieur est superbe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-CnrhK4SkiKU/TkGbrfzdW_I/AAAAAAAACVo/N5-D3COdoYc/s1600/DSCN2438.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-CnrhK4SkiKU/TkGbrfzdW_I/AAAAAAAACVo/N5-D3COdoYc/s400/DSCN2438.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5638959380018584562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ce que tu as préféré, ce sont les berges du Tarn. Tu les parcours longuement, tu te promènes encore en ville et tu y reviens pour manger au bord de l'eau. La solitude de ce repas ne te pèse pas, le clapotis de l'eau pallie l'absence de conversation. Ton imagination s'enflamme à propos de cette vieille bâtisse au loin, effondrée et abandonnée. Le sentier que tu suivais pour percer son mystère est obstrué ; une affichette explique qu'il est trop dangereux d'aller plus loin, la berge menaçant de s'effondrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de repartir, tu profites du soleil à la terrasse d'un café. Le serveur te donne du "monsieur" et tu n'aimes pas trop ça. Tu espères jouir du "jeune homme" le plus longtemps possible, même quand c'est dit avec condescendance. Tu regardes plus jeune que toi jouer avec les jets d'eau, avec des ballons de foot aussi. C'est sur cette note enfantine que tu te remets en marche vers la seconde étape de ta journée. Et c'est à Moissac que la route te mène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-BKNZVbhbXNM/TkGbrw2W1tI/AAAAAAAACVw/ZqwxRilS7NM/s1600/DSCN2495.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-BKNZVbhbXNM/TkGbrw2W1tI/AAAAAAAACVw/ZqwxRilS7NM/s400/DSCN2495.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5638959384594142930" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le cloître est justement proportionné, le cèdre majestueux. Tu aimerais laisser vagabonder ton esprit mais tu t'étonnes de voir ces gens, plus ou moins jeunes, grimper sur les murets, manger leur quatre-heures sans respect pour la sérénité et la spiritualité du lieu. Tu fais un peu mystique, seul à marcher à pas feutrés. Tu resteras un moment dans l'église, profitant de la fraîcheur de l'endroit. Manger une glace face au portail ne te dit rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à Agen que tu passes la nuit. L'hôtel n'est pas grand luxe mais le personnel est d'une rare sympathie. Tu prends plaisir à regarder la télévision jusque tard dans la nuit. En allant prendre ton petit-déjeuner, tu croises la femme de ménage et sa jeunesse te fait passer pour un privilégié ; tu lui pardonnes le cheveu oublié dans le lavabo à ton arrivée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous une pluie battante, tu conduis sereinement jusqu'à Bordeaux. Tu traverses le pont de pierre et c'est une vieille amie que tu retrouves, désormais mariée. La maisonnée est charmante, le piano trône au milieu du salon. Les murs sont constellés d'annonciations italiennes découvertes et aimées à Florence. Tu redécouvres le jardin botanique, le quartier Saint-Michel, tu furètes avec bonheur chez Mollat et tu goûtes avec délectation la cuisine libanaise qu'on t'offre le soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, tu te promènes encore sur les quais, la place de la bourse, du parlement, rue Sainte Catherine. Vous êtes à nouveau surpris par la pluie alors que vous êtes au jardin public. Mais au salon de thé, le breuvage tient chaud, encore plus quand l'indiscrétion des voisins de table surprend des paroles maladroites et vous fait rougir. On te prive de pâtisserie pour mieux courir au musée profiter longuement, très longuement, d'une exposition sur Poussin. L'apéritif du soir te verra plus en verve. Verve dont Mozart fera les frais même si, au fond, tu l'aimes bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-B0jqG1PQPkM/TkGbsuyVQWI/AAAAAAAACV4/u4oqU3jTNSM/s1600/DSCN2540.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-B0jqG1PQPkM/TkGbsuyVQWI/AAAAAAAACV4/u4oqU3jTNSM/s400/DSCN2540.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5638959401220260194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La nuit passée, il est déjà l'heure de repartir vers d'autres contrées, au fin fond du Périgord. Tu es cordialement invité à séjourner dans un château ayant autrefois appartenu à la famille Bonaparte. Oh, tu ne loges que dans le grenier aménagé mais l'endroit est du meilleur goût. Les pérégrinations de l'après-midi t'amènent aux splendides jardins de Marqueyssac, au château de Castelnaud, à Domme... Tu prends ton petit-déjeuner en compagnie du Comte propriétaire de l'endroit, un dangereux gauchiste qui se rêve empereur et voudrait bien mettre au chômage tous les fonctionnaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-EcfsdY5SwTI/TkGbswxk7LI/AAAAAAAACWA/bMrMYkMvnQw/s1600/DSCN2657.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-EcfsdY5SwTI/TkGbswxk7LI/AAAAAAAACWA/bMrMYkMvnQw/s400/DSCN2657.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5638959401753963698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette dernière journée est longue et comporte beaucoup de route. Tu fais une seule escale à Figeac. L'orage menace, il fait un peu froid. Tu suis tout de même l'astucieux parcours fléché dans la ville. Tous ces charmants villages sont agréables mais ne te procurent pas des transports d'émotion. Tu songes à reprendre vite la route mais en rentrant par acquis de conscience dans l'église de la ville, tu découvres un intérieur sobre et raffiné. Tu aimes l'architecture de l'endroit et l'atmosphère qui s'en dégage. Tu t'attardes et tu te réjouis de conclure ton séjour sur cette visite. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-2666653783832841384?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/2666653783832841384/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=2666653783832841384&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2666653783832841384'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2666653783832841384'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/08/louest.html' title='A l&apos;ouest'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-CnrhK4SkiKU/TkGbrfzdW_I/AAAAAAAACVo/N5-D3COdoYc/s72-c/DSCN2438.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-1688800770514639123</id><published>2011-07-29T17:57:00.000+02:00</published><updated>2011-07-29T18:01:53.199+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mémento du voyageur'/><title type='text'>L'oeil scrute, l'oreille devine</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a cet enfant, à l'aéroport de  Munich, alors que le temps est pluvieux, devant la machine à café.  Devant chaque porte d'embarquement, distributeurs automatiques de  boissons sponsorisés par Lufthansa, en libre service. Ce petit garçon  hésite, boirait bien quelque chose, semble réfléchir. Puis se retourne  vers sa mère et dit "mais... ce n'est pas casher ! On ne peut pas, il  faut pas." Moi, j'ouvre des yeux ronds pendant que sa mère lève les yeux  au ciel et prend 5 minutes pour le rassurer et lui expliquer que si, il  a le doit de prendre un chocolat à la machine. Que Dieu ne lui en  voudra pas.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a aussi  cet autre garçon, 10 ans peut-être, au Chaos de Montpellier-le-Vieux,  que j'entends dire au loin "eh ouais, c'est pas un truc de pédé, cette  balade". Plus tard, pour voir une dolomite rigolote, il faut s'écarter  un peu du chemin et escalader quelques cailloux. Sa mère et sa  grand-mère hésitent, ont un peu la flemme. L'enfant s'exclame "ah les  femmes, c'est bon à rien ! Vous êtes des grosses feignasses ! Ah, les  femelles, les nulles !". Manifestement, le petit macho fait sa loi et  ces dames sont béates d'admiration. Je ne sais pas ce qu'il va donner  dans quelques années mais j'ai déjà peur du résultat...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A  Berlin, ce blondinet a le malheur de passer sous mes yeux et devant mon  appareil photo. Le shorty noir sous le short blanc transparent, c'est  fatal. Une émotion de la journée qui méritait d'être immortalisée !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-7orq6baC4_I/TjFpIdVLTXI/AAAAAAAACVg/5jyR4dIGvFc/s1600/DSCN2129.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-7orq6baC4_I/TjFpIdVLTXI/AAAAAAAACVg/5jyR4dIGvFc/s400/DSCN2129.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5634400202850520434" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A  Berlin toujours, ce touriste qui détonne dans le paysage tiré au  cordeau des jardins du Charlottenburg. Entre ces deux statues, je l'ai  trouvé merveilleux. Béret, lunettes, gants, foulard, tout est parfait !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-aG3nzZnCgFI/TjFpIMD7_lI/AAAAAAAACVY/sbNiq7tX274/s1600/DSCN2304.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-aG3nzZnCgFI/TjFpIMD7_lI/AAAAAAAACVY/sbNiq7tX274/s400/DSCN2304.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5634400198214811218" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-1688800770514639123?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/1688800770514639123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=1688800770514639123&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1688800770514639123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1688800770514639123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/07/loeil-scrute-loreille-devine.html' title='L&apos;oeil scrute, l&apos;oreille devine'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-7orq6baC4_I/TjFpIdVLTXI/AAAAAAAACVg/5jyR4dIGvFc/s72-c/DSCN2129.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-883645527357112538</id><published>2011-07-28T15:23:00.002+02:00</published><updated>2011-07-28T15:28:55.380+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mémento du voyageur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le retour des ombres'/><title type='text'>De Berlin à Postdam: de l'ombre à la lumière</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme le dit le sociologue Jean Viard, en voyage, on se contente souvent de vérifier. Avant de se rendre à l'étranger, on s'est construit une image mentale du lieu qu'on visite: on ne le découvre pas puisqu'on en est déjà envahi de photos et de descriptions. On se contente donc de constater que tout est bien là où c'est censé se trouver, que tout ressemble à ce qu'on en a précédemment vu. Aussi, les périples manquent parfois d'éblouissement et sont-ils souvent marquants non pas à cause du monument phare de la ville mais d'une placette jamais évoquée, peut-être minable, mais tellement touchante sur l'instant.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Dans mon cas, deux exceptions majeures. Allemandes toutes les deux. D'abord, et j'en parlais ici même en janvier 2010, la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Frauenkirche&lt;/span&gt; de Dresde. Un rêve d'adolescent, le mythe de cette magnifique église protestante détruite, reconstruite, tant de fois peinte par Canaletto et reproduite sur des pochettes de disques. Je garde un magnifique souvenir de cette journée. Ensuite, le&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Schloss Sans-Souci&lt;/span&gt; de Postdam. Ou plutôt un élément spécifique de ce petit château: ses gloriettes. Deux pergolas mythiques pour moi ; en fait, ce sont les soleils qui les ornent qui ont toute une histoire dans mon imaginaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que c'est ce que j'attendais le plus lors de ce voyage à Berlin. Mon organisation tyrannique, avec lever à 6h, nous a conduit à être bien avant l'ouverture du château à Sans-Souci, sans touristes. Seul pour admirer mes gloriettes. Le voyage berlinois aurait pu s'arrêter là, j'aurais été satisfait: j'avais vu mes gloriettes, leurs soleils: j'étais enfin sûr qu'une telle beauté simple et puissamment évocatrice existait réellement. Ces soleils qui resplendissent à la lumière qui sont autant de portes vers l'aventure, l'étranger, le passé, la puissance, la gloire et la musique existent véritablement. Ce ne sont donc pas seulement des pochettes de disques:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ecx.images-amazon.com/images/I/512MBYRSP9L._SL500_AA300_.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 300px;" src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/512MBYRSP9L._SL500_AA300_.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'en ai pris des dizaines de photos. A chaque prise, je les trouvais plus belles encore. Celui qui m'accompagnait se demandait vraiment ce que je pouvais bien leur trouver de si particulier. Comme le groupe d'amis, moqueur, devant mon éblouissement à Dresde. Une photo parmi d'autres donc:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-q5cXKY6W1dc/TjFjKepN5YI/AAAAAAAACVQ/7u6Uz0Qpaxc/s1600/DSCN2217.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-q5cXKY6W1dc/TjFjKepN5YI/AAAAAAAACVQ/7u6Uz0Qpaxc/s400/DSCN2217.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5634393640492983682" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pour le reste, la visite a été très agréable. Le temps était beau sans être chaud, le parc est immense mais le parcours, quand on sait s'organiser, alterne judicieusement entre jardins, appartements luxueux, jardin botanique, belvédère... En fait, outre le palais de Sans-Souci, il existe un autre palais, beaucoup plus grand, plus massif et beaucoup moins propice aux rêveries. On parcourt également une galerie d'art, sorte de galerie des glaces où les glaces ont été remplacées par des centaines de tableaux baroques, dont un Caravage puissant de vérité. La majesté du lieu, le marbre à profusion m'ont fait rêver. Frédéric II a déjà fait construire ce que j'aurais adoré accomplir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Orangerie a depuis longtemps était détournée de sa fonction initiale, reconvertie en appartements pour les invités royaux. L'église, coincée au fond du parc, copie d'une église romaine est plus bucolique que d'essence méditative. Un couple de mariés, en séance photos, attire notre attention, le décalage entre la beauté simple du marié et le surpoids de la mariée, blonde vulgaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-PhTFkFVebO0/TjFjKHG4v0I/AAAAAAAACVI/n9QsAeAOLzs/s1600/DSCN2215.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-PhTFkFVebO0/TjFjKHG4v0I/AAAAAAAACVI/n9QsAeAOLzs/s400/DSCN2215.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5634393634174975810" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Des souvenirs resteront, les deux Magnum mangés goulûment sous les fenêtres du Nouveau Palais, la salle de musique royale où jouer de la flûte, suivant l'exemple des siècles passés, aurait été un divin plaisir, les photos d'amoureux prises dans les jardins, la vision brûlante et solitaire des pergolas au petit matin.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-883645527357112538?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/883645527357112538/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=883645527357112538&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/883645527357112538'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/883645527357112538'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/07/de-berlin-postdam-de-lombre-la-lumiere.html' title='De Berlin à Postdam: de l&apos;ombre à la lumière'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-q5cXKY6W1dc/TjFjKepN5YI/AAAAAAAACVQ/7u6Uz0Qpaxc/s72-c/DSCN2217.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-7709676492808928939</id><published>2011-07-21T16:48:00.004+02:00</published><updated>2011-07-21T17:56:25.764+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pépiements musicaux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mémento du voyageur'/><title type='text'>Venise, entre art moderne et art culinaire</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avant l'escapade à Padoue ci-dessous narrée, j'étais confortablement accueilli dans un chouette appartement à deux pas du Rialto. Ces quelques jours ont été mis à profit pour se promener au gré des envies, pour visiter quelques musées souvent oubliés des touristes, pour tâcher, le plus possible, de vivre à la vénitienne.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Après les péripéties de mon voyage en avion (je vais vous faire la promo de Lufthansa dans le texte, dans un prochain billet), ça commence par un petit vino bianco della casa avec deux-trois amuses-gueule couleur locale. Pas un touriste dans cette taverne, du vénitien, du vrai. A quelques encablures, un repas tendance gastronomique avec service souriant et compétent. On s'y croirait si une puante parisienne ne venait étaler sa modeste science du voyage à une table voisine. S'ensuit, sur le bord du grand canal, une grappa, alcool fort indiqué pour la digestion... Service chaloupé d'un vénitien à petite moustache, d'une sensualité virile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux jours suivants s'égrènent suivant le rythme que mon hôte a établi dans les jours précédant mon arrivée. Cappuccino sur les coups de 10 heures, balade sur les&lt;span style="font-style: italic;"&gt; zattere&lt;/span&gt; ou les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;fundamenta&lt;/span&gt;, copieux repas de midi, visite d'un musée, balade, spritz du soir (ou un délicieux vin à la fraise), repas copieux du soir, limoncello au bord du grand canal...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai remédié à quelques oublis de mon voyage de l'année passée. En avril 2010, j'avais quitté Venise en regrettant de ne pas avoir visité le musée d'art moderne. L'oubli était mineur en réalité: si leur communication est uniquement basée sur le Klimt de la collection, c'est bien parce que c'est l’œuvre majeure et la seule qui mérite le détour. Le temps imparti ne m'avait pas non plus permis de visiter les deux pôles de la Fondation Pinault. La pointe de la douane qui en abrite une partie est un beau et grand lieu, rendu à sa sobriété. Les œuvres exposées interpellent parfois, touchent rarement. En revanche, celles du Palazzo Grassi fascinent souvent, interrogent parfois. De belles découvertes, des images qui font leur chemin dans notre esprit, bien après la visite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un soir, concert baroque dans l'église San Vidal du Campo San Margherita. Je n'aurais pas parié une seconde sur ce type de concert, qu'on pense forcément attrape-touristes. Corelli/Vivaldi/Tartini sont au programme, pas du tout dans leurs œuvres les plus connues. Les interprètes, sur instruments modernes, sauf le violoncelliste, jouent ça parfaitement et presque totalement en style (les allegros manquent parfois de rebond et le clavecin est inexistant). Aucun amateurisme et parfois des vrais moments de grâce (les adagios notamment !). Malgré le prix élevé et la durée réduite, la soirée valait le détour. Je salue notamment l'énergie et le travail de Davide Amadio, violoncelliste incroyable de naturel et de spontanéité. La vidéo ci-dessous lui rend assez peu justice mais montre ce qu'il peut donner quand il est en forme !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;iframe src="http://www.youtube.com/embed/sOCamhrA-H4" allowfullscreen="" width="425" frameborder="0" height="349"&gt;&lt;/iframe&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Pour couronner cette soirée, et cette fastueuse journée, beau repas sur le campo du même nom. Une vieille dame française se fait distraire l'espace d'un repas par une femme d'une cinquantaine d'année au vouvoiement très déférent. Celle-ci aura au moins apprécié le repas que la vieille dame n'apprécie qu'à travers le voile de dédain de rigueur. Le limoncello à volonté de fin de repas -pour faire passer l'addition ?- aura quelque peu raison de notre lucidité mais sans dommages collatéraux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-LwDylUkQHe4/TihMA1SOeUI/AAAAAAAACVA/lscj1aFGRXg/s1600/DSCN2060.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-LwDylUkQHe4/TihMA1SOeUI/AAAAAAAACVA/lscj1aFGRXg/s400/DSCN2060.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5631834911214041410" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dans les dernières heures de ce voyage, je me perds volontairement dans les quartiers délaissés des touristes ; rues désertes qui n'aboutissent parfois jamais, draps suspendus, mamas italiennes qui dialoguent par fenêtres interposées, faux pont des soupirs... Le temps court trop vite dans ces moments-ci.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-7709676492808928939?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/7709676492808928939/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=7709676492808928939&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/7709676492808928939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/7709676492808928939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/07/venise-entre-art-moderne-et-art.html' title='Venise, entre art moderne et art culinaire'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/sOCamhrA-H4/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-5923838984280092776</id><published>2011-07-11T11:38:00.006+02:00</published><updated>2011-07-11T12:13:30.758+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mémento du voyageur'/><title type='text'>Epicurisme en Vénétie: escale à Padoue</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-pVoIelsBd7Q/ThrKPIEWlMI/AAAAAAAACUo/BrpSa7NteAk/s1600/DSCN2047.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-pVoIelsBd7Q/ThrKPIEWlMI/AAAAAAAACUo/BrpSa7NteAk/s400/DSCN2047.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5628033045565445314" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faut moins d'une heure, en train, depuis Venise pour se rendre dans cette ville universitaire. Lors de notre visite, le soleil y est brûlant ; notre démarche est lourde et l'esprit brumeux. Le réveil se fait devant les fresques de Giotto, de la chapelle des Scrovegni. L'autre chapelle Sixtine italienne: des bleus somptueux, des scènes bibliques en tout sens, dont le sens lui-même nous échappe parfois. Compte tenu de la fragilité de l'endroit, chaque groupe de visiteurs ne peut rester que 15 min: l'intensité rétinienne n'en est que plus accrue.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Plus loin dans la ville, on découvre que le centre combine diverses époques historiques, du Moyen-Âge aux buildings modernes. L'ensemble est brouillon et rarement beau. La place du Duomo, désertique à cause de la réverbération insupportable, a son charme et l'apérol sriptz qu'on y sert est parfaitement dosé. Nous enchaînons avec un excellent restaurant, recommandé par le Lonely Planet (dont on nous dit qu'il faut le préférer au Routard): entre antipasti de fleurs de courgettes, foie de veau à la vénitienne et sabayon glacé, l'extase gustative n'est pas loin d'être parfaite (sans compter, comme il se doit, le vino bianco della casa !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-8-rfqI5u3MA/ThrLI-crFAI/AAAAAAAACU4/Z285nii9Lus/s1600/DSCN2038.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-8-rfqI5u3MA/ThrLI-crFAI/AAAAAAAACU4/Z285nii9Lus/s400/DSCN2038.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5628034039415510018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le baptistère du Duomo est lui aussi couvert de fresques: moins éclatantes mais tout aussi intrigantes. Nos déambulations nous mènent ensuite vers la place que j'attendais avec impatience. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Prato della Valle&lt;/span&gt; est la plus grande place d'Italie avec son canal, ses centaines de statues et ses ponts... Hélas, c'est jour de marché et les camions-boutiques défigurent quelque peu le panorama. Au passage, des ragazzi me traitent de finocchio (au sens propre, fenouil ; au figuré, pédé) mais je file déjà vers une autre église, ayant pris en chasse un petit couple de jeunes garçons. Mais ils ne tiennent pas leurs promesses: quelle froideur et quelle distance entre eux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-uvo7XiWnbhY/ThrKPfFoTWI/AAAAAAAACUw/KyMsC_SX7TM/s1600/DSCN2056.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-uvo7XiWnbhY/ThrKPfFoTWI/AAAAAAAACUw/KyMsC_SX7TM/s400/DSCN2056.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5628033051744816482" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La journée s'achève par deux beautés: la Basilique Saint-Antoine de Padoue, d'abord. Byzantine, elle recèle quelques merveilles dans sa majestueuse disposition. La messe qui s'y déroule pendant notre visite nous montrerait presque le chemin de la foi, alliée avec le passage miséricordieux des fidèles devant le tombeau de Saint Antoine. Le jardin botanique, ensuite. C'est le plus vieux d'Europe ; petit mais tiré au cordeau, il est riche de mille espèces, organisées avec goût et bon sens. Un charme fou ! Un charme dont on se dira, au final, que la ville tout entière en est dénuée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-5923838984280092776?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/5923838984280092776/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=5923838984280092776&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/5923838984280092776'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/5923838984280092776'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/07/epicurisme-en-venetie-escale-padoue.html' title='Epicurisme en Vénétie: escale à Padoue'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-pVoIelsBd7Q/ThrKPIEWlMI/AAAAAAAACUo/BrpSa7NteAk/s72-c/DSCN2047.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-6642477141661359551</id><published>2011-07-01T23:46:00.003+02:00</published><updated>2011-07-02T00:30:17.602+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le retour des ombres'/><title type='text'>A partir de 75 ans, les années comptent double</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;C'est l'histoire d'une dame dont on peut se dire parfois qu'elle a passé sa vie à se gâcher la vie. Au crépuscule de son existence, seule dans une maison devenue trop grande, dans un village où de nombreuses portes se sont fermées depuis que son veuvage a commencé.&lt;/span&gt; La prise de conscience d'une vie privilégiée et riche se fait tardivement quoique les aigreurs et les rancunes soient encore pour certaines tenaces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avoue mon penchant pour les histoires de famille, au prix parfois d'indiscrétions, et j'aime recueillir les confidences de ma grand-mère, au milieu d'un flot de plaintes et d'histoires mille fois racontées (je vous ai déjà parlé du Goum à Moscou ?). Le Marie Brizard n'a pas trop embrumé la conversation même si le blanc sec de cuisine en briquettes a pallié le manque de rosé de qualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes journées ont été bien réglées: aller chercher le pain ; il y a encore quelques années, la monnaie donnée pour se faire permettait d'acheter un croissant, une revue parfois. Maintenant, elle cherche dans son porte-monnaie jusqu'à trouver la somme exacte. La sieste devant la télévision, pour elle ; sous les peupliers dans le jardin allongé sur le banc pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la pleine chaleur de l'après-midi, se goberger de framboises brûlantes et sucrées. Ramasser quelques figues et se permettre de ne manger que celles que je trouve ni trop mûres ni trop vertes. Mettre dans le panier en osier que j'ai toujours vu depuis mon enfance la récolte de tomates du jour, les courgettes, quelques haricots verts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se baigner ensuite, nu, seulement épié par des hirondelles, une tourterelle et des pies. Il y a bien longtemps que la grand-mère ne fait plus l'effort d'ouvrir les volets d'une des chambres pour demander si tout va bien. On ne la voit même plus se tenir sur la terrasse embrasser d'un regard le jardin. Tenter de bronzer dans le soleil enveloppant, caressant et rassurant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manger, écouter. Arroser le jardin, jouer dans la nuit du Bach ou du Telemann dans la serre, là où la résonance est parfaite pour la flûte. Boîte à clés à la main, fermer les portails, celui du verger, celui de l'ancienne cave où on vinifiait le raisin, les anciennes écuries...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Complètement hors du temps, plus rien n'avait d'importance. Assis sur le rebord de la piscine, je me suis dit que tout ça ne tenait qu'à la vie de ma grand-mère ; tout disparaîtra. Tous les étés de mon enfance n'existeront plus que dans nos souvenirs. Il n'y a déjà plus de grand-père pour brûler tous les hivers les souches des vignes arrachées et les traverses de chemin de fer d'un autre siècle. La cendre qui en résultait permettait de cuire longuement les meilleures pommes de terre que j'ai jamais mangées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revenant d'une chaude et belle journée à Uzès, j'ai tenu la promesse que je m'étais faite à moi-même d'aller enfin au cimetière. Je n'étais pas son petit-fils préféré et j'en ai voulu à mes parents de m'imposer la vision de sa déchéance physique et sa faiblesse psychologique à l'approche de la mort mais j'ai eu comme un choc en voyant le ciment de la dalle du tombeau déjà si sec, si effrité, si vieux. Scellée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-6642477141661359551?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/6642477141661359551/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=6642477141661359551&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/6642477141661359551'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/6642477141661359551'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/07/partir-de-75-ans-les-annees-comptent.html' title='A partir de 75 ans, les années comptent double'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-1538771467307964167</id><published>2011-06-19T13:33:00.002+02:00</published><updated>2011-06-19T13:50:15.483+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Echappées culturelles'/><title type='text'>Fin de règne (Andromaque &amp; baroquisme)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Durant les deux premiers actes, ce sont surtout les mouvements de travelling des caméras de France Télévision qui m'ont passionné. Je guettais avec les cadreurs la petite diode rouge qui leur faisait tout à coup prendre conscience que c'est leur angle de vue que le réalisateur venait de choisir et qu'avant que cela ne passe à un autre, il fallait assurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos comédiens de la Comédie Française s'agitaient toujours sur scène quand une spectatrice a fait un malaise ; la foule l'environnant, assise dans les gradins, a levé les bras et dans un mouvement de ballet a agité les bras comme Robinson à l'adresse des bateaux qui passent au loin: le S.O.S. était lancé. Les petits hommes oranges de la Croix-Rouge sont arrivés et, après un diagnostic rapide, ont fait appeler les brancardiers. Tout le Théâtre Antique n'avait d'yeux que pour cette scène cantonnée dans le mutisme. Racine et son Andromaque devenaient le décor d'une autre tragédie silencieuse. Il fallait être agile et costaud pour évacuer prestement et sans bruit cette dame, la hisser sur le brancard et la transporter jusqu'à l'extérieur du théâtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois derniers actes ont été bien plus prenants. Malgré tout, ce n'était pas l'idée que je me faisais de cette pièce. Pyrrhus manquait de majesté et de détachement ; Hermione m'a paru trop peu ingénue et bien trop hystérique ; Oreste, quant à lui, était bien fluet: une vraie femmelette ! Andromaque nous a offert quelques moments de grâce de femme blessée. Dans l'ensemble, tout cela criait et s'enflammait là où je vois intrigues, faux-semblants, perversité. Un drame humain, là où on attend des demi-dieux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Techniquement, des passages étaient récités, sans qu'on sache si cela était une volonté du metteur en scène ou un défaut passager de diction. La sonorisation était d'un volume bien pensé mais fichtrement mal agencée: toutes les enceintes étaient au milieu de la scène et si le comédien se trouvait à une extrémité du plateau, on l'entendait toujours en plein centre. Plutôt artificiel. Quant à ce théâtre, si ça ne tenait qu'à moi, je l'aurais déjà fait reconstruire entièrement, à l'identique de ce qu'on suppose qu'il était. Il me semble qu'on fait aujourd'hui des reconstructions très fidèles, qui ne font pas neuves ; retrouvé dans son état d'origine, cela serait grandiose !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelques jours auparavant, dans la cathédrale de Maguelone, échouée entre mer et étangs sur la côte méditerranéenne, c'était un concert d'une génération qui disparaît, au crépuscule de sa science et de son talent. Trois titans de la musique baroque: Gustav Leonhardt, plus famélique que jamais, Wieland Kuijken et son frère Barthold.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évacuons tout de suite le problème Wieland: toute la salle s'est demandée comment les deux autres protagonistes pouvaient encore accepter, sinon par piété amicale et fraternelle, jouer avec un homme qui n'est que l'ombre de lui-même. Sa viole lui résiste, tous ses aigus sont faux, son phrasé est raide et face à tant de difficultés, il ne trouve rien de mieux que d'appliquer des techniques de violoncelliste. Heureusement à part un peu de Marin Marais, il a été cantonné à la basse continue. Je ne lui pardonne pas d'avoir enlaidi les pièces de clavecin en concert de Rameau, par contre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leonhardt, maigrissime on l'a dit, marche encore sans difficultés et vivement, se lève sans peine. Mitaine à la main gauche, il ne fait aucune fausse note de la soirée, en solo ou en basse continue. Quel Prince ! Alors que tous les clavecinistes, et même les plus renommés, d'aujourd'hui parsèment constamment leur interprétations de canards plus ou moins gênants. Evidemment, ses 83 ans ont raidi ses mains et certains trilles ne vont pas jusqu'à leur résolution tandis que des phrasés se font plus objectifs que l'intention qui les porte.  Certains d'entre nous ont ressenti un malaise devant tous ces gens qui sortaient leur appareil photo et le mitraillaient entre chaque pièce: on aurait dit une pièce de musée sortie au grand jour avant de retourner dans la pénombre éternelle. A la place de Gustav, j'aurais eu l'impression qu'on me poussait dans la tombe et qu'on espérait avoir assisté au dernier concert du maître. J'ai eu l'occasion de constater son agacement quand une dame un peu trop familière lui a demandé de prendre soin de lui...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le roi qui poursuit son règne, c'est bel et bien Barthold Kuijken. Flûtiste indépassable à qui ses enregistrements, toujours trop sages à mon goût, ne rendent pas totalement justice. Des aigus pianissimo venus de nulle part, d'un autre monde. Une douceur d'intonation miraculeuse et une justesse presque sans faille. Un modèle d'inspiration !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-1538771467307964167?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/1538771467307964167/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=1538771467307964167&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1538771467307964167'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1538771467307964167'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/06/fin-de-regne-andromaque-et-autres.html' title='Fin de règne (Andromaque &amp; baroquisme)'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-3152535257699639092</id><published>2011-06-10T20:07:00.003+02:00</published><updated>2011-06-10T20:26:42.966+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A l&apos;orée du savoir'/><title type='text'>La brève existentialiste pédante du jour</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce matin, on m'a dit: "vous avez un vrai problème avec la démocratie, vous !". C'est au cours d'un entretien pédagogique avec des professeurs de droit public que mes conceptions du système représentatif parlementaire et de la justice ont soulevé cet éclat de voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A celui qui me demandait pourquoi ne pas basculer dans une justice à l'américaine avec des juges élus, j'ai tâché de démontrer les horreurs du système électif appliqué à la justice. A un autre, j'ai vertement critiqué les modalités du parlementarisme français. Ni une ni deux, je suis vite passé pour un horrible tyran autoritaire en puissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par réaction inconsciente, à interpréter ici dans le sens Sartrien, c'est-à-dire un inconscient de la mauvaise foi, j'ai acheté compulsivement l'après-midi même deux chemises à col Mao. Le lien me semble facile à établir ; ça doit relever quelque chose de profond chez moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne m'inquiète pas, ma grande amie Hannah Arendt m'aidera à surmonter cette faiblesse et sublimer cette tare. Encore une qui, il y a 60 ans, aurait mieux fait de se taire pour le bonheur de dizaines de générations d'étudiants.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-3152535257699639092?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/3152535257699639092/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=3152535257699639092&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/3152535257699639092'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/3152535257699639092'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/06/la-breve-existentialiste-du-jour.html' title='La brève existentialiste pédante du jour'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-6107015030660337336</id><published>2011-06-07T13:07:00.005+02:00</published><updated>2011-06-07T14:01:53.549+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pépiements musicaux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Echappées culturelles'/><title type='text'>Vin, sans eau</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis toutes ces années où nous avons emménagé dans cette ville, on passe tous les jours ou presque devant et jamais on ne s'attable. C'est le café du commerce typique du bourg: c'est le Bar des PTT. Un monument de beaufitude et de soulards déjà accrochés au comptoir dès 7h du matin. Alors on s'est dit que pour fêter notre réussite commune, il était temps d'y boire un verre. Parce que l'année prochaine, on devra jouer aux gens sérieux et respectables. Avant de se mouler dans le conformisme des apprentis-aspirants administrateurs de la fonction publique d'Etat, il était temps de s'égayer sur les chaises en plastique en sirotant quelque mauvais alcool.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;D'abord, une mauvaise blanche, puis une ou deux cervoises, puis un ou deux pastis. Jusqu'à ce point, le serveur était content ; sa voix rauque de fumeur invétéré, ses cicatrices sur le visage et ses longs poils noirs frémissaient de contentement à chaque commande. C'est ensuite que nous avons décidé de lui jouer un mauvais tour: demander un "Cocodingo", un immonde cocktail sans alcool. A l'énoncé de ce dernier souhait, notre bougre n'a pas pu se retenir de lâcher un terrible râle d'homme trahi qui se terminait pas un "non, quoi...". Assurés de notre choix, nous avons poussé le vice jusqu'à demander deux pailles, il en est reparti penaud. Revanchard, il a fait en sorte de nous infliger une humiliation publique en revenant triomphant avec le verre de couleur rouge et en annonçant à la cantonade "un Cocodingo et et et avec deux pailles pour vous messieurs !". Un bar à la hauteur de sa réputation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon séjour parisien qui a fait suite à ces premières agapes aura été plus fécond en dégustations viticoles de qualité ; notamment à la mythique Auberge du Ravoux d'Auvers-sur-Oise, haut-lieu de tout pèlerinage qui se respecte sur les traces de Van Gogh. Un repas gargantuesque, servi par des mignons d'une candeur infernale, comme dit la chanson. Le parcours dans la ville est assez didactique avec en face de chaque endroit qu'il a peint, la reproduction grandeur nature du tableau de Van Gogh. Sympathique petite marche pour se rendre au cimetière, perdu dans les champs et sous un soleil éclatant. Tombes recouvertes de lierre, modestes et fraternelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-XpjpSijPwSw/Te4PySFG2RI/AAAAAAAACUg/WY-7pPLY-KY/s1600/auv.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 225px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-XpjpSijPwSw/Te4PySFG2RI/AAAAAAAACUg/WY-7pPLY-KY/s400/auv.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615443141898721554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les bords de l'Oise, où tout balade digestive s'impose, sont bien emménagés. De ponton en ponton, on peut apprécier les pagayeurs, faits de grâce virile ou les péniches où de grosses dames regardent imperturbables s'égrener le rivage... Si, lors du retour en voiture, c'est du Beethoven qui montait jusqu'à nos oreilles dans le tumulte des embouteillages, c'est sous le sceau mélancolique des sonates pour violon&amp;amp;clavecin de Bach qu'était placé ce séjour:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/vdb.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1" width="200" height="20"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;param name="movie" value="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/vdb.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1"&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sonate n°4 en do mineur BWV 1017, largo ; Lucy van Dael &amp;amp; Bob van Asperen&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-6107015030660337336?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/6107015030660337336/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=6107015030660337336&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/6107015030660337336'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/6107015030660337336'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/06/vin-sans-eau.html' title='Vin, sans eau'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-XpjpSijPwSw/Te4PySFG2RI/AAAAAAAACUg/WY-7pPLY-KY/s72-c/auv.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-9118415076291546423</id><published>2011-05-22T10:54:00.004+02:00</published><updated>2011-05-22T12:16:12.098+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mémento du voyageur'/><title type='text'>Jeux de rôle à Lyon</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-S5yMQbVODgI/TdjdOFjcJ0I/AAAAAAAACUU/VY8JDu3gwfw/s1600/DSCN1861.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-S5yMQbVODgI/TdjdOFjcJ0I/AAAAAAAACUU/VY8JDu3gwfw/s400/DSCN1861.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5609476569968682818" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour tout voyageur ferroviaire, tout commence forcément par le quartier de la Part-Dieu, melting pot sans âme de bureaux, de centres commerciaux, et d'immeubles à l'audace architecturale assez caricaturale. Nullement pressé, on se laisse porter vers le Rhône, qu'on franchit, puis vers la presqu'île. L'uniformité des façades, le manque d'ampleur (hormis la place Bellecour) et d'aménagements urbains adéquats font de certaines places des lieux peu hospitaliers. L'Opéra est ainsi, comme on dit vers chez nous, esquiché et ne dégage aucune solennité.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Le Vieux Lyon est empreint de beaucoup plus de charme et de mystères. Touristique sans ostentation, on y déambule avec plaisir. En montant, les vestiges romains s'avèrent assez bien conservés et librement accessibles. La Fourvière domine son monde et son intérieur resplendit. Je notais la similarité de la construction de Lyon avec Prague: dans les deux cas, une ville coupée en deux par un fleuve, la vieille ville du même côté, dominée par une cathédrale avec une imitation de tour Eiffel pas trop loin. Le Vieux Lyon a ainsi des airs de Mala Strana avec son funiculaire, ses petites rues, ses placettes, ses touristes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-toW71hM4BFo/TdjdN4Ge0eI/AAAAAAAACUM/s9y2ZkFkjZ4/s1600/DSCN1826.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-toW71hM4BFo/TdjdN4Ge0eI/AAAAAAAACUM/s9y2ZkFkjZ4/s400/DSCN1826.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5609476566357561826" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Avant d'aller se régaler de la cuisine lyonnaise, on a longuement arpenté les berges du Rhône, très bien aménagées. Un vrai plaisir avec le coucher de soleil, le vent qui se levait, les cyclistes, les promeneurs. Le succès des vélos en libre-service m'aurait donné envie d'en louer un moi-même pour monter et descendre ses berges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, épuisés de la veille, un petit tour en métro. Calme et rapide, rames propres et nouvellement refaites apparemment, bien pratique. Il s'agissait de se rendre au Musée des Beaux-Arts. Le bâtiment est très beau, la cour centrale avec sa fontaine, ses bambins, sa végétation nous a scotchés sur un banc pour de longues demi-heures. Pour un prochain séjour, je testerai bien le restaurant en terrasse qui semblait très agréable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le musée est très bien agencé, les œuvres très bien mises en valeur ; une section antiquité et sculptures intéressante. Malgré ce gros travail de présentation, très peu d’œuvres remarquables. De belles toiles impressionnistes, le bel autoportrait de Janmot, un sympathique Granet... mais les Rubens sont poussifs, le Boucher complètement grisâtre, l'académisme envahissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'en est allé goûter aux beautés de la nature en se rendant au parc de la Tête d'Or. Mais, postés devant l'entrée principale, plusieurs stands d'associations subversives comme l'APGL, Aides, et d'autres. Quelques joyeux militants qui nous interpellent et j'accepte tout de suite de participer à un jeu de rôle qui consiste à se mettre dans la peau d'un personnage qui doit se confronter à tous types d'institutions et de personnes pour s'épanouir et gagner en bien-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais Pierre, un type de 27 ans, qui doit révéler son homosexualité et sa séropositivité à son employeur. Je devais prendre conseil auprès d'une association (des bonnes idées, j'ai gagné en bien-être), faire un premier coming-out auprès d'un ami (ça se passe moyennement, je perds un peu en bien-être) et révéler le tout à mon employeur qui me met au standard avant de me licencier (je suis proche du suicide). Les militants jouaient relativement bien leur rôle, surtout mon employeur fictif, intraitable. Au cours de ce petit parcours, on pouvait engager la conversation de manière informelle et c'était sympathique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors du debriefing final, alors qu'une militante était frappée de la jeunesse de tous les participants à ce petit jeu, j'ai surtout insisté sur le fait que la visibilité médiatique des jeunes LGBT était totalement misérabiliste et toujours larmoyante, avec un pathos moralisateur. Il y a certes des situations difficiles, d'autres peut-être dramatiques mais on pourrait aussi parler de ceux pour qui ça se passe bien... Ca peut être rassurant et servir de modèle à certaines familles: au lieu de transmettre le message "vous ne serez pas les seuls à mettre votre enfant à la porte et à provoquer un drame", on pourrait dire "en prenant un peu sur vous et avec le temps, vous serez une famille unie et heureuse, regardez donc !".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en revenir à nos déambulations, le parc de la Tête d'Or est très agréable avec ses pelouses, ses roseraies, ses animaux. On en a longuement profité avant d'apprécier les demeures bourgeoises des alentours, l'ancienne gare des Breteaux, les halles (je n'ai pas résisté à un baba au rhum)... Retour à la case départ avec la Part-Dieu et voyage dans l'excitation de nuées d'enfants revenant de Disneyland...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-9118415076291546423?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/9118415076291546423/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=9118415076291546423&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/9118415076291546423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/9118415076291546423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/05/jeux-de-role-lyon.html' title='Jeux de rôle à Lyon'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-S5yMQbVODgI/TdjdOFjcJ0I/AAAAAAAACUU/VY8JDu3gwfw/s72-c/DSCN1861.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-5167566304552537171</id><published>2011-05-12T09:49:00.001+02:00</published><updated>2011-05-16T14:14:43.370+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Travers personnels</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n'étais pas concerné par le petit jeu qui consiste à demander 7 secrets à un blogueur. Mais à force de me demander ce que j'aurais répondu si cela avait été le cas, j'ai fini par trouver. Alors je joue à l'insu de mon plein gré ! &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;École:&lt;/span&gt; selon les vues de mes professeurs de seconde, au lycée, j'aurais dû être orienté vers un bac technologique, le fameux STT. J'ai triché à 95% de mes contrôles de latin pendant 4 ans. J'ai parfois séché des journées de cours entières parce que je me trouvais trop laid pour y aller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avenir: &lt;/span&gt;mon rêve de vie idéale est tout simplement celle de Pierre Bergé. Ou sinon être Garde des Sceaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mal élevé:&lt;/span&gt; jugeant le confort du logement où un ami m'accueillait trop spartiate, je me suis installé à l'hôtel pour le restant du séjour. J'ai envoyé une lettre pour m'excuser de l'humiliation que je lui avais infligée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nourriture:&lt;/span&gt; je connais par cœur les étiquettes "apports caloriques" de 80% des produits que je consomme. Je compte souvent les calories de ce que mangent les autres et je pourchasse les inconscients qui achètent les gaufres à 315 calories au distributeur de l'université.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Psychorigide:&lt;/span&gt; je n'ouvre mes livres qu'à 45° de peur de marquer la tranche. Je classe mes livres et mes disques par éditeur-collection-ordre alphabétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Préciosité:&lt;/span&gt; je n'achète jamais de PQ, je le fais toujours acheter par quelqu'un d'autre. Je me livre à de savants calculs pour trouver le moment idéal où descendre mes poubelles de sorte à ne rencontrer aucun voisin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Droit:&lt;/span&gt; je n'ai jamais touché à aucune substance illégale même chez les amis qui en font pousser dans leur jardin.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-5167566304552537171?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/5167566304552537171/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=5167566304552537171&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/5167566304552537171'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/5167566304552537171'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/05/travers-personnels.html' title='Travers personnels'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-2678477343105370404</id><published>2011-05-10T10:28:00.005+02:00</published><updated>2011-05-10T10:54:38.584+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A l&apos;orée du savoir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>La malédiction du lundi</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le lundi est un jour maudit. Non pas que la reprise du travail après le weekend chômé soit insupportable. Plutôt parce que, 9 fois sur 10, je ne ferme pas l’œil de la nuit du lundi au mardi. J'en viens parfois à me demander si je dois ne serait-ce qu'essayer de dormir ; je doute de l'intérêt de simplement me coucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai jamais eu un excellent sommeil -et les gens qui s'endorment immédiatement après s'être couchés m'exaspèrent et c'est pourquoi je dissuade ceux qui seraient tentés de vouloir dormir dans mon lit de le faire- mais s'il est un jour où je dois me tourner, me retourner, me lever pour boire un verre d'eau, ouvrir les fenêtres pour avoir moins chaud, mettre des boules Quies pour ne pas entendre le bruit de la rue, c'est toujours dans la nuit du lundi au mardi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la magie veut que quand je viens de m'endormir, c'est-à-dire sur les coups de 5 heures du matin, le réveil sonne peu après, vers 6h30. Alors, il faut se lever les yeux bouffis et la bouche pâteuse. Écouter les réjouissantes nouvelles de France Info qui ne manque jamais de remercier ses fidèles auditeurs d'être là, si nombreux, à tendre l'oreille en cette heure où on se dit que, vraiment, on ferait mieux de bouquiner - écrire un livre - apprendre le GAJA par cœur la nuit que d'essayer de dormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se dit aussi que si on avait réussi à dormir et que notre cerveau avait eu la bonne idée de passer en mode sommeil paradoxal, on aurait éviter de confondre, lors d'un examen oral, la Constituante avec la Convention. On se serait ainsi épargné une vingtaine de minutes d'explications, de rafraichissement chronologique et de devinettes. Le 10 mai, on fête l'accession à la magistrature suprême du tonton ; moi, désormais, je fêterai le jour où j'ai appris à ne plus jamais faire la confusion d'assemblées toutes plus folles que les autres autour de 1790. Même que c'était un mardi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je précise que moi, au moins, je me ridiculise drapé dans mon honneur et ma vertu et que je ne passe pas mes examens avec les cours sur les genoux. A ce sujet, mes tricheurs préférés ce sont quand même les geeks: tripatouiller l'Iphone et mettre dans sa copie de culture générale des bouts entiers d'article Wikipédia. C'est moderne, sans doute très efficace mais ça se voit déjà beaucoup plus qu'une antisèche sur l'arrêt Demoiselle Bobard de 1936. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-2678477343105370404?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/2678477343105370404/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=2678477343105370404&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2678477343105370404'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2678477343105370404'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/05/la-malediction-du-lundi.html' title='La malédiction du lundi'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-1444652469056537521</id><published>2011-04-30T15:31:00.004+02:00</published><updated>2011-05-03T14:04:31.201+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;odyssée tchèque'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Echappées culturelles'/><title type='text'>Pas d'enterrement, pas de cheveux: the czech way of life</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai toujours dit que si possibilité m'était donnée de me marier, je ferais ça à la tchèque: 20-25 personnes, entre amis proches, sans la famille. Une cérémonie sans fioritures, un bon restaurant et une soirée endiablée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où je prends un peu mes distances, et encore, c'est avec leur manière de célébrer leurs morts. En lisant l'excellente revue &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Books&lt;/span&gt; (le nom anglais et les couvertures souvent très colorées ne doivent pas détourner les lecteurs avertis de l'excellence du contenu) dans le train hier soir, à côté d'un très jeune père de famille (24 ans, bébé de 21 mois, pull à l'effigie de Jean-Paul II), j'ai ainsi appris que l'athéisme influence considérablement la manière d'organiser des funérailles. Les tchèques, qui ont donc le bon goût d'être la nation européenne la plus athée, ne voient aucune utilité à ce rite. Et un chercheur, polonais ayant perdu la foi, de dire: "les tchèques ne pensent pas que la façon de dire au revoir au corps du défunt ait un impact sur son existence future. Rien ne sert d'organiser des obsèques, puisque aucune pression sociale n'incite à le faire. Un trou dans le sol suffit."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi qui ait déjà millimétré ma propre cérémonie d'enterrement,  je serais bien embêté avec la façon tchèque. Ceci étant, je suis quand même gêné par le fait de faire une cérémonie religieuse. Et les autres moyens de faire sont franchement inadaptés. C'est donc autour du trou, dans un champ battu par les vents, non loin de la garrigue de mon enfance, sous un soleil d'avril ou de septembre que j'imagine ma petite cérémonie avec musique portative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où je me suis complètement désolidarisé des tchèques, c'est quand j'ai lu "évidemment personne ne porte le deuil. 1/3 des urnes funéraires ne sont jamais réclamées". Ah, quand même !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La conclusion de l'article était davantage rassurante: "les tchèques se fabriquent leur propre paradis sur terre, parce qu'ils n'ont qu'une vie, dont ils essaient de profiter au maximum. Les Polonais continuent, eux, de penser qu'ils devront attendre le ciel pour s'amuser". J'ai souri à la lecture de cette phrase tant les tchèques ne me sont jamais apparus comme des boutes-en-train ni des épicuriens nés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Books&lt;/span&gt; est une des rares revues à s'intéresser à l'Europe Centrale et on trouve toujours plusieurs articles sur la République Tchèque ou d'autres contrées de cette région. Dans ce même numéro de mai, on apprenait aussi que les jeunes avaient eu une manière très officielle de s'opposer au régime communiste: il s'agissait d'avoir les cheveux longs, provocation occidentale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les jeunes qui portaient les cheveux trop longs au goût de la police d'alors étaient prestement arrêtés, conduits au poste, tondus et renvoyés chez eux après un petit fichage règlementaire. Plus grave, les hommes aux cheveux longs étaient officiellement interdits d'entrer dans les restaurants et les cinémas et d'obtenir des visas. Des manifestations visaient alors à faire cesser ces brimades avec des slogans comme "rendez-nous nos cheveux" ou "finis les coiffeurs!". Ah, les tchèques !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-1444652469056537521?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/1444652469056537521/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=1444652469056537521&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1444652469056537521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1444652469056537521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/04/pas-denterrement-pas-de-cheveux-czech.html' title='Pas d&apos;enterrement, pas de cheveux: the czech way of life'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-1048707987142197886</id><published>2011-04-26T18:13:00.004+02:00</published><updated>2011-04-26T19:17:32.083+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le retour des ombres'/><title type='text'>Destins croisés</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Soirée salutaire en ce lundi de Pâques. Autour d'un peu trop de vin, les retrouvailles annuelles avec mes amis du lycée. Nous parvenons à maintenir ce petit rituel et cette année, plus que les précédentes, j'ai été frappé des divergences de nos parcours respectifs. Le temps d'une nuit, je suis sorti du microcosme social et estudiantin dans lequel me maintiennent mes études et ce grand coup de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;relativisme&lt;/span&gt; m'a presque plongé dans des abîmes de réflexion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, un fait frappant. Sur les cinq convives qui avaient fait le déplacement, nous n'étions que deux à ne plus vivre dans notre ville d'origine. Alors que cette amie n'était pas celle avec qui j'étais le plus accoquiné à l'époque, une complicité très étroite s'est très vite créée au cours de la soirée. Mêmes vies, mêmes rituels, mêmes envies, mêmes références. Un gouffre nous séparait des autres, réellement. Ça ne m'avait pas frappé les années précédentes. Nous n'avons presque plus d'attaches dans la ville de nos premiers émois et n'y revenons que rarement. Elle à Paris, moi à Aix, nous nous sommes peut-être &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mondanisés &lt;/span&gt;; eux sont restés à la bonne franquette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En se remémorant tous les autres élèves que nous connaissions, ne serait-ce que de vue, à l'époque du lycée et en retraçant leurs parcours, nous avons au fil de la soirée eu le sentiment d'être des rescapés. Une connaissance: analphabète (au vu de ses statuts Facebook), un gosse et pas d'emploi à 22 ans. Une autre, lancée en médecine sur les traces de son père, qui explose en vol et végète en école d'architecture en première année. Un ami proche, bouffi d'orgueil et d'ambition qui méprisait et crachait sur les pauvres gens du temps de sa superbe, après des tentatives malheureuses d'études de droit, puis de marketing (drogue, alcool et études ne font pas bon ménage) se retrouve serveur chez McDo. Je n'imagine pas le choc que ça aurait été d'être servi par lui si jamais j'avais mis les pieds dans ce lieu de perdition gastronomique. Il a du complètement abdiquer sa personnalité pour se résoudre à ce travail. Ceux d'entre nous qui ont progressé dans leurs études et qui ont été, par hasard, servi par lui ont ressenti une profonde humiliation pour lui et pour eux de le voir cantonné à ce travail. L'intelligence était loin de lui manquer: quel gâchis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre nous, les fondamentaux sont restés les mêmes ; je suis celui dont des amours on ne parle pas. Naturellement, sans vouloir impressionner, j'ai ravivé l'image du singe savant que ces amis gardent toujours à l'esprit. Deux d'entre eux cherchaient le poète qu'ils avaient étudié pour leur bac L. "Un mec du XXe, ouais encore vivant, on ne comprenait rien, le prof interprétait et même lui n'utilisait que le conditionnel pour décrire les poèmes de ce type"... ils cherchent, ils cherchent, balancent des noms hasardeux... Puis, bêtement, je finis par dire "Yves Bonnefoy ?". Et là quatre paire d'yeux braqués sur moi, ovni du coin qui sans avoir souffert sur les vers de ce poète le connaît. Rebelote, un peu plus tard... Un ami s'adresse à moi et me dit "j'ai commencé le prix Goncourt 2006 et c'est super bien, tu connais, c'est..." sans le vouloir et comme il s'adressait spécialement à moi, j'ai immédiatement enchainé "oui, les Bienveillantes de Littel, etc." Je connaissais Yves Bonnefoy et je connais la liste des prix Goncourt par cœur, mon image de mec pas normal est regonflée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas tricher et j'ai affiché un sourire en coin compromettant quand je les entendais se moquer de "kékés en voiture qui écoutent Fun Radio". Leur mémoire courte, sans doute, parce que c'est la musique qu'ils écoutaient, il n'y a pas si longtemps.  A l'amie qui évoquait hier soir une connaissance en ces termes : "celle-là avait couché avec tous les garçons de la classe", je brûlais de demander ce qu'elle avait fait en ce temps-là et de lui rappeler la réputation qui était la sienne. J'ai été le seul à m'étonner qu'elle projette de s'installer avec son nouveau copain dans une petite maison avec jardin et un chien. Étrange reconversion pour une fille qui passait il y a peu de bras en bras. Tout le monde semblait y croire ; je ne donne pas six mois de plus à leur couple tant elle avait besoin de répéter que tout allait bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces faux-semblants ne s'accordaient pas du tout avec la tonalité sympathique de ces retrouvailles et me rappelaient trop violemment mon environnement habituel pour qu'ils ne me sautent pas aux oreilles. Cette soirée m'a fait du bien et même si du temps du lycée j'avais fini par fréquenter ces personnes plus par habitude que par choix, j'apprécie toujours de les revoir. Prendre conscience au passage que des études suivies dans le supérieur demeurent presque l'exception de la jeunesse française n'aura pas été vain non plus.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-1048707987142197886?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/1048707987142197886/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=1048707987142197886&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1048707987142197886'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1048707987142197886'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/04/les-vraies-gens-ou-les-destins-croises.html' title='Destins croisés'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-5691952758820914964</id><published>2011-04-21T16:38:00.002+02:00</published><updated>2011-04-21T17:00:06.303+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A l&apos;orée du savoir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Echappées culturelles'/><title type='text'>En rangeant quelques livres...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les revues de printemps sont propices aux redécouvertes. Je suis ainsi retombé sur un livre offert il y a des années: l'histoire de la musique vue par Lucien Rebatet. L'homme, plus que fascisant, nous gratifie de jugements à l'emporte-pièce et de vérités péremptoires absolument désarmantes de bêtise. En parcourant les pages, je me suis rendu compte que j'avais tout de même lu initialement l'ouvrage attentivement. Je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager deux citations illustrant au mieux l'aveuglement de l'auteur. Il écrit ainsi, à propos de Mendelssohn, sous-fifre de la musique comme chacun sait:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Mendelssohn a été l'académicien aimable du romantisme. On s'explique sans peine qu'il ait été placé de son vivant et longtemps après sa mort au rang des plus grands maîtres. Le public et la plupart des critiques préfèrent toujours, au premier abord, les œuvres de second ordre qui leur offrent de l'art révolutionnaire une version tempérée, de bonne compagnie, dans une forme qui ne heurte aucun préjugé d'oreille". &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jugement ne serait pas si terrible et ironique s'il n'intervenait après un "Concerto pour violon, bien longuet pour son contenu", "deux concertos pour piano d'une insignifiance mondaine", "les milliers d'apprentis-pianistes qui ont joués les Romances sans paroles peuvent grâce à elles situer facilement le talent de leur auteur"...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la pépite, on la trouve dans la notice qui concerne Mahler: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"petit israélite de Bohême né à Kalischt, élevé à Iglau en Moravie, dans une famille médiocre et assez tarée. Le père tenait une auberge et un commerce de liqueurs, la mère boitait et s'était résignée à ce mariage faute de mieux". &lt;/span&gt;Pur plaisir à dénoncer la juiverie qui le répugne tant: l'intérêt d'une telle information est absolument nul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Dans le même mouvement de tri et de rangement, je suis retombé sur les tragédies qui ont bercé mes années lycée: Corneille et surtout Racine. J'ai relu avec un égal plaisir Horace "Que vouliez-vous qu'il fît contre trois ? Qu'il mourût !" et Phèdre. Je préfère toujours la concision et le sens du rythme de Racine aux alanguissements de Corneille où la prosodie est moins nette. Je me joins à la critique contemporaine de l'auteur qui voyait dans le Ve acte de sa tragédie un raté inutile. Je trouve que la tragédie aurait gagné en souffle et en noirceur en s'arrêtant au meurtre commis par Horace sur la personne de sa sœur. Ce Ve acte n'est qu'une boursouflure comme le sont les bis lors des concerts (ça, c'était pour la minute pédante de la semaine).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos de musique et de concision (et de tragédie), j'ai également refait un petit tour de mes différentes versions de Dido &amp;amp; Aeneas (Purcell). Drame intimiste pour William Christie, élans du cœur et affects trop humains pour Emmanuelle Haïm, œuvre grinçante pour Teodor Currentzis. Je ne m'en lasse pas et je pousse le vice jusqu'à chanter le fameux lamento en voix de fausset avec plus ou moins de bonheur au niveau de la justesse. Je jure que seuls deux fans de karaoké ont entendu, à ce jour, ce massacre sans prétention. C'est déjà trop.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-5691952758820914964?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/5691952758820914964/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=5691952758820914964&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/5691952758820914964'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/5691952758820914964'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/04/en-rangeant-quelques-livres.html' title='En rangeant quelques livres...'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-667559788100368714</id><published>2011-04-13T22:31:00.005+02:00</published><updated>2011-04-13T22:45:10.814+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;odyssée tchèque'/><title type='text'>La fin de la rigueur tchèque ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je lisais encore hier une anecdote tendant à prouver la rectitude morale des tchèques (ou, du moins, de leur police). Comme cela est prévu dans la loi, traverser une route en dehors des passages piétons ou sur un passage piétons alors que le petit bonhomme n'est pas au vert vous expose à une amende. Je croyais que ça relevait de la légende urbaine mais, en lisant divers blog d'expatriés de longue date, il s'avère que la police veille et dresse réellement des amendes d'une dizaine d'euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça me permet de comprendre pourquoi, alors que nous sortions du Rudolfinum vers 23h30 et que les rues étaient absolument désertes, les tchèques, qui sortaient comme moi de longs concerts et priaient de ne pas rater le prochain métro, s'agglutinaient sur le trottoir dans le froid mordant de l'hiver en attendant que le petit bonhomme soit vert avant de traverser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains osaient franchir la route avant le signal vital: ça grognait dans les rangs. Dans les tous premiers jours de mon arrivée à Prague, alors que je logeais encore au Kolej (cité universitaire) et que je fréquentais quelques étudiants locaux, je me suis souvent fait réprimander pour avoir traverser un peu n'importe où. On me disait que c'était typiquement français, à croire qu'on ne peut pas s'en empêcher. A force, traverser en dehors des clous m'apparaissait être un pied-de-nez à la rectitude morale tchèque et j'adorais ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, à la vue d'une vidéo rigolote circulant sur le web, je me demande si cette rectitude existe encore au plus haut sommet de l'Etat. Voyez plutôt le sourire goguenard du Président Klaus en train d'imiter Sarkozy et de voler un stylo officiel:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object height="350" width="460"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/zpe4T0lXZcE?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/zpe4T0lXZcE?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" height="350" width="460"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-667559788100368714?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/667559788100368714/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=667559788100368714&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/667559788100368714'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/667559788100368714'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/04/la-fin-de-la-rigueur-tcheque.html' title='La fin de la rigueur tchèque ?'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-3207840655968797796</id><published>2011-04-06T13:24:00.004+02:00</published><updated>2011-04-07T00:45:07.781+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pépiements musicaux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A l&apos;orée du savoir'/><title type='text'>Musique sacrée: la foi chantée</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/Herr.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1" height="20" width="200"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;param name="movie" value="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/Herr.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1"&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A cette époque, j'épluchais encore méthodiquement les rayonnages de la discothèque de mes parents. Un jour, j'en suis naturellement venu à mettre sur la platine CD la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Passion selon Saint Jean&lt;/span&gt; (JS Bach) et j'ai été happé par le chœur initial d'une noirceur totale. Grinçant, il porte en lui-même la fin de l'œuvre: la crucifixion et la mort de Jésus.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas allé tellement plus loin, la version (Gardiner/Archiv) ne me plaisait pas tant que ça et j'avais déjà renoncé à demander les raisons du choix de l'enregistrement à mes parents quand une fois, à propos de l'intégrale Rameau de Noëlle Spieth, j'avais été accueilli par un "bien sûr que je voulais prendre la version Scott Ross mais j'avais deux enfants à nourrir et la différence de prix était notable"...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours est-il qu'à défaut de plonger dans la musique, j'ai décortiqué le livret avec l'aide de la Bible. Probablement la seule fois de mon existence où la Bible est restée quelques semaines sur ma table de chevet. Il y a  quelque chose de vraiment fascinant et textuellement puissant dans la Passion. A défaut d'avoir écrit des opéras, Bach a trouvé le meilleur librettiste qui soit pour composer deux œuvres majeures de la musique occidentale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai longtemps préféré la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Saint Jean&lt;/span&gt; à la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Saint Matthieu&lt;/span&gt;. Monumentale, cette seconde composition de Bach m'étouffait, m'épuisait en cours de route, me lassait peut-être. J'en suis véritablement devenu amoureux en me procurant l'enregistrement de Paul McCreesh qui utilise le dispositif du chœur de solistes. Le double-chœur de l'œuvre est donc chanté par un total de 8 chanteurs ! Quelle respiration, quelle clarté, quel impact physique ! On sent le texte, le sens n'est pas aplani par la perfection d'un chœur massif mais au contraire exalté par les personnalités vocales distinctes agrégées dans l'instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une longue controverse musicologique sur ce dispositif. Certains chefs, que j'estime assez peu, -Gardiner, Suzuki, Koopman, Leonhardt (merveilleux claveciniste évidemment)- sont profondément hostiles à tout abandon du chœur (20 chanteurs grosso modo). D'autres se sont rangés aux arguments en faveur de solistes réunis le temps des parties chorales: par exemple, pour la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Messe en si,&lt;/span&gt; l'enchaînement du Domine Deus, pour ténor et soprano, et du Qui Tollis à quatre voix, en chœur, ne suggère pas du tout l'arrivée de chanteurs supplémentaires pour les parties ténor et soprano. De même, pour la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Saint Matthieu&lt;/span&gt;, le matériel original comprend seulement huit parties séparées pour le double chœur signalant que le ténor I est le chanteur campant l'Evangéliste et la basse I celui qui chante le Christ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu importe, le choix discographique est assez large pour que chacun trouve son bonheur. Cependant, la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Saint Jean&lt;/span&gt; dispose depuis seulement une semaine d'une version satisfaisante (et même excellente) utilisant le chœur de solistes. Grand Dieu ! Il était temps. J'ai redécouvert cette œuvre et je confirme que la préfère grandement à la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Saint Matthieu&lt;/span&gt;. Le drame est plus direct, moins contemplatif et intellectuel, les airs sont plus simples, plus percutants. L'évangéliste est profondément bouleversé (ah ! les demi-tons et les intervalles diminués !), on l'imagine au milieu des protagonistes, témoin impuissant tenu de raconter. Les chorals sont, à mon sens, d'une intelligence mélodique et dramatique bien supérieure à ceux fondés sur les évangiles de Saint Matthieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mélomanes s'écharpent souvent sur l'universalité ou non de la musique de Bach. Je crois seulement qu'on a rarement aussi bien servi Dieu en musique. Pour quelqu'un qui se réclame du protestantisme, quelle gloire que ce soit un luthérien qui s'y soit attelé ! J'aime beaucoup la coïncidence qui fait que Bach naît l'année de la révocation de l'édit de Nantes (1685). Un clin d'œil de l'histoire... Les catholiques peuvent, à juste raison, se gargariser d'un très beau texte de Stefan Zweig au sujet de l'art et du calvinisme, pour rappeler que sans la religion catholique on serait passé à côté de nombre de merveilles:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Cependant quelle vision de cauchemar quand on pense que Calvin, de Bèze et John Knox, ces "tue-joie", eussent pu imposer à l'univers leurs prétention brutales de la première heure ! Quelle uniformité, quelle monotonie, quelle sécheresse se seraient abattues sur l'Europe ! [...] Se représente-t-on sans frémir le XVIIe, le XVIIIe, le XIXe siècle sans opéra, sans théâtre, sans danse, sans leur luxuriante architecture, leurs fêtes, leur érotisme délicat, leur raffinement ? [...] Les prédicateurs auraient empêché le libre développement de l'art, ce rayon de lumière divine dans la nuit de notre terne existence, en le dénonçant comme une jouissance, une volupté "coupable", une "paillardise". Jamais la prodigalité ni la hardiesse du génie créateur n'eussent pu s'exprimer dans l'extraordinaire magnificence de Versailles ou du style Directoire ; jamais la tendre palette picturale et sonore du Louis XV n'eût pu se manifester dans la mode ni la danse. [...] Heureusement, l'Europe s'est aussi peu soumise à la rigoureuse discipline calviniste que la Grèce à celle de Sparte. Une fois de plus l'amour de la vie, qui exige un renouvellement perpétuel, a tenu la discipline en échec, comme il triomphe de tout ce qui cherche à enfermer le monde dans un système unique. [...] Car, avec le temps, la vie s'avère toujours plus forte qu'une doctrine abstraite. Par ses chauds effluves, elle adoucit toute dureté, amollit toute raideur, fait se relâcher toute sévérité."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(Stefan Zweig, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Conscience contre Violence&lt;/span&gt;,&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;1936&lt;/span&gt;)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-3207840655968797796?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/3207840655968797796/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=3207840655968797796&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/3207840655968797796'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/3207840655968797796'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/04/musique-sacree-la-foi-chantee.html' title='Musique sacrée: la foi chantée'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-1507652920524945086</id><published>2011-04-04T11:11:00.001+02:00</published><updated>2011-04-04T12:41:31.128+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Un air de vacances</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le ciel bas matinal ne s'est pas encore dissipé: il fait presque froid et dénudés, nous avons la chair de poule. Ce n'est pas le Saint-Tropez des grands jours: que des habitués, quelques touristes en goguette, les gens du "village". C'est un aimable port où la concentration des boutiques de luxe s'accorde à merveille avec les yachts, plus maisons flottantes que bateaux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;La citadelle qui surplombe l'ensemble, offre, dès qu'on la contourne, une vue en plongée sur le cimetière du village où j'achèterais bien volontiers une concession pour l'après. Un très beau cimetière entre la mer et la colline, en plein soleil, avec l'air du sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-7bGzbRHxsjQ/TZmfcT3n6bI/AAAAAAAACT8/UchXdQfpduk/s1600/DSCN1716.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-7bGzbRHxsjQ/TZmfcT3n6bI/AAAAAAAACT8/UchXdQfpduk/s400/DSCN1716.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5591675721075911090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Après quelques déambulations dans les ruelles du vieux village, c'est avec un plaisir non dissimulé que nous avons mangé sur les rochers du port et c'est sans scrupules que nous avons rougi tous ensemble sous le soleil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, il était temps de manger une glace ; certains seraient presque prêts à me les offrir pour m'entendre raconter à nouveau le récit des échecs glacés de mon enfance où les boules choco-vanille finissaient irrémédiablement par s'écraser sur le sol sous les yeux exaspérés de mes parents. Aujourd'hui, je me répands en cris stridents "ça coule !" et je lutte contre le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant le snobisme beauf de l'endroit, nous nous sommes ensuite dirigés vers un village attenant (Gassin). Une jolie bourgade en hauteur où une enfilade de cafés permet de se rafraichir sous les tonnelles et de parfaire sa cuisson rougissante. Assoupis, nous en venions presque à fermer les yeux de contentement et à savourer ce temps fugace où l'on ne fait rien: nos os sortaient enfin de l'hiver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-qwEMf5IW-UM/TZmfczUh7qI/AAAAAAAACUE/zO8JaCabSLo/s1600/DSCN1720.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-qwEMf5IW-UM/TZmfczUh7qI/AAAAAAAACUE/zO8JaCabSLo/s400/DSCN1720.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5591675729518653090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dimanche, c'était carnaval à Aix ; ambiance familiale et détendue, avec confettis et chars à l'effigie de films de Tim Burton. Par la suite, nos déambulations nous ont menés au petit Trianon aixois et, pas encore lassés du soleil, nous nous sommes étendus sur les murets en vieille pierre pour prendre un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sunbath,&lt;/span&gt; comme disent les english.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journée et ce doux weekend se sont achevés tard dans la nuit dans une soirée où le côté carnavalesque nous a forcé à nous muer en Maharadjah pour moi, Prince de Habsbourg pour l'un, Morticia &amp;amp; Gomez Adams pour d'autres, etc. Impossible de jouer encore les prolongations aujourd'hui, les choses sérieuses recommencent...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-1507652920524945086?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/1507652920524945086/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=1507652920524945086&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1507652920524945086'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1507652920524945086'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/04/un-air-de-vacances.html' title='Un air de vacances'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-7bGzbRHxsjQ/TZmfcT3n6bI/AAAAAAAACT8/UchXdQfpduk/s72-c/DSCN1716.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-6349928924846331294</id><published>2011-03-31T01:12:00.002+02:00</published><updated>2011-03-31T01:18:18.026+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A l&apos;orée du savoir'/><title type='text'>Les traîtres</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au cours de mon cursus scolaire, j'ai souvent rencontré une forte sympathie des enseignants pour Milan Kundera. Un peu l'arbre qui cache la forêt (les tchèques lisent Hrabal ou Hasek et non cet expatrié), Kundera trouve sa gloire parachevée par son entrée dans la Pléiade de son vivant. Pour avoir lu plusieurs de ses essais, je trouve que son œuvre tourne en rond et ne débouche sur rien. Cela se lit, cela se comprend, on dodeline de la tête devant quelque phrase bien troussée et puis plus rien, le roi nu s'en va sans laisser de traces tangibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Testaments Trahis&lt;/span&gt;: cet ouvrage est essentiellement constitué de considérations sur la musique qui ne sont qu'un ramassis de lieux communs. L'écrivain de répéter, dans un élan d'instinct grégaire, que les concertos de Chopin sont des œuvres faiblardes (l'orchestration est certes maladroite -les cuivres- mais je ne vois pas en quoi cela les disqualifie) et que les symphonies de Schumann sont mal agencées. Rien de nouveau sous le soleil et bien des mélomanes, connaisseurs des "améliorations" de Mahler, les trouvent parfaites dans cet état.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre homme lit la musique. Bien. Il n'a pas l'air de la pratiquer, en revanche ; alors sortir ses grandes démonstrations d'esprit lettré pour dire que le vilain Leonard Bernstein fait un ralenti dans telle mesure du Sacre du Printemps alors que Stravinski ne l'a pas prescrit relève tout simplement du ridicule le plus achevé. Cette illustration vient évidemment à l'appui de la thèse développé par Kundera: on ne respecte pas les volontés -incarnées par leurs testaments- des créateurs morts. J'ai, personnellement, tendance à croire que s'accaparer leur travail, remodeler leur œuvre passée à la postérité est le plus bel hommage qu'on puisse leur rendre. Je laisse le formol et la naphtaline aux vieux croulants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;L'explication didactique que fait Kundera des traductions infidèles de Kafka m'ont, contrairement au reste, particulièrement intéressé. Je suis très sensible aux problèmes de traduction et c'est pourquoi j'évite de lire des livres écrits en langue étrangère. Je me contente de profiter du fait d'être français et d'avoir la chance inouïe de lire une littérature merveilleuse dans le texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je constate avec lui que les traducteurs enrichissent le vocabulaire des œuvres qu'ils traduisent et leur terreur devant les mots "être" et "avoir". "Ils feront n'importe quoi pour les remplacer par un mot qu'ils considèrent comme moins banal". Je prends conscience de la trahison que peut constituer le fait de découper un texte initialement d'un seul bloc en plusieurs paragraphes dans la version traduite: le rythme, la progression du texte est rompue. Kundera nous dit ainsi qu'un texte de Kafka prévu en 2 paragraphes en compte 90 dans la version française !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces réflexions tombaient à point nommé: j'ai été horripilé par les arrangements grotesques que se permettent les traducteurs de Shakespeare. Même Bonnefoy. Ils arrangent sa prose: elle se fait lyrique en français, plus touffue, plus grand style. Mais quel saccage ! Toutes ces répliques séches et tonitruantes voulues par le dramaturge anglais deviennent de douces et élégantes réponses. Je hais que la ponctuation soit changée (à propos de Kafka, Kundera dit qu'il ignore le point virgule alors que les traducteurs en parsèment leurs versions françaises...) et que des mots soient rajoutés ou retranchés. Pioché dans la traduction de Pierre Jean Jouve de Macbeth:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Texte original: "show me, show me". Traduction: "Montre quoi ?" (Acte I, scène III). Je ne comprends même pas la traduction alors que le texte original est d'une limpidité lapidaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Texte original: "A drum, a drum ! Macbeth doth come." Traduction: "Le tambour, le tambour ! Macbeth arrive. Le tambour !" (Acte I, scène III). Je voudrais bien savoir pourquoi "un" tambour devient "le" tambour et pourquoi le traducteur fait un rajout inutile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout à l'avenant et j'aurais bien aimé aussi que la longue et unique tirade en vers de la pièce fasse l'objet d'une traduction un peu soigneuse qui respecte les rimes, d'une manière ou d'une autre, même au prix de certaines lourdeurs. Je ne crois pas ça impossible.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-6349928924846331294?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/6349928924846331294/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=6349928924846331294&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/6349928924846331294'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/6349928924846331294'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/03/les-traitres.html' title='Les traîtres'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-5339410320729671938</id><published>2011-03-30T12:18:00.005+02:00</published><updated>2011-03-30T12:43:23.098+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Le triomphe de Narcisse</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je m'éclipse d'un cours par trop rébarbatif, voulant mettre à profit le beau soleil qui irradie la ville. Porté par mes divagations, je me retrouve sur le chemin de la librairie. Il ne m'en fallait pas plus pour interpréter cette erreur de destination comme un appel à faire ma provision mensuelle de livres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment de passer en caisse, à midi, j'interromps une conversation entre les deux jeunes caissières. Pendant qu'une scanne les codes-barres de mes Folio, l'autre me dévisage. Je me prépare déjà à sortir ma carte bleue quand la spectatrice se fait actrice: "attends, y'a tous ces livres là, on peut les lui donner et lui en faire profiter", dit-elle à sa collègue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les voilà qui déballent une vingtaine de livres sur le comptoir en me disant de prendre ce qui me plaît. Devant ma mine suspecte, celle qui n'a pas procédé à mon encaissement regarde ce que j'ai acheté: "ah oui, vous êtes plus classiques ; évidemment, ces livres-là c'est pas de la grande littérature ; m'enfin, c'est cadeau, on vous l'offre, prenez ce qui vous plaît !". Je fais défiler l'ensemble des livres plusieurs fois et j'en prends deux. Elles les rajoutent dans mon sac (qui contenait déjà 5 ouvrages ; j'achète toujours mes livres par nombre impair d'ailleurs).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Esquissant à peine un geste vers la sortie, j'entends "attendez, on va vous donnez un carnet de lecture aussi, hein ; vous semblez être un grand lecteur, ça peut vous servir !". Je l'ajoute à mon sac qui s'alourdit encore un peu plus. Les deux caissières se jettent des petits coups d'œils amusés et de défis. Celle qui a eu l'idée du carnet de lecture triomphe ; l'autre ne peut pas être en reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un éclair d'illumination, elle dit "oh ! on oublie le marque-page, regardez comme il est joli". Battue, celle qui triomphait se doit d'avoir le dernier mot: "eh ben avec tout ça si vous avez pas compris qu'on vous fait du gringue...", interrompue par sa collègue "ah ça ! vrai qu'on est sympathiques, quand même, non ?!". Je balbutie, dans un immense sourire, "euh, oui oui, vous êtes très sympathiques, bien plus que les snobs de la librairie d'à-côté".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l'une de conclure "ah, oui, mais attendez, c'est pas tous les jours la fête hein, croyez pas qu'on donne des livres gratos à tout le monde, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;c'est pour vous&lt;/span&gt;". Message reçu mesdemoiselles mais le fait que je choisisse dans votre pile de littérature de bas-étage le seul livre où figure un homme dénudé aurait du vous mettre sur la voie ! Je vous concède toutefois que les femmes illuminent ma vie...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-5339410320729671938?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/5339410320729671938/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=5339410320729671938&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/5339410320729671938'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/5339410320729671938'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/03/le-triomphe-de-narcisse.html' title='Le triomphe de Narcisse'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-8011045238531689815</id><published>2011-03-28T13:40:00.004+02:00</published><updated>2011-03-28T13:44:01.730+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mémento du voyageur'/><title type='text'>Grenoble en vogue</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-yxVNqNSZsnE/TY-Y8X1zjkI/AAAAAAAACT0/umFbJLesazY/s1600/DSCN1705.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-yxVNqNSZsnE/TY-Y8X1zjkI/AAAAAAAACT0/umFbJLesazY/s400/DSCN1705.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5588853825549340226" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sous la bienveillance d'un soleil généreux et avec une nonchalance dans le pas inhabituelle, un peu le nez au vent, j'ai tranquillement profité d'un samedi dans une ville qui semble, a priori, ne rien avoir à offrir au visiteur de passage.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Grenoble souffre d'une architecture anarchique terriblement marquée par les outrages du temps. La pierre est grise, sale comme de la neige fondue. Mais alors qu'un grenoblois d'adoption me décrit constamment les habitants comme des rustres mal embouchés, je les ai, au contraire, trouvés aidants et sympathiques. Petits aussi, ce qui m'a surpris, mais peut-être ai-je été victime d'un biais statistique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis les fortifications de la Bastille, on a une très belle vue sur la ville et sur l'ensemble du massif montagneux enneigé. On peut également admirer l'avenue la plus longue d'Europe (c'est une américaine, toute à son enthousiasme, qui a cru bon de faire profiter tout le téléphérique de cette information capitale ; ceci étant, renseignements pris, c'est vrai)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-nALqwtwPACI/TY-Y78popdI/AAAAAAAACTs/v8PqD1kaWqM/s1600/DSCN1686.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-nALqwtwPACI/TY-Y78popdI/AAAAAAAACTs/v8PqD1kaWqM/s400/DSCN1686.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5588853818250536402" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;De retour dans les terres et les rues, je constate qu'il existe quelques jolies places à Grenoble mais assez mal mises en valeur. Les musées, gratuits pour les jeunes gens, ne sont pas affriolants mais permettent, à tout le moins, de visiter des bâtisses cossues ou des bibliothèques impressionnantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dimanche pluvieux se prêtait fort bien à la visite du Musée de Grenoble où se tenait une exposition consacrée à Chagall et à l'avant-garde russe. Si les couleurs du peintre biélorusse sont moins chatoyantes en vrai que dans les livres (mais c'est le cas pour de très nombreux artistes), j'ai apprécié la majorité des œuvres présentées. Des Kandinksy décrochés du Centre Pompidou pour l'occasion m'ont tout autant, sinon plus, ravi (ah ! ces encres de chines et ces aquarelles !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les collections permanentes sont très bien mises en valeur et je me suis planté, comme à mon habitude au Musée Fabre à Montpellier, une bonne demi-heure devant le Soulages, confortablement installé dans un profond fauteuil de cuir. Je suis absolument fasciné par l'œuvre du ruthénois dont les noirs m'absorbent presque physiquement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis aussi tombé sur un George de la Tour d'une médiocrité insoupçonnée, à l'aune de laquelle on pourrait croire que le seul fait d'arme de ce peintre désormais adulé est d'avoir été mésestimé durant des centaines d'années et d'avoir connu une redécouverte digne de Dan Brown. Quand on sait ce que Caravage fait du thème de Saint Jérôme et que l'on voit cette toile de GDLT, on pense avoir affaire à un artiste d'un côté et à un ouvrier de la peinture de l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, sous le patronage d'une âme aussi généreuse que l'était la pluie, quelques déambulations m'ont permis de visiter les derniers interstices de la ville que je n'avais pas encore parcourus. En fait de gastronomie locale, je n'avais pas le cœur à manger un gratin dauphinois, aussi me suis-je  rabattu sur des ravioles de romans (c'est presque du coin) servis en  gratin. Puis, c'est à la Table Ronde, café où les grands esprits plein de bons sentiments venaient écrire autrefois (Stendhal, dont j'avais admiré, tel que semblait le commander la plaque commémorative, la terrasse et la treille, le matin même), que la journée s'est achevée autour d'un crème bien dosé.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-8011045238531689815?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/8011045238531689815/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=8011045238531689815&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8011045238531689815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8011045238531689815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/03/grenoble-en-vogue.html' title='Grenoble en vogue'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-yxVNqNSZsnE/TY-Y8X1zjkI/AAAAAAAACT0/umFbJLesazY/s72-c/DSCN1705.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-3920262862914566387</id><published>2011-03-23T19:24:00.005+01:00</published><updated>2011-03-25T20:10:28.442+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pépiements musicaux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>L'art d'improviser</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'orne assez bien mais je suis un piètre improvisateur. Mais parfois l'improvisation a du bon, comme ce dimanche. Au détour d'un couloir du conservatoire, un hautboïste en errance. Ni une ni deux, on ouvre un placard, on tombe sur une sonate en trio de Telemann et on s'emploie à la déchiffrer. Puis un bassoniste passe sa tête dans l'encadrement de la porte: et voilà que nous récupérons une partie de basse. Et un claveciniste venu quémander un renseignement se retrouve à son tour embrigadé et assure une basse continue virevoltante. Une grosse heure et notre sonate était absolument jouable en concert. Des musiciens, en pause entre deux ateliers, étaient d'ailleurs venus sagement nous écouter. Ineffable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-GxCYrd_wqDU/TYo7FxuIpnI/AAAAAAAACTk/Uq60bQ80GG8/s1600/-315-v3.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 280px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-GxCYrd_wqDU/TYo7FxuIpnI/AAAAAAAACTk/Uq60bQ80GG8/s400/-315-v3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5587343258138748530" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La prochaine fois, nous tâcherons de trouver un soprano échoué et on pourra monter cette pièce du même Telemann que j'ai juré de faire jouer pour un événement auquel je participerai sans doute bien malgré moi:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/center.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1" height="20" width="200"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;param name="movie" value="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/center.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1"&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-3920262862914566387?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/3920262862914566387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=3920262862914566387&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/3920262862914566387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/3920262862914566387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/03/lart-dimproviser.html' title='L&apos;art d&apos;improviser'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-GxCYrd_wqDU/TYo7FxuIpnI/AAAAAAAACTk/Uq60bQ80GG8/s72-c/-315-v3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-8058139405869860130</id><published>2011-03-16T21:00:00.001+01:00</published><updated>2011-03-16T21:25:43.479+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A l&apos;orée du savoir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le retour des ombres'/><title type='text'>Sculpture</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au moment d'aborder l'histoire de l'art en cours de culture générale, je me suis dit que c'est ce qui justifiait ma présence dans ce haut lieu de l'enseignement plutôt que dans un autre. J'y trouve la légitimité de mon parcours scolaire et la justification de mon départ de la faculté de droit. C'est une chance absolue de suivre les cours d'une professeur passionnée qui prend la peine de partager son savoir en toute décontraction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis d'humeur rêveuse et bonhomme ; et décrivant à mon entourage la lassitude qui m'a pris à la lecture d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Atala &lt;/span&gt;de Chateaubriand, j'ai regretté que ce bon mot ne soit pas de moi "Atala ? Non, je ne l'ai pas lu... C'est le Pocahontas du XIXe siècle, c'est bien ça non ?". Je m'accroche à Chateaubriand parce que mon professeur de français de première fit un commentaire tellement enlevé et miraculeux d'un passage des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mémoires d'Outre-Tombe&lt;/span&gt; que je m'obstine à croire que j'aime cette écriture. En réalité, malgré ses évidentes qualités, elle m'ennuie profondément. Seul le passage étudié il y a des années, dont je connais des phrases par cœur, me parle et m'émeut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il porte avec lui ces premiers contacts avec la littérature mais aussi avec tout ce qui devait irrémédiablement m'attirer -opéra, théâtre, peinture, musique classique, garçons-. Au moment d'écrire les remerciements de mon mémoire, il m'est apparu évident et indispensable de le dédier à ce professeur de lettres qui a joué, peut-être sans le savoir, un rôle déterminant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me revois encore pouffant, avec ma meilleure amie de l'époque, de sa démarche chaloupée: sensuelle. Je lui en avais voulu de nous faire étudier encore un incunable: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Candide&lt;/span&gt;. Alors que je brûlais de découvrir des classiques dont jamais on avait daigné m'instruire, je remettais sur le métier Voltaire pour la troisième fois de ma scolarité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors du premier cours, le remplissage de l'éternelle fiche de renseignements avait pris un caractère très solennel: après les avoir ramassées, il les avait lues en silence en nous jaugeant. J'avais été honnête sur mes goûts et sur mes lectures. Il avait conclu sa lecture de ma fiche par ces mots: "mais tu sors d'où toi ?!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours de l'année, notre classe avait été retenue pour participer à un programme régional de découvertes culturelles. J'avais critiqué, sûr de mon droit, les gammes de Salvatore Accardo qu'on avait entendu dans un concerto de Paganini. Après une séance de cinéma, lors du partage de nos ressentis respectifs, j'avais maladroitement qualifié le jeu d'un acteur en ces termes "l'acteur était bon": certains avaient souri, d'autres avaient ri de mon lapsus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par quelque hasard, j'avais donné mon adresse e-mail à ce prof. Je reçois depuis toutes ces années la lettre d'information électronique de la Ligue Révolutionnaire (puis du NPA). Je ne la lis jamais mais j'ai toujours refusé de la classer en indésirable. Réminiscence d'une époque que je reste persuadé d'avoir vécue à demi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-8058139405869860130?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/8058139405869860130/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=8058139405869860130&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8058139405869860130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8058139405869860130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/03/sculpture.html' title='Sculpture'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-1097672115981370719</id><published>2011-03-08T22:03:00.001+01:00</published><updated>2011-03-08T23:10:21.837+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mémento du voyageur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Echappées culturelles'/><title type='text'>Laureen, arrête de pleurer !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le car qui me ramenait de la gare TGV au centre ville (spécificité locale dont on se passerait bien), il y a cet homme quelques rangées devant moi qui tente de démêler et résoudre les problèmes d'un couple. Il a deux interlocuteurs au téléphone alternativement: à elle, il lui dit d'arrêter de pleurer, de prendre ses affaires et d'aller dormir chez une copine ; à lui, il dit d'arrêter de crier, de la laisser partir et de la rappeler demain pour parler tranquillement.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Je revenais de ma douce escapade parisienne, qui s'est déroulée sous les hospices d'un soleil généreux. J'ai beaucoup marché, seul ou en bonne compagnie, dans le seul but de flâner, de sentir l'atmosphère. Et c'est plus qu'agréable ; Paris se révèle au soleil caressante et intrigante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Louvre, j'ai maugréé devant le manque de soin de l'accrochage des tableaux des galeries italienne et française. J'ai sollicité mes jambes et mes grands pieds durant cinq longues heures pour voir l'intégralité de la section peinture et les pièces principales des sections sculptures et antiquités. J'ai été agréablement surpris par la profondeur des Delacroix et déçu par les David. J'ai surtout aimé le Louis XIV de Rigaud, parfaitement mis en valeur et facilement analysable depuis le confortable (c'est si rare au Louvre) banc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre Montparnasse et Pigalle, on passe devant la maison de Dalida, le fameux passe-muraille, un cinéma à la déco vue par Cocteau et on s'ébroue avec les masses de touristes en goguette. Sans préméditation (forcément !), on finit par passer devant le Tati de Barbès...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-eNY6TuI0I1s/TXao1d4YUkI/AAAAAAAACTc/12PM868hgPs/s1600/DSCN1677.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-eNY6TuI0I1s/TXao1d4YUkI/AAAAAAAACTc/12PM868hgPs/s400/DSCN1677.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5581834424679944770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre jour, au musée d'Orsay, on s'étonne de la puissance d'un Van Gogh (peintre dont les tableaux font partie de ceux, finalement assez rares, qu'il faut à tout prix voir en vrai) et on apprécie plus que prévu les Manet. L'érotisme académique d'un Bourguereau ne laisse pas indifférent notre petite personne alors qu'on se dit que la niaiserie des Renoir nous rendra à tout jamais ce peintre insupportable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En sortant, pour voir un peu, on passe rue de Solférino puis devant l'Assemblée Nationale, l'Hôtel de Matignon et on remonte peu à peu les quais de la Seine jusqu'à Saint-Michel. La préméditation ayant des qualités, on se laisse porter dans un restaurant qui se fait fort de passer de la musique classique et non pas les sempiternels "boum-boum" qui ponctuent trop de repas. Rue de Rivoli, les Halles, des restaurants italiens vraiment italiens aux prix vraiment parisiens, l'Hôtel de Ville, Beaubourg, un éclair au café, le Marais, la place des Vosges, des Haribo, Bastille, République, une tarte aux poires... &lt;span style="font-style: italic;"&gt;To be continued ?&lt;/span&gt; En mai, peut-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les prochaines vacances seront grenobloises fin mars, lyonnaises en avril, niçoises en juin et berlinoises en juillet. J'arbore une mine réjouie !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-1097672115981370719?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/1097672115981370719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=1097672115981370719&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1097672115981370719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1097672115981370719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/03/laureen-arrete-de-pleurer.html' title='Laureen, arrête de pleurer !'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-eNY6TuI0I1s/TXao1d4YUkI/AAAAAAAACTc/12PM868hgPs/s72-c/DSCN1677.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-7898123792129335329</id><published>2011-03-01T00:01:00.002+01:00</published><updated>2011-03-01T00:27:37.642+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le retour des ombres'/><title type='text'>Mouvement perpétuel</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est la première fois que je la surprenais autant dans l'attente. Fauteuil tourné vers la terrasse et le jardin, elle guettait notre arrivée à travers la baie vitrée. Je ne sais pas depuis combien de temps elle nous espérait: on l'a surprise en empruntant l'escalier intérieur et non pas les marches pierrées de l'extérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a parlé des uns et des autres, de mes vacances à Amsterdam aussi. De Van Gogh, des musées, des files d'attentes. Et par un de ces secrets des personnes âgées, on est retombé sur un souvenir maintes fois évoqué, maintes fois ressassé. Il a surgi sans crier garde et s'est rappelé à moi toujours dans les mêmes termes, dans le même déroulement. Jadis, quand la conversation s'étiolait et menaçait de s'éteindre, je faisais des appels du pied en demandant à ma grand-mère d'évoquer ses voyages passés. Je savais qu'à un moment ou à un autre le Moscou soviétique s'immiscerait dans l'évocation surannée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette fois-ci, je n'avais rien provoqué. Je le connais par cœur, ce souvenir: mes grands-parents, chapeautés par une guide du régime communiste, en voyage à Moscou. Lassés par les visites lénifiantes des musées les plus inconséquents qui soient, ils filent à l'anglaise pour voir le vrai Moscou, la vraie vie. Les rues vides et brouillonnes, les librairies où les livres se comptent par dizaines seulement et le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Goum&lt;/span&gt;. Le fameux Goum qui a bercé mon enfance de sa sonorité évocatrice et pleine de promesses&lt;span style="font-style: italic;"&gt; d'ailleurs&lt;/span&gt;. Et la guide touristique, mine déconfite, furieuse de se rendre compte qu'à la fin de la visite, elle a perdu les deux tiers de son groupe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être que mon attirance pour la vie et le passé de l'URSS vient de cette historiette. Il en faut si peu pour ancrer dans un enfant une attirance indéfectible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, les tourterelles sont venues becqueter quelques graines à la mangeoire, à l'heure dite. Je ne la croyais pas: "tous les jours entre 16h15 et 16h30, elles viennent manger". Et elles étaient là. Si nous avions été en retard, si nous n'étions finalement pas venus, les oiseaux, eux, ne l'auraient pas trahie. Je me suis trop approché, je les ai fait fuir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-7898123792129335329?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/7898123792129335329/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=7898123792129335329&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/7898123792129335329'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/7898123792129335329'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/03/mouvement-perpetuel.html' title='Mouvement perpétuel'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-3420084979862184855</id><published>2011-02-26T00:43:00.007+01:00</published><updated>2011-02-26T01:07:45.194+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Koh-Lanta'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Echappées culturelles'/><title type='text'>Un peu de surréalisme...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après un cours enflammé de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;bachata&lt;/span&gt; (danse que nous maîtrisons plutôt bien avec ma cavalière ; beaucoup plus que le rock !), traditionnel repas au resto universitaire. Au moment de passer à la caisse, on nous informe que le restaurant ferme 15 min plus tôt que d'habitude. Pourquoi pas. Après tout, on a fini le cours 15 min plus tôt que d'habitude, on aura nos 20 min traditionnelles pour avaler le modeste festin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu'on attaque le dessert, l'un des employés nous presse et nous redit ce que nous savons déjà "on ferme un quart d'heure plus tôt ce soir" et rajoute "y'a match". Étant donné que le restaurant est couplé au centre sportif universitaire, je crois qu'un match mobilise le personnel ou que les lieux sont réquisitionnés pour je ne sais quoi. Mais ma candeur me perdra: "y'a match" = "y'a l'OM qui joue et on veut pas rater le début de la partie à la télé".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre la totale illégalité de la pratique, j'ai quand même trouvé les employés foutrement gonflés de rogner sur le service et de presser les étudiants. Une convenance personnelle permet, dans notre beau pays, de fermer un restaurant universitaire, service public, 15 min plus tôt pour voir un match. Je ne suis même pas sûr que ce soit une spécificité locale, quoique l'accent et l'évidence de l'assertion "y'a match" doit être inimitable. J'ai essayé un instant d'imaginer des tchèques se livrer à de telles pratiques... Impensable ! En même temps, les restaurants universitaires tchèques n'ouvrent pas autant que les français ;  alors, je préfère rire de cette déconvenue mais je reste quand même interdis devant autant d'aplomb...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;Comme je vois que j'ai encore délaissé ce blog plus que de raison, je vous livre une petite tranche de vie surréaliste, pour allonger ce billet:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je me souviens d'une scène étrange avec elle, dans la dernière semaine de mars, tandis que le boycott se rapprochait. Nous étions allés dans le Grunewald, il faisait un magnifique temps de printemps, anormalement chaud, comme durant tout ce mois de mars 1933. Nous nous bécotions sur la mousse comme un parfait petit couple de cinéma. Nous sommes restés là-bas peut-être une ou deux heures, et toutes les dix minutes environ une classe passait devant nous, c'était apparemment un jour voué aux excursions scolaires: rien que des garçons mignons et vifs, sous la houlette d'un professeur portant comme il se doit lorgnon ou barbichette, qui veillait fidèlement sur ses ouailles. Chacune de ces classes se tournait vers nous en passant et un chœur de voix claires et gaies nous lançait, comme un salut joyeux: "Mort aux juifs !" Peut-être n'étions-nous pas directement concernés -je n'ai pas l'air juif, et Charlie, qui l'était, ne l'avait pas l'air particulièrement non plus-, peut-être était-ce tout simplement censé être une formule aimable. Je ne sais pas. Peut-être étions-nous vraiment concernés, et cela se voulait-il un défi. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'étais là, dans les bras d'une jolie fille, vive et fine, que j'embrassais et caressais, et sans cesse défilaient devant nous de joyeux garçons en promenade qui réclamaient notre mort. Soit dit en passant, nous n'en mourions pas, et eux passaient leur chemin sans s'émouvoir autrement. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un tableau surréaliste. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Sebastian Haffner, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Histoire d'un allemand, souvenirs (1914-1933)&lt;/span&gt;, 1939&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-3420084979862184855?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/3420084979862184855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=3420084979862184855&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/3420084979862184855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/3420084979862184855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/02/un-peu-de-surrealisme.html' title='Un peu de surréalisme...'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-8902058442157638495</id><published>2011-02-19T00:25:00.003+01:00</published><updated>2011-02-19T00:42:13.362+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A l&apos;orée du savoir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Echappées culturelles'/><title type='text'>La Nuit</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une centaine de livres en un an... A croire que je suis devenu un gros lecteur, ce sur quoi personne n'aurait parié il y a quelques années.  Petit, j'ai rechigné longtemps à la lecture et je n'étais pas peu fier quand, pour la première fois, j'ai lu de ma propre initiative. S'ensuivit une longue ellipse et je ne me rappelle pas avoir beaucoup lu jusqu'au lycée. Deux professeurs de littérature ont su alors me donner le dernier coup de pouce qui me manquait pour plonger dans l'univers des lettres. Ils m'ont aussi donné la volonté de remédier à une orthographe plus que défaillante, à coup de dictées, assénées par une mère et une grand-mère dévouées durant tout un été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin bref, je ne parle quasiment jamais de mes lectures sur ce blog et peut-être est-ce une erreur. Mais dans le lot, surgit parfois un passage d'une profondeur et d'une intensité qu'on a envie de partager. En écho au billet précédent, au moment de lire ces lignes, je me suis dit qu'on tenait ici un vrai musicien, pour l'éternité:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je réfléchissais lorsque j'entendis le son d'un violon. Le son d'un violon dans la baraque obscure où des morts s'entassaient sur les vivants. Quel était le fou qui jouait du violon ici, au bord de sa propre tombe ? Ou bien n'était-ce qu'une hallucination ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce devait être Juliek.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il jouait un fragment d'un concert de Beethoven. Je n'avais jamais entendu de sons si purs. Dans un tel silence.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'obscurité était totale. J'entendais seulement ce violon et c'était comme si l'âme de Juliek lui servait d'archet. Il jouait sa vie. Toute sa vie glissait sur les cordes. Ses espoirs perdus. Son passé calciné, son avenir éteint. Il jouait ce que jamais plus il n'allait jouer. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne pourrais jamais oublier Juliek. Comment pourrai-je oublier ce concert donné à un public d'agonisants et de morts ! Aujourd'hui, encore, lorsque j'entends jouer du Beethoven, mes yeux se ferment et, de l'obscurité, surgit le visage pâle et triste de mon camarade polonais faisant au violon ses adieux à un auditoire de mourants et de morts.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne sais combien de temps il joua. Le sommeil m'a vaincu. Quand je m'éveillai, à la clarté du jour, j'aperçus Juliek, en face de moi, recroquevillé sur lui-même, mort. Près de lui gisait son violon, piétiné, écrasé, petit cadavre insolite et bouleversant. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;br /&gt;Elie Wiesel, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Nuit&lt;/span&gt;, 1958&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-8902058442157638495?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/8902058442157638495/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=8902058442157638495&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8902058442157638495'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8902058442157638495'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/02/la-nuit.html' title='La Nuit'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-8373989565740400033</id><published>2011-02-16T12:06:00.002+01:00</published><updated>2011-02-16T12:23:45.334+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Echappées culturelles'/><title type='text'>Un broyeur d'ivoire</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ah le cochon !&lt;/span&gt; Je m'époumonais en mon for intérieur, hier soir, à l'écoute d'une interprétation inacceptable du concerto &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Empereur&lt;/span&gt;. D'ailleurs, je ne savais même pas que ce morceau devait être joué ; je n'avais retenu du programme que la 7ème de Beethoven par le Mahler Chamber Orchestra, sous la direction de Tugan Sokhiev.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, j'avais déjà vu de nombreuses couvertures de la presse spécialisée louant Nicholas Angelich. Mais je n'avais jamais écouté aucun de ses disques ni ne l'avait déjà vu en concert. Autant dire que hier soir fut mon dépucelage et que, comme une vierge effarouchée, je ne veux à aucun prix jamais revoir ce bourreau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démarche, les saluts et la stature de l'homme sont aussi élégants que ceux d'un bulldog borgne à qui on aurait coupé deux pattes. Son jeu est à son image: bruyant, tape-à-l'œil, vulgaire. Un massacre que je ne suis pas prêt de pardonner. J'ai été consterné d'un tel manque de retenue, de bon goût, d'élégance, de subtilité. Il a broyé le clavier pendant une demi-heure sans aucune nuance (ne connaît-il que le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;forte &lt;/span&gt;?) en se faisant mousser constamment. Aucune inflexion, aucun phrasé: des appuis d'une lourdeur invraisemblable et des contre-sens partout. Un son hideux et carnassier. J'ai physiquement souffert: ça me donnait envie de vomir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son vide abyssal de clairvoyance, il écrasait l'orchestre qui n'était pas non plus subtilement dirigé (mais était-il seulement dirigé ?) par Sokhiev: le déséquilibre était total. Pas un regard vers l'orchestre, pas d'écoute: le règne du "moi" et du "je". Ce pianiste ne mérite pas le titre de "musicien". A l'entracte, j'étais consterné et je suis sorti avant le bis. Mais sans le vouloir j'entendais sa &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pathétique&lt;/span&gt;, mièvre, sans conduite et sans phrasé: sans musique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-8373989565740400033?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/8373989565740400033/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=8373989565740400033&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8373989565740400033'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8373989565740400033'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/02/un-broyeur-divoire.html' title='Un broyeur d&apos;ivoire'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-4017311693007809659</id><published>2011-02-13T22:03:00.000+01:00</published><updated>2011-02-13T22:20:27.630+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A l&apos;orée du savoir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Poids total</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cela fait bien longtemps que je ne me suis pas pesé mais je doute d'avoir réussi à dépasser ma soixantaine de kilos, puisqu'il paraît que les brocolis à l'eau ne font pas grossir et que je ne me nourris à peu près que de choses aussi appétissantes. Enfin bref, là n'est pas la question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nouvelle du jour est l'achèvement de ce qui m'occupait depuis de longues semaines et de longs mois: mon mémoire. Le pauvre bougre a bien changé de physionomie depuis le début de l'aventure et attend désormais la validation de sa tendre et chère mamie directrice. Là où on revient à l'idée initiale de ce message, c'est qu'il pèse un âne mort: soit exactement le double de mon poids (en nombre de pages, il va sans dire). Sans forcer mon talent (je goûte beaucoup l'auto-satisfaction de cette formule), j'ai écrit un quart de plus que le minimum demandé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour écrire la dernière dizaine de pages, j'ai incroyablement tardé. Mais j'avais ma conscience pour moi: en papotant sur le Comte de Monte-Cristo, je n'ai pas résisté à visionner une énième fois l'adaptation avec Depardieu qui sacrifie beaucoup de choses du roman mais qui sait en préserver l'ambivalence vengeresse. J'apprécie beaucoup ce téléfilm que j'ai du déjà visionner 5 ou 6 fois intégralement (6h au total tout de même !), ses décors (Malte !) et sa musique, noire et entêtante, lyrique: humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos de cinéma, je me suis joins à la masse qui se pressait pour voir "Le discours d'un roi". La salle était pleine, séparé de mes amis, entre un vieil homme et un couple juvénile, je me suis laissé porter par les incantations anglophones. Si on fait abstraction des simplifications chronologiques et des approximations historiques, le film est excellent. Porté par un trio d'acteurs principal stupéfiant de justesse, de drôlerie ou d'angoisse, le scénario fonctionne très bien. Longue montée en puissance des effets, dans un faux suspense maîtrisé et dénouement heureux sans mièvrerie. La musique de Beethoven et de l'excellent Alexandre Desplat parfaisant l'ensemble ; d'ailleurs, la 7ème de Ludwig est au programme de mon concert de ce mardi, avec le Mahler Chamber Orchestra. Je me réjouis et je pressens une salle plus que comble pour ce chef d'œuvre de la littérature symphonique (qui n'arrive tout de même pas à la cheville de l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Héroïque&lt;/span&gt;, selon moi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en revenir aux poids totaux, ma moyenne générale du semestre ne pèse pas bien lourd mais je me suis vu soulagé de ne pas être collé par l'affreux professeur que je revois encore me dit: "et les espaces verts, hein ?! Il en fait quoi le département des espaces verts ?! Il met une bâche dessus ?!". Qu'importe, mes notes en culture générale ont été bonnes et c'est ce qui m'importe le plus: je n'aime pas échouer dans les matières qui me plaisent.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-4017311693007809659?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/4017311693007809659/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=4017311693007809659&amp;isPopup=true' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/4017311693007809659'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/4017311693007809659'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/02/poids-total.html' title='Poids total'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-3509604605665140277</id><published>2011-02-05T21:53:00.003+01:00</published><updated>2011-02-05T22:46:22.486+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Koh-Lanta'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les liaisons dangereuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Entre danse et intolérance</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon lieu d'étude est à la fois un immense &lt;span style="font-style: italic;"&gt;gayland&lt;/span&gt; mais aussi un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;catholand&lt;/span&gt; insoupçonné. Autant dire que la cohabitation, pacifique, ne va pas toujours sans escarmouches. Alors qu'on retrouve une bonne partie de la promo sur des sites internet infréquentables, on peut rencontrer l'autre partie à la messe. Dont une minorité à la messe donnée en latin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et que se passe-t-il quand un catho, qui a une poussée d'urticaire à la simple vue d'une femme aimant les femmes, rencontre le couple gay le plus fameux (oui, c'est nous) de la promo lors d'une soirée ? Ben rien. Il serre la main à toutes les personnes présentes sauf au couple en question. Avec sa raie sur le côté et ses trois balais dans le cul, il croit encore que l'homosexualité s'attrape par simple contact.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne couchera pas avant le mariage ; il fera "l'amour" à sa femme probablement cinq fois dans sa vie, pour faire des enfants. En proscrivant toutes les pratiques sexuelles qui ne participent pas à la procréation: elles sont humiliantes pour la femme. Par pure amitié et par pur respect pour la merveilleuse personne qui nous avait invité, nous avons évité toute effusion publique ou toute marque de tendresse. Ce n'est pas l'envie qui nous manquait mais le seul fait, pour ce pauvre garçon, de nous voir aurait pu le faire passer du mauvais côté de la barrière, qui sait... Pauvre bougre ! Les dés étaient pipés, tout était joué d'avance. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu étais comme les autres&lt;/span&gt;: en première année de maternelle tu voulais aller voir les toilettes des filles pendant que moi, confus, j'accrochais mon regard sur les fesses de mes petits camarades.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, de la façon la plus cliché qui soit, notre petit couple et deux amies lesbiennes formons une équipe de danseurs hors pair !  Entre valse et charleston, on s'amuse comme des petits fous... La prof est une cinquantenaire acariâtre qui fait les démonstrations à toute allure pendant que ses 70 élèves s'astreignent à l'imiter, souvent sans grand succès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de la première séance, le hasard a fait que je me suis retrouvé avec une vietnamienne, ce qui m'a valu un bon mal de dos le lendemain. Pourtant je dois dire, non sans fierté, qu'on s'en sortait pas mal tous les deux à la valse. Ce qui fait le charme de l'ensemble, ce sont de voir tous ces petits couples sympathiques venus amoureusement s'entraîner en prévision de leur probable mariage. Ce blondinet, vraie stature et regard bleu acier, fait valser sa chétive compagne pendant qu'un petit frisé déhanche diablement son petit cul sur le madison en agrippant fermement sa copine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, ma cavalière, pourtant rompue à la brutalité masculine, me trouve autoritaire. Il paraît que je suis comme ça et j'ai longtemps trainé le surnom de "dictatorum". Je suis sûr que c'est parce que je lui intime fermement de s'agripper à moi et d'enrouler sa jambe autour de la mienne... Pour couronner nos soirées, on mange en sortant au resto U, ce qui nous amuse aussi beaucoup tant l'ambiance est différente de ce qu'on connaît: ce côté cantine et anonyme ne nous ressemble plus trop, alors ça nous enchante.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-3509604605665140277?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/3509604605665140277/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=3509604605665140277&amp;isPopup=true' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/3509604605665140277'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/3509604605665140277'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/02/entre-danse-et-intolerance.html' title='Entre danse et intolérance'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-9162778637496375626</id><published>2011-01-30T07:00:00.001+01:00</published><updated>2011-01-30T07:00:05.537+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Faire de moi un homme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Confession du dimanche</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'adore le patinage artistique: telle est ma confession de ce jour. Transformé en véritable groupie, j'ai regardé de bout en bout la finale messieurs du championnat d'Europe hier soir. Là où les amateurs de foot s'assoient devant l'écran avec une bonne bière et une pizza, j'étais planté, surexcité, avec mon petit jus d'ananas et ma galette des rois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai surpris mon monde par mon semblant de connaissances et par mon enthousiasme. J'avoue sans peine que je me fendais d'un petit commentaire toutes les quinze secondes, aussi bien sur les chutes, que sur le style ou le physique. Le lutin de la glace (copyright: l'ineffable Nelson Monfort) a été impérial et nous a bien amusé avec ses petites mimiques et ses gestes très féminins. Ça contrastait avec les commentaires au-dessous de la ceinture de Philippe Candeloro...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai fini la soirée aux anges évidemment... Pensez bien ! Deux français et un tchèque sur le podium, j'exultais ! Bon, ce n'était pas mon tchèque fétiche (oui, il y en avait deux !) mais un tchèque quand même. L'autre, tout mimi tout chou, est lourdement tombé et a ensuite essuyé quelques larmes. Je me serais bien dévoué pour le consoler (j'aurais appris pour l'occasion les mots consolants) !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la fin, très inspiré, j'ai imité ces messieurs en improvisant quelques pas de valse devant mon public médusé que le spectacle télévisuel avait assommé... Oui, j'aime vraiment le patinage artistique !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-9162778637496375626?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/9162778637496375626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=9162778637496375626&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/9162778637496375626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/9162778637496375626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/01/confession-du-dimanche.html' title='Confession du dimanche'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-1997576623656643719</id><published>2011-01-29T17:14:00.006+01:00</published><updated>2011-01-29T17:46:21.834+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mémento du voyageur'/><title type='text'>Un vaut mieux que deux tu l'auras</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A peu près à la même époque, l'année dernière, je déambulais dans les rues du Caire. Rues bruyantes, polluées, inhospitalières. Je profitais des dernières heures de mon séjour en Égypte pour bien marquer dans ma mémoire tout ce que j'avais pu y voir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;De ma propre initiative, je n'aurais jamais eu l'idée ni même le courage d'aller en Égypte. Il se trouvait qu'une très bonne amie y vivait depuis deux ans et que c'était l'occasion rêvée d'y faire un tour. Se promener en routard dans les rues du Caire (à Alexandrie, c'est très différent), relève de l'inconscience quand on ne parle pas arabe et quand on est un petit peu peureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois dire que, parfois, nous n'en menions pas large dans certaines ruelles dans lesquelles nous nous aventurions pour débusquer le coin pittoresque évoqué dans mon guide. Il faut dire que 95% des touristes visitent seulement le souk, la citadelle et le musée du Caire, le tout en une grosse journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TURDVTj9SUI/AAAAAAAACTI/FpN-YbLU4zo/s1600/DSCN1237.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TURDVTj9SUI/AAAAAAAACTI/FpN-YbLU4zo/s400/DSCN1237.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5567649072644180290" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'ai passé une semaine au Caire ; plus m'aurait été intolérable. Je me souviens de ce métro hommes/femmes séparés. Moi, rasé de près, peau blanche et cheveux châtains clairs, croix huguenote autour du cou, entouré seulement d'hommes aux longues barbes, à la peau très mate et récitant tous le Coran. Autant dire que je ne passais pas inaperçu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je revois mon amie me dire:"ah ! ce que tu fais occidental ! avec toi je paie le taxi 30% plus cher que d'habitude !". Je revois aussi le concierge de l'immeuble où nous logions sortir de sa loge dès que nous montions ou descendions. J'avais parfaitement appris ma leçon à l'arrivée et je me suis officiellement comporté en cousin pour ne pas choquer les mœurs locales. Un ami invité à loger dans le même appartement que deux filles était impensable. Je me suis attiré quelques remarques très sympathiques sur mes habits et je soupçonne la traductrice d'avoir adouci le sens réel de ces paroles...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TURDVI0PXWI/AAAAAAAACTA/E_7p21i-E3M/s1600/DSCN1094.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TURDVI0PXWI/AAAAAAAACTA/E_7p21i-E3M/s400/DSCN1094.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5567649069759683938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens de notre course haletante le premier soir pour voir le coucher de soleil depuis les jardins surplombant la ville ; j'ai gardé un souvenir amusé des détecteurs de métaux inopérants mais sous lesquels on se doit de passer pour garantir les apparences de sécurité aux abords des mosquées. Je ris encore qu'un ticket de bus romain ait pu passer pour une carte d'étudiant et m'ait permis de profiter d'une réduction. L'escroquerie était vénale tant nous avions nous-mêmes étaient constamment escroqués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me remémore aisément ma surprise de voir les fameuses pyramides rattrapées par la banlieue du Caire, seulement à quelques centaines de mètres. Tous ces vendeurs qui tentaient de nous refourguer leurs bricoles inutiles en nous comparant à Cléopâtre et moi à... Omar Sharif !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TURDV4fgZtI/AAAAAAAACTQ/PUfvpw5IHEA/s1600/DSCN1432.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TURDV4fgZtI/AAAAAAAACTQ/PUfvpw5IHEA/s400/DSCN1432.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5567649082557621970" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Et puis le taxi chargé de m'amener à l'aéroport qui se perd dans la banlieue. Et moi qui met un petit moment à comprendre qu'il est illettré et qu'il ne peut lire les panneaux. Je me vois encore en train de le guider jusqu'au terminal de l'aéroport et, finalement, arriver tout juste pour embarquer dans l'avion après avoir passé un petit moment à la douane avec mes fleurs d'hibiscus séchées et mes trop nombreux médicaments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant choses à dire, que je n'aurais pas vécues si j'avais du faire ce voyage cette année. Toujours faire les choses quand on en a l'occasion...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-1997576623656643719?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/1997576623656643719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=1997576623656643719&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1997576623656643719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1997576623656643719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/01/un-vaut-mieux-que-deux-tu-lauras.html' title='Un vaut mieux que deux tu l&apos;auras'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TURDVTj9SUI/AAAAAAAACTI/FpN-YbLU4zo/s72-c/DSCN1237.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-2585405504895099516</id><published>2011-01-24T13:18:00.001+01:00</published><updated>2011-01-24T21:59:22.141+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A l&apos;orée du savoir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Le jour où j'ai snobé Chevènement</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'ancien ministre honorait notre école de sa docte personne aujourd'hui. Le tapis rouge, déroulé pour un autre événement concomitant, donnait à cette visite une aura inespérée. Goutant assez peu l'auto-promotion éditoriale et le souverainisme et n'ayant jamais oublié les pourcentages qu'il grappilla à Lionel Jospin en 2002 (même si, personnellement, je croie Madame Taubira davantage responsable de l'élimination de ce dernier, tant son programme n'en était pas un), j'ai procédé à un curieux arbitrage. J'ai préféré me rendre, sans honte, à mon cours de culture générale, programmé en même temps que sa conférence. J'ai jugé que j'y apprendrais bien plus de choses utiles à mon savoir et mon développement personnel. D'après les retours que j'ai eus à propos de la conférence chevènementiste, il semblerait que j'ai eu bien raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai un peu de mal à alimenter les pages de ce pauvre blog, ces temps-ci. Je consacre toute mon énergie scripturale à mon mémoire qui sera, a priori, terminé d'ici la fin du mois. Six semaines d'avance que je pourrai consacrer à parfaire la mise en page, les titres et tout ce qui peut l'être indéfiniment. En attendant, que l'inventeur du dictionnaire des synonymes en ligne soit éternellement remercié, tant cette aide est utile pour varier les mots et les expressions. Je soumets les 4/5 de mon travail à ma très chère directrice ce mardi ; j'espère qu'elle m'épargnera son éternelle faconde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas plus de nouvelles intéressantes à donner malgré mes innombrables sorties de la semaine passée. Je vous donne rendez-vous pour le récit de ce qui promet d'être un grand moment: mon cours de "danses de société" ce mercredi !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-2585405504895099516?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/2585405504895099516/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=2585405504895099516&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2585405504895099516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2585405504895099516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/01/le-jour-ou-jai-snobe-chevenement.html' title='Le jour où j&apos;ai snobé Chevènement'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-8270184449812898275</id><published>2011-01-19T13:38:00.005+01:00</published><updated>2011-01-20T00:41:35.502+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A l&apos;orée du savoir'/><title type='text'>Le vieux garçon</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand on pénètre dans la salle, il est déjà là, installé à son bureau. Ramassé sur lui-même, un tantinet rabougri, la tête plongée dans ses notes, qu'il doit pourtant bien connaître, depuis le temps qu'il les égrène à des générations d'étudiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La petite salle, surchauffée comme à l'accoutumée, est étouffante. L'odeur y est âcre: le mal de tête guette après une déjà longue journée d'apprentissages. Le soleil décline petit à petit et éclaire de ses reflets orangés les platanes de la cour du lycée attenant. Que serait la vie sans platanes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lentement, les élèves prennent place. L'illustre professeur reste perdu dans ses écritures, absent de cette pièce alors que tous les regards convergent vers lui. Doucement, il relève sa tête, sur  laquelle sont dressés pèle-mêle des cheveux grisonnants et gras. Des épis trahissent une sieste interrompue pour venir enseigner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrayant son corps gras et bossu de sa chaise, il se lève pour nous distribuer le plan de son cours. Anachronique, il semble tapé à la machine à écrire ; en tout cas, le doute est permis. Écrasant à nouveau sa petite ossature replète sur son siège, il s'adresse enfin à nous. D'une voix fluette, à l'accent typiquement méditerranéen, il nous emmène dans les méandres de l'histoire du droit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fuyant à tout moment nos regards, il reste tête baissée, mains tremblantes et voix mal assurée. A son âge, on dirait une coquetterie. C'est pourtant une vraie timidité qui appelle, immédiatement, notre bienveillance et notre sympathie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps passant et l'ennui guettant, l'examen détaillé du personnage trahit à nos yeux sa condition de vieux garçon. Pas d'alliance, ongles mal taillés, costume mal repassé. Seuls les souliers, bien cirés, détonnent dans ce concours de négligence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment de partager nos impressions à son égard, l'une l'imagine boire sa petite soupe sur un coin de table crasseux dans son appartement en lisant le journal ; l'autre l'imagine jeune, rat de bibliothèque, timidement assis dans la masse anonyme d'un amphithéâtre. Nous nous accordons sur la profusion de vieux ouvrages et de papiers poussiéreux qui doit traîner à l'avenant chez lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son savoir est époustouflant et son talent de conteur ne l'est pas moins. Partant d'une simple remarque -même pas d'une question-, il fait une digression de 45 minutes sur la place de la femme au Moyen-Âge et nous retrace toutes les dynasties royales françaises. Passionné par sa matière, il nous cite de mémoire une longue tirade d'une pièce de théâtre pour illustrer la sémantique d'un mot. On s'accorde à dire qu'il a pris sa revanche sur la vie, qui n'a pas du le combler sur tous les plans.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-8270184449812898275?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/8270184449812898275/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=8270184449812898275&amp;isPopup=true' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8270184449812898275'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8270184449812898275'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/01/le-vieux-garcon.html' title='Le vieux garçon'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-7401303228955708600</id><published>2011-01-10T22:13:00.008+01:00</published><updated>2011-01-11T00:06:54.699+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A l&apos;orée du savoir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;odyssée tchèque'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Echappées culturelles'/><title type='text'>Humiliation, consternation, respiration</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me sens presque obligé d'écrire ce billet, dans une sorte de catharsis. Je n'ai rien contre le principe des examens oraux: on y gagne en spontanéité et j'ai l'élocution plus aisée que l'écriture (mon écriture est illisible et je n'ose quantifier le nombre de points que ça a du me coûter tout au long de ma scolarité). Par contre, je m'insurge quand l'examinateur fait montre d'un comportement qui n'est que mépris teinté d'insulte. J'avais déjà connu à la fac un prof de droit pénal qui m'avait interrogé tout en conversant au téléphone avec une connaissance pour organiser un cocktail dinatoire. Les questions qui avaient suivi mon exposé démontraient alors que son attention ne portait pas sur mes explications mais sur les paroles de son interlocuteur téléphonique. Ce mépris-là n'avait pas été disputé par l'insulte.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Vendredi, le professeur auréolé de sa gloire d'universitaire reconnu et de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;fils de &lt;/span&gt;arrivait en retard, là où il se fendait toujours d'un commentaire sarcastique à l'endroit de n'importe quel étudiant qui se présentait ne serait-ce qu'une minute en retard à son cours. Et le grand carnage a commencé ; des règles simples: poser des questions qui ne portent pas sur le cours, déstabiliser l'étudiant en le reprenant sur chaque mot utilisé un peu improprement, souffler, se lever et marcher dans la salle, laisser la porte ouverte, lever les yeux aux ciel, lui parler comme on le ferait à un enfant de trois ans, refuser de reformuler les questions, etc. Une étudiante, un peu typée méditerranéenne, a eu le bonheur d'être interrogée pendant une vingtaine de minutes sur la HALDE et les discriminations alors que le sujet de l'examen était les collectivités territoriales. L'humiliation prend toutes les formes, même les plus vicieuses, l'imagination est sans limites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes tous ressortis de nos entretiens respectifs livides et hagards ; aussi fallait-il mettre à profit le weekend pour se remettre de nos émotions (sans compter que, dans l'intervalle, la médecine rappelait sa faillibilité en manquant d'ôter la vie à l'être qui m'est le plus cher au monde par une anesthésie mal dosée). C'est en vain que nous nous sommes tournés vers le musée Granet. En dépit d'un Rembrandt stupéfiant, de certains Hyacinthe Rigaud de qualité et de quelques Ingres remarquables, la qualité moyenne du musée est médiocre et les éclairages-plus-artificiel-tu-meurs rajoutent à la consternation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/71/Gueidan.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 286px; height: 362px;" src="http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/71/Gueidan.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Hyacinthe Rigaud, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Portrait du Président Gaspard de Gueidan en joueur de musette&lt;/span&gt;, 1735&lt;/span&gt;*&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Au registre des bonnes nouvelles, dernière ligne droite dans la rédaction du fameux mémoire (en constatant, avec bonheur, que le transfert des pages d'un interligne à 1.15 à 1.5 me fait gagner un nombre incalculable de feuillets) et achats compulsifs en vue avec les soldes (oui, je sais faire ma superficielle). Ça me changera des livres et des disques. Sinon, il faut prendre les paris... Combien de temps la magnifique orchidée qu'on m'a offerte va-t-elle survivre à mes mauvais soins ? Sachant que j'ai cru pendant plusieurs mois que celle que le locataire précédent avait laissée dans ma chambre à Prague était fausse et que j'en nettoyais consciencieusement les feuilles, que je croyais donc fausses, avec un produit à base de Javel ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;*: on trouvera un commentaire éclairant de Denis Grenier de ce très beau tableau dans le livret du disque &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Berger Poète&lt;/span&gt; paru aux excellentes éditions Alpha. Disque hautement recommandable faisant la part belle aux sonates pour flûte et musette. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-7401303228955708600?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/7401303228955708600/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=7401303228955708600&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/7401303228955708600'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/7401303228955708600'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/01/humiliation-consternation-respiration.html' title='Humiliation, consternation, respiration'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-798792319371267537</id><published>2011-01-05T16:26:00.003+01:00</published><updated>2011-01-05T20:49:19.961+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pépiements musicaux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>C'est moi le roi !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;S'il est une tradition que j'apprécie, c'est celle des gâteaux des rois. Un peu plus chaque année, puisque ma jeunesse s'étiole et que je suis de moins en moins contraint de passer sous la table pour être la voix innocente de la répartition des parts. Première frangipane (excellente, ce qui est bien rare) et première fève ! Pas peu fier de ma couronne, j'ai choisi mon Prince (en même temps, nous n'étions que deux à la manger cette galette !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, il s'agit de déterminer de quelle seigneurie je suis le roi. Des achats immodérés de livres que je n'ai même pas le temps de lire, sans aucun doute. Aujourd'hui encore je suis passé dans ma librairie préférée (dans une autre vie, j'aurais adoré être libraire) pour acheter un livre de poche qui romance la vie de Nicolas de Staël (qui n'est pas un peintre baroque, dois-je le rappeler) et l'un dans l'autre, mon regard trainant ici ou là, je suis reparti avec 5 livres. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Courir&lt;/span&gt; d'Echenoz raconte ainsi la vie du meilleur coureur tchèque ; j'avais entamé la lecture dans la salle d'attente d'un médecin dans le revue &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lire&lt;/span&gt;. Même si je n'avais pas été emballé plus que ça par le style, je veux connaître la fin et ces douces évocations de Praha ou de Brno me rappellent le bon vieux temps. Surtout en ces périodes d'examens où je regrette âprement mes journées passées sous la couette de l'année dernière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'expédie la fin de ce billet que je voulais plus long pour aller trouver un peu de sommeil réparateur avant quelques vilains oraux dont l'immuable déroulement me fait penser aux sonates italiennes endiablées où l'interprète joue avec les limites de son instrument et le précipice de la fausse note. Je pense surtout à une sonate du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Signor Detri&lt;/span&gt; dont le presto central est une vraie torture jouissive, impossible à réussir totalement. On est forcé de dé-timbrer, de faire craquer des notes, de faire des attaques bancales, de tricher sur les articulations. L'enregistrement que je vous propose est presque parfait mais la flûtiste qui réussit tout en studio n'en fait pas de même en &lt;span style="font-style: italic;"&gt;live&lt;/span&gt; et, en un sens, c'est rassurant puisque moi non plus ! D'ailleurs, je n'ai jamais trouvé d'enregistrement &lt;span style="font-style: italic;"&gt;live &lt;/span&gt;de cette sonate qui réussisse le passage 40-42" qui, à l'écoute, n'a l'air de rien. En réalité, c'est un terrible enchaînement de sol grave (durs à faire sortir dans un mouvement rapide) et de ré bémol aigu (qui sont également des notes bancales sur la flûte, qu'il faut peu souffler) qui, combinés, sont infaisables sauf avec une excellente flûte et des dizaines de prises en studio. Voilà, c'était l'explication technique du jour !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/detri.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1" height="20" width="200"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;param name="movie" value="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/detri.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1"&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-798792319371267537?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/798792319371267537/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=798792319371267537&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/798792319371267537'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/798792319371267537'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/01/cest-moi-le-roi.html' title='C&apos;est moi le roi !'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-4255661631676904062</id><published>2011-01-02T11:11:00.001+01:00</published><updated>2011-01-03T18:37:45.459+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mémento du voyageur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>La vie, par bribes</title><content type='html'>Dans le train, j'espère que c'est le beau jeune homme qui cherche où caser sa valise qui va venir s'assoir à mes côtés. Pour une fois, ce chaste vœu est exaucé et je n'hérite pas d'un vieux croulant aux effluves tonalité sueur. Voix douce, barbe juvénile, il lit un roman qui me donne l'idée d'un développement pour mon mémoire. Il aura droit à mon éternelle reconnaissance sans le savoir.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Arrivé à Paris, au théâtre, tendance humour de gauche, cinquantenaire qui a le cou constamment éclairé par un projecteur mal réglé. Raie sur le côté, cheveux graisseux, lunettes montures en or, chemise blanche rayée bleue. Les gens sont affalés, ils rient à gorge déployé mais lui semble figé dans le même rictus. Il ne rit jamais ; il sourit, parfois. Il sera le premier à quitter son siège à la fin du spectacle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je découvre qu'on peut manger fort tard et fort bien à Paris. Aux heures indues, à Prague, j'étais habitué aux McDo. 1€ le cheeseburger, j'en prenais deux en sortant de l'opéra, en débitant ma phrase toute en tchèque, façon étranger assimilé. Parce que le métro fonctionne fort tard là-bas et les tramways toute la nuit. Comment Paris peut-elle aspirer à être la capitale européenne dominante avec des transports aussi frustres ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le quai de la Gare du Nord, à 6h30, je retrouve l'amie qui m'avait hébergé en Égypte aux mêmes dates l'année passée. Cette année, direction Amsterdam. Elle me trouve tout de suite "mûri", limite "vieilli". Mes traits deviennent adultes alors que mes affects se tournent de plus en plus vers l'enfance. Darling a été une sérieuse concurrente niveau caprices et humeur lunatique. Nous nous entendons malgré tout fort bien, parce que nous sommes sans compromissions et sans mesquineries.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amsterdam, son odeur de cannabis, ses femmes en vitrine et ses canaux. Toujours aussi déplaisante cette ville. En dépit, du marché aux fleurs, des grands et beaux hollandais. J'ai survécu à l'auberge de jeunesse, aux ronflements effrayants d'un espagnol, aux pets des allemandes, au baragouinage des québécois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TSBQ42CL0qI/AAAAAAAACS4/VMcXIYoPNzs/s1600/DSCN1636.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TSBQ42CL0qI/AAAAAAAACS4/VMcXIYoPNzs/s400/DSCN1636.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5557530877682766498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Entre les Vermeer de l'un et les Van Gogh de l'autre, les musées représentaient l'étape culturelle du voyage. Aucun bâtiment marquant, pas d'église à visiter, pas de parc mystérieux (malgré le Vondelpark). J'avais gardé un assez fidèle souvenir de ma précédente visite ; je confirme mon ressenti et je classe cette ville toujours aussi bas dans les priorités de vrai voyage. Reste que pour trois jours pour passer le Nouvel An, c'est une des meilleures destinations. Ambiance très jeune, détendue et pas trop faussement hippie, compte-à-rebours bon enfant de la nouvelle année sur fond de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nessun Dorma&lt;/span&gt; avec castafiore intégrée, restaus indiens/indonésiens bons et pas chers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gin tonic sur Gin tonic (lamelle de citron obligatoire), le passage à la nouvelle année s'est fait en douceur, sans prendre l'allure de fête forcée. Grosso modo, j'aime assez peu cette fête imposée du Nouvel An ; outre le fait que je suis encore au calendrier julien, j'ai souvent tendance à faire des soirées étranges... J'ai comme ça, à mon palmarès, un Nouvel An chez des frères dominicains avec une adoration du saint sacrement et une tisane...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au retour d'Amsterdam, en faisant un crochet dans le Veme, à un arrêt de bus un couple se déchire sous le regard inquiet d'un fils qui ne sait plus à quel parent se raccrocher. Amoncellement de petites rancoeurs mesquines ; qu'une envie, celle de dire à Madame de demander le divorce rapidement pour elle et pour son fils tant elle n'a apparemment plus rien à attendre de son mari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le train de retour, succession de jolis garçons (dont un joli roux qui n'a pas cessé de m'interroger du regard, interloqué que je me sois obstiné à le vouvoyer alors qu'on devait avoir deux ans d'écart, lui plus jeune) et un couple mignon comme tout. Jeunes mariés (choix d'alliances de très bon goût) car encore bénéficiaires de la carte 12/25 (je fouine, je fouine), probablement jeunes profs tous les deux (j'ai reconnu les emplois du temps de l'éducation nationale) et amoureusement lovés dans les bras l'un de l'autre. BCBG tendance prof (bien fringués mais pas trop, voire pas top), ils respiraient le bonheur et l'harmonie. Ça donnerait des envies de nuptialité !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis basta, la bonne année à tous ! Moi, j'y espère réussir mes examens, boucler mon mémoire, passer un long weekend à Paris et un petit weekend à Grenoble et tout est au mieux dans le meilleur des mondes !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-4255661631676904062?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/4255661631676904062/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=4255661631676904062&amp;isPopup=true' title='19 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/4255661631676904062'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/4255661631676904062'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/01/la-vie-par-bribes.html' title='La vie, par bribes'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TSBQ42CL0qI/AAAAAAAACS4/VMcXIYoPNzs/s72-c/DSCN1636.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>19</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-8361836638422830509</id><published>2011-01-01T21:28:00.000+01:00</published><updated>2011-01-17T10:48:20.364+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les liaisons dangereuses'/><title type='text'>Sordide</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans mes tendres années, et surtout lorsque j'étais en classe préparatoire, je participais avec constance à un forum dédié à la musique classique. C'était un formidable complément de vie sociale à cette époque où je n'avais pas, matériellement, le temps de voir autant que je l'aurais voulu mes amis. Un message est si vite posté sur un forum, entre deux fiches de droit !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je continue épisodiquement à participer, par vagues, tous les six mois... Et s'il m'est arrivé de ne pas lire les messages des autres membres pendant de très longues périodes par désintérêt et par manque de temps, j'ai tout de même pu assister au renouvellement des membres fondateurs, piliers de l'endroit. Très fréquenté et rajeuni, cet espace de discussion compte en ses murs un participant dont je veux parler, ici. Son attitude, ses messages, sa vie dessinée en filigrane, m'émeut autant qu'elle m'attriste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dénué de tout humour et de toute capacité à reconnaître l'humour/le second degré chez autrui, il s'attire constamment par ses messages les quolibets -souvent gentils- des autres participants qui rient à ses dépens. Sa terrible rectitude morale, son autorité insatisfaite (ah, s'il pouvait devenir modérateur de l'endroit ! ), ses jugements à l'emporte-pièce en font une proie facile pour les adultes un peu déconneurs. Nous ne vivons pas dans le monde des bisounours et certaines personnes mal intentionnées s'échouent régulièrement dans les colonnes de ce forum ; ils repèrent facilement la bête qui tend le bâton pour se faire battre et jubilent de l'humiliation publique qu'ils peuvent lui infliger avant que la modération ne réagisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai ri, moi aussi, de son inadaptation à l'échange virtuel. Je l'ai remis en place, moi aussi, quand ses avis tranchés étaient dénués de fondements et brisaient la discussion. J'ai moqué, moi aussi, cet aveuglement à l'humour et ses auto-flagellations. Désormais, tout appelle le sordide plus que la pitié ou que la sollicitude. Plus ça va, plus on connaît de détails sur sa vie qui ne semble pas plus riante que sa personnalité. Père absent, frère distant, amitiés erratiques, amours contrariées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa profusion de messages laisse apparaître une homosexualité refoulée, sans que le doute soit possible (et je sais de quoi je parle). Ses études (une classe préparatoire) sont un fardeau trop lourd pour lui, incapable de s'organiser et de s'autonomiser dans le travail. Ses confessions permanentes, à tout sujet, et ses épanchements sentimentaux traduisent le manque d'amitiés solides à qui ils devraient être chuchotés. Tout respire la dissimulation et la peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son cas ne semble pas intéresser ou préoccuper plus que ça la plupart des participants. Je crois que si j'y prends intérêt, c'est parce que ce garçon est une synthèse de tout ce que j'aurais pu devenir si, à une certaine époque, mon entourage familial et amical ne m'avait pas secoué et remis les idées en place. Je n'ai jamais été dénué d'humour mais j'aurais pu m'enfermer dans mes certitudes, rester aveugle à mes inclinations et vivre une existence de frustrations et d'interdits. J'ai essayé, sur tous les registres, de lui transmettre par écrit tout ceci, en essuyant un échec cuisant. Comment lui mettre son bonheur entre les mains ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-8361836638422830509?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/8361836638422830509/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=8361836638422830509&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8361836638422830509'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8361836638422830509'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2011/01/sordide.html' title='Sordide'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-8511139969590066575</id><published>2010-12-24T17:48:00.003+01:00</published><updated>2010-12-24T22:35:04.467+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pépiements musicaux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Veille nocturne</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En fouillant un peu dans des tiroirs, j'ai retrouvé ce jour des vieilles cartes téléphoniques. Une joie d'enfant qui était celle de collectionner les plus originales, les plus rares. Certaines étaient, en effet, tirées à un très petit nombre d'exemplaires et la rareté suscite toujours l'envie. Je m'en souviens d'une qui représentait l'affiche d'un film d'Almovodar, d'autres étaient plus quelconques. La vraie richesse, c'était la carte 120 unités au tirage de moins de 5000 exemplaires. Mais je crois qu'aujourd'hui, la vraie richesse c'est de continuer à collectionner les cartes de téléphone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, il paraît que c'est Noël. Le plan de table est établi selon les préceptes appris aux réceptions de l'ambassadeur, les cadeaux sont savamment disposés sous le sapin et la magie est censée opérer toute seule. Magie de la famille qui chasse la déprime intimement liée à cette saison (pour avoir fait un travail de recherche jadis au lycée sur le suicide, les statistiques sont éloquentes: méfiez-vous des soirées d'hiver de décembre, elles tuent) ; mais dans vingt ou trente ans, quelle famille ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/glinka.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1" height="20" width="200"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;param name="movie" value="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/glinka.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1"&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-8511139969590066575?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/8511139969590066575/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=8511139969590066575&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8511139969590066575'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8511139969590066575'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/12/veille-nocturne.html' title='Veille nocturne'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-5479152826243973349</id><published>2010-12-21T21:03:00.004+01:00</published><updated>2010-12-21T22:07:36.093+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Echappées culturelles'/><title type='text'>Rendez-vous</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ni rendez-vous galant avorté, ni le film de Téchiné (que devient Wadeck Stanczak, d'ailleurs ?). Voici l'histoire: avant de m'expatrier à Prague, en septembre 2009, j'avais lu dans l'Obs une critique de Jérôme Garcin, me semble-t-il, d'un livre qui paraissait crépusculaire. La critique était bonne, le thème (suicide et mal de vivre) avait tout pour me plaire. Mais je ne suis pas parvenu avant mon départ à me procurer ce livre, de José Alvarez, intitulé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Anna la nuit&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Curieusement, il n'est revenu à mon bon souvenir qu'en janvier 2010 ; lors de ces longues vacances hivernales où j'ai eu le loisir d'écumer toutes les pages Internet du Bibliobs pour retrouver ladite critique. J'avais, en effet, oublié et le titre et l'auteur. Fort de ces retrouvailles, je me suis dès cette date mis en quête de l'objet et j'étais alors ravi d'apprendre que l'Institut Français de Prague l'avait en sa possession. Hélas, je ne l'ai jamais trouvé dans les rayonnages. Je suis allé pendant six mois, à chaque visite, à la lettre A du rayon romans et je ne l'ai jamais vu. Bêtement, et un peu par défi ou superstition, je n'ai jamais questionné la documentaliste sur cette absence. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Anna la nuit&lt;/span&gt; s'était évanouie dans son brouillard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne reculant devant rien, je marquai la page Amazon de l'ouvrage, sans but précis puisque je ne la consultais jamais. Secrètement, j'espérais que le livre sorte en poche, sans espoir puisqu'il doit probablement faire partie de ces mauvaises ventes qui n'atteignent que tardivement le seuil critique qui autorise le passage en poche. Et puis, il y a quinze jours, en cliquant maladroitement sur mon marque-page, j'ai vu le livre en occasion à 3€ comme neuf, port compris. Ni une ni deux, c'est ici que s'achevait ma longue quête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et hier soir, je prenais le livre entre mes mains, sa couverture jaune encore raidie, la tête chauve de l'auteur sur le bandeau, la tranche grisâtre. Un peu plus de 200 pages, c'est lu en une soirée. Les pages s'égrènent, je fais connaissance avec les personnages. Un narrateur apparemment bisexuel (si j'ai bien compris) dont on ne saura jamais de quoi il vit mais probablement très riche puisqu'il passe son temps à voyager (Alvarez a eu le bon goût de ne choisir que des lieux que je connais ou que j'apprécie), une femme dépressive pour des raisons mystérieuses, des maîtresses et des amants pervers ou louches, des amis improbables (Helmut Newton, rien que ça), etc. Le style est un peu baroque mais a une touche incisive que j'ai su aimer. Ma rencontre improbable avec Anna a donc enfin eu lieu, je l'attendais tellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce qui devait arriver, n'a pas manqué d'arriver: ce livre est une grosse daube. Il accumule tous les tics d'une écriture contemporaine faussement décadente et perverse, avec ce qu'il faut d'homosexualité (je n'étais pas venu pour ça, pour une fois), de maniaqueries psychotiques, de névrosées poudrées à la cocaïne... Absolument risible de bout en bout et mal construit. Les premiers chapitres, qui précèdent un long flashback mal agencé, sont d'un intérêt limité et ne doivent leur existence qu'à la volonté de l'auteur de décrire une tempête, une Porsche (ou une Jaguar, j'ai déjà oublié) et un mari soumis mais qui, ô comble de virilité, finit par s'émanciper de sa vilaine femme (et j'ai toujours pas pigé si le narrateur avait couché ou non avec ce mari soumis). La crédibilité temporelle relève du néant, tout comme la crédibilité matérielle de l'action. Le summum de la crétinerie est atteint dans les derniers chapitres où le narrateur et sa femme déprimée, en villégiature (toute façon, ils sont tout le temps en villégiature) à la montagne, papotent avec Maria Callas qui perce en un coup d'œil les raisons du mal être de madame et lui souhaite de ne pas finir comme elle, avec sa voix usée et ses amours ratées. Consternant. 3€, c'était presque trop.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-5479152826243973349?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/5479152826243973349/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=5479152826243973349&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/5479152826243973349'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/5479152826243973349'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/12/rendez-vous.html' title='Rendez-vous'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-7735558135749734535</id><published>2010-12-20T20:30:00.001+01:00</published><updated>2010-12-20T23:17:08.300+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pépiements musicaux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>J'erre en ce monde comme une prostituée dans une ville sans trottoirs*</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;* aucune idée de titre,  Emil Cioran est alors toujours d'un grand secours. Cet aphorisme en particulier parce que je l'ai joyeusement recasé dans une dissertation de Culture Générale, histoire de réveiller le correcteur au milieu d'un flot d'inepties. Et franchement, à le relire et en connaissant le sujet, je me demande vraiment à quoi je l'ai relié ?!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai achevé la semaine dernière, absolument dantesque, à grand-peine. Éreinté, j'ai fini par en voir le bout. Entre les examens, les sujets mirifiques, les heures passées entre brouillons multicolores et copies couvertes de pattes de mouche, ma faible constitution était déjà malmenée. S'ensuivit un long et beau mariage. Mais j'étais bien trop esseulé pour en profiter comme il aurait fallu ; enfin, j'ai quand même toujours autant de plaisir à discuter avec celui qui fut un de mes profs de lycée, cousin de la mariée. Quand je le vois joyeusement alcoolisé ou complètement déchainé sur une piste de danse, je me dis que des amis paieraient très cher pour voir ça, eux qui ne le connaissent que ponctuel et sévère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci étant, je crois que le bonheur des autres me déprime, en l'occurrence ce qui est censé être le plus beau jour d'une vie. Pas parce que le mariage m'est interdit (et si un jour il m'est permis, je ferais ça, à condition de trouver un mari, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;alla&lt;/span&gt; tchèque: 25 personnes pas plus et surtout pas la famille !) mais parce qu'il me renvoie à mes propres incapacités.  Je me demande bien ce qu'est le plus beau jour d'une vie, si tant est qu'il y en ait un ; le jour où j'ai fait l'amour pour la première fois ? Celui où j'ai réussi pour la première fois un concours ? Le jour où je deviendrai Garde des Sceaux ? Curieusement, à choisir le plus beau jour d'une vie, je prends une journée presque banale ; celle qui me vient toujours spontanément à l'esprit est celle passée à Dresde en janvier dernier. Mon émerveillement, risible aux yeux des amis qui m'accompagnaient, devant la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Frauenkirche&lt;/span&gt;. La vue de cette église m'a procuré beaucoup plus d'émotions et de souvenirs que celle des pyramides du Caire. Allez savoir pourquoi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dérive, je dérive... Après une très courte nuit suivant ce mariage, je suis reparti en voiture de nuit et sous la pluie (trois éléments qui concourent à ma bonne humeur) vers des horizons provençaux. Définitivement, il n'y a que Michel Berger que je supporte en voiture (et les études de Chopin). Musique au conservatoire en ce dimanche et j'ai fait connaissance avec de nouveaux compagnons de chambre. Ils ont  tout de suite été fixés sur ma petite personne: ces jeunes filles en fleur, flutistes émérites, ce bon bassoniste rêveur, l'hautboïste caractérielle, m'ont vu joliment débarquer avec ma chemise rose (encore une que je vais devoir repasser moi-même, à cause du veto maternel), ma tête peinturlurée pour cacher le stress et la fatigue de cette semaine, mes jambes trop croisées et mes blagues intello-subversives. Mes amis concertistes ont achevé de cerner leur nouveau compagnon de musique quand ma très chère professeur de flûte a lâché un: "alors, ce mouvement, mon petit Kynseker, il faut le jouer romantique, tendre et, euh, disons, féminin. En le disant, c'est tout à fait toi, ça, romantique et... fémi... tendre, je suis sûr que tu es un tendre, non... ?". Cette année, c'est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;concerti da camera di Antonio Vivaldi&lt;/span&gt;. Je suis ravi, musique jouissive et directe qui m'a toujours beaucoup touché. J'ai des disques de Vivaldi par centaines, fou que je suis. On a enfin fini de monter une sonate qui aura demandé beaucoup de travail à tout le monde: une sonate pour flûte à bec et basson &amp;amp; basse continue. Une tuerie inter-galactique qui envoie du pâté ! Écoutez plutôt le second mouvement, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;allegro&lt;/span&gt;:&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/astree.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1" height="20" width="200"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;param name="movie" value="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/astree.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1"&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-7735558135749734535?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/7735558135749734535/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=7735558135749734535&amp;isPopup=true' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/7735558135749734535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/7735558135749734535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/12/jerre-en-ce-monde-comme-une-prostituee.html' title='J&apos;erre en ce monde comme une prostituée dans une ville sans trottoirs*'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-7771445453337563650</id><published>2010-12-12T15:22:00.006+01:00</published><updated>2010-12-12T15:55:13.864+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Faire de moi un homme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le retour des ombres'/><title type='text'>Traumatismes d'enfance</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai toujours eu un gros complexe de cour de récré. Il ne se passait pas une année sans qu'il revienne. Il portait et porte toujours le doux nom des "Aristochats". Moi, petit garçon propret et plutôt bien élevé, je n'ai jamais vu ces maudits Aristochats. On ne voyait pas de Disney à la maison, on n'achetait pas de cassettes VHS, on se contentait d'enregistrer des films intéressants, quand ils passaient à  la télé. Je me souviens qu'on avait seulement le droit de regarder les cartoons de Canal + après le repas, je devais avoir sept ou huit ans. Alors, quand mes petits camarades, des étoiles dans les yeux, de la véhémence dans la voix, se refaisaient le dessin animé en actions enfantines, j'étais à part, frustré. Mon charisme naturel et mon leadership intrinsèque (hu hu hu) faisaient toutefois que je parvenais vite à renverser le cours des choses et à faire basculer nos amusements enfantins vers un autre sujet. Mais n'empêche que je suis resté complexé à cause de ce foutu dessin animé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais deux bons amis. Un doux rêveur, irrémédiablement perdu pour la rationalité. Je fais une petite parenthèse: je ne sais pas du tout ce qu'il est devenu, il est parti un jour de notre école, dans des conditions aussi troubles que celles dans lesquelles je l'avais connu. J'ai appris, plus tard, dans une interprétation toujours sans fard et sans jugement qui caractérise la vindicte maternelle, que ses parents étaient divorcés (c'était pas si fréquent encore). Son père, très grand, musclé, et à la démarche chaloupée mais virile, portait une boucle d'oreille à l'oreille droite. Ce qui ne cessait pas de m'intriguer, ce devait être le premier homme que je voyais avec une boucle d'oreille. Donc, en gros, un homosexuel qui s'était marié pour se faire un enfant et qui a ensuite divorcé. Je crois l'interprétation plausible. J'en reviens à mes moutons: mon autre ami était plus directif, très ancré dans les choses réelles. Toujours est-il qu'un jour nous décidâmes de mettre en place un jeu cruel dont seuls les enfants ont le secret: exclure de notre trio l'un de nous chaque semaine, de sorte qu'il lui soit interdit de jouer avec les deux autres et de leur parler. J'ai dû cautionner le jeu, au début, parce que je n'étais pas la première victime. Ensuite, quand cela a été mon tour... Un torrent de larmes plus tard, j'étais dispensé. Faiblesse juvénile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais n'allez pas croire que j'étais toujours un dégonflé. Alors que je me désintéressais prodigieusement du foot et que je préférais aller batifoler dans les herbes et ramasser des feuilles de chêne (et j'entretiens toujours une passion farouche pour ces arbres), je fus une fois le héros du jour de l'équipe hasardeuse formée en cours de sport. Comme tous les réfractaires, j'optais en ce temps-là pour le poste de gardien. Il est toujours facile d'accuser la défense de ne pas avoir su protéger le but. D'autant que moi, quand une balle me fonce dessus, je m'écarte et je ne cherche pas à l'arrêter. Mais ce jour-là, malgré toute ma mauvaise volonté, je parvins à arrêter le ballon plus ou moins avec ma tête, ce qui me fit voir trente six chandelles, me valut une bonne tape dans le dos de la part du prof fier de ma prestation, ce qui finit de m'achever et me fit prestement m'écrouler. Peu importe, j'avais sauvé la partie, on avait gagné. C'était bon le temps, ce n'était pas encore l'enfer des cours de sport du collège...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-7771445453337563650?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/7771445453337563650/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=7771445453337563650&amp;isPopup=true' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/7771445453337563650'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/7771445453337563650'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/12/traumatismes-denfance.html' title='Traumatismes d&apos;enfance'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-589243846270284122</id><published>2010-12-10T17:39:00.003+01:00</published><updated>2010-12-10T17:59:30.503+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Echappées culturelles'/><title type='text'>Les pensées philo du jour</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Entendue à 17h36, dans la rue, celle-ci: "le bonheur, c'est pas une fin en soi ; c'est juste une passion de l'homme moderne". Dite par une anonyme, méchue, manteau rouge vermillon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lue à 10h11, dans un train en panne (la SNCF m'aime, je l'ai toujours su), cette autre: "au cours de sa vie, l'individu ne se contente pas d'agir, de parler, de penser ou de rêver -non, il garde le silence sur ce qu'il est, sur ce qu'il est le seul à savoir et qu'il est impossible de communiquer à autrui. Pourtant, il sait bien que l'objet de ce silence est la vérité même. C'est toujours sur nous-mêmes que nous nous taisons". Ecrite par Sandor Marai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne crains que l'anonyme reste anonyme et que Sandor Marai conserve ses titres de gloire. Je ne résiste pas à l'envie de partager la suite de cette citation: "Mais pourquoi un tel silence ? Dans l'un de ses livres (datant d'une époque où il n'était pas encore l'Ecrivain de la Cour gaullienne, un parvenu se faisant appeler Excellence), Malraux dit que l'homme se croit, tout au long de sa vie, dépositaire d'un Grand Secret. C'est là une erreur: l'homme est le réceptacle de misérables petits secrets qu'il s'obstine à ne pas révéler".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son exil triste, qui s'achève par le suicide, notre écrivain hongrois a su trouver des mots très aimables à l'égard de notre premier Ministre de la Culture !  Reste que ses &lt;span style="font-style: italic;"&gt;M&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;émoires de Hongrie&lt;/span&gt; sont un peu décevantes ; Stefan Zweig et Marai, deux phénomènes de mode de la fin du XXe, modes que je suis allégrement, un certain talent, un exil dans les deux cas et un suicide dans les deux cas. C'est ce qu'on appelle &lt;span style="font-style: italic;"&gt;un destin&lt;/span&gt;, non ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-589243846270284122?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/589243846270284122/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=589243846270284122&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/589243846270284122'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/589243846270284122'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/12/les-pensees-philo-du-jour.html' title='Les pensées philo du jour'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-1051085100437118266</id><published>2010-12-08T18:35:00.004+01:00</published><updated>2010-12-08T19:07:34.132+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A l&apos;orée du savoir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le retour des ombres'/><title type='text'>Quand les révisions montent à la tête</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelques uns de mes amis seraient contents de lire ces lignes (et le premier d'entre eux, celui qui partage -parfois, sûrement trop peu au vu des conventions amoureuses traditionnelles- mes nuits) car voilà, c'est un fait: la réforme constitutionnelle de 2008 voulue par notre bienaimé Président est quand même une œuvre forte, une belle réalisation à mettre à son crédit. Alors, le traître politique, ministre de la culture des grandes heures mitterrandiennes, a bien fait de la voter cette réforme. N'empêche aussi que l'opposition de gauche sait se montrer idiote et partisane plus que de raison. Et c'est regrettable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne dis pas qu'il n'y a pas un peu de poudre aux yeux dans cette réforme (on confie pleins de contre-pouvoirs à des personnes qui sont en fait nommées par le Président lui-même, c'est risible) mais elle est vraiment ce qu'elle prétend être: un changement dans le bon sens. Je sais bien que la gauche, sans Sénat, ne peut pas mener de réforme constitutionnelle (sauf à passer par le référendum, ce qui n'est pas une mince affaire ; et je ne crois pas, pour ma part, aux vertus de l'appel au peuple. On voit ce que ça a donné pour la Constitution Européenne ; on l'attend encore le fameux "plan B" tant vanté par les nonistes) mais quand même, Lui au moins l'a faite. Grosso modo, je reste toujours aussi émerveillé devant la Question Prioritaire de Constitutionnalité et je me range petit à petit dans le camp de ceux qui veulent un maintien de la Ve République alors qu'il y a encore quelques années, je me serais damné pour une VIe République. Tout ça pour dire que c'est cette réforme que je retiendrai du premier quinquennat (ouais, je mise sur un second) de l'homme protégé contre le lancé intempestif (cf., pour comprendre la mauvaise blague de juriste, l'arrêt CE 1995 Commune de Morsang-sur-Orge).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De celui de son prédécesseur, j'ai toujours retenu la fin du service militaire -même des trois jours-. Une bénédiction, me semble-t-il. Même la journée d'appel à la défense m'a paru interminable. Des vidéos de propagande pour l'arme nucléaire, des tests idiots visant à repérer les attardés et à leur faire signer vite fait quelques papiers pour un engagement futur. Je me souviens du mauvais steak haché (je déteste ça, les steaks hachés, tout comme la viande rouge d'ailleurs) et des mauvaises frites. Je me souviens de mon voisin de table, en face, qui voulant découper avec force son steak avait fait valser toutes ses frites en dehors de son assiette. Du rire contenu que nous avions eu et du rire gargantuesque qu'on avait déployé à la sortie de cette maudite cantine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la cohabitation, je garde une idée de calme et d'insouciance. L'étreinte du travail familial desserrée, des vacances à la montagne (jamais au ski, hélas), l'arrivée d'Internet... Puis je me souviens de cet écrasement sécuritaire, de la peur qui m'étreignais quand je rentrais seul en bus du collège, quand la nuit était noire, quand les phares de certains véhicules étaient encore jaunes, quand j'étais un petit garçon frêle et fébrile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute façon, c'est pas parce que je perds mes cheveux, que j'étudie des choses de grandes personnes que je ne suis plus un petit garçon frêle et fébrile.  C'est juste que, maintenant, quand je ne me contrôle pas je parle comme dans les livres du XIXe et que je vacille d'émotion à l'écoute d'une tragédie lyrique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-1051085100437118266?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/1051085100437118266/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=1051085100437118266&amp;isPopup=true' title='35 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1051085100437118266'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1051085100437118266'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/12/quand-les-revisions-montent-la-tete.html' title='Quand les révisions montent à la tête'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>35</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-8506937901321947642</id><published>2010-12-03T18:00:00.000+01:00</published><updated>2010-12-03T16:51:51.622+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les liaisons dangereuses'/><title type='text'>Sans compl(s)exe</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette vidéo doit déjà être connue dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le milieu&lt;/span&gt; (mais lequel ?!), pourtant je l'ai découverte il y a peu. Pourquoi de telles productions scéniques ne sont-elles pas données dans mes contrées ? Avec une telle qualité artistique, euh à tout le moins plastique, j'irais plus souvent à l'opéra ! Voilà, coupez le son et regardez notre beau chanteur vous faire l'offrande de sa plus simple nature...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object height="385" width="480"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/IB9z2R34a5g?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;rel=0&amp;amp;color1=0x5d1719&amp;amp;color2=0xcd311b"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/IB9z2R34a5g?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;rel=0&amp;amp;color1=0x5d1719&amp;amp;color2=0xcd311b" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" height="385" width="480"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-style: italic;"&gt;Par contre, c'est un fait: il chante comme une casserole !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-8506937901321947642?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/8506937901321947642/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=8506937901321947642&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8506937901321947642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8506937901321947642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/12/sans-complsexe.html' title='Sans compl(s)exe'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-2640035457130664988</id><published>2010-11-30T22:03:00.001+01:00</published><updated>2010-11-30T22:11:18.692+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le retour des ombres'/><title type='text'>Instrument(s) de torture</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La sonate en  la mineur du billet précédent est une œuvre qui a marqué tout mon parcours musical et toutes ses étapes importantes. Je l'ai tellement jouée et écoutée que j'avais fini par la délaisser. La perspective de peut-être la rejouer à un mariage a rappelé à mon bon souvenir un de ces moments clés où je l'ai interprétée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux parler de la mémorable, de la majestueuse, de la merveilleuse, de la très sérieuse épreuve de musique du baccalauréat. Inscrit en candidat libre, j'ai, à l'époque, tranquillement préparé les deux parties de l'épreuve dans mon coin. D'abord il fallait commenter les œuvres inscrites au programme, ensuite interpréter un morceau de son choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour J, je me suis présenté à l'heure convenue ; on m'a attribué un jury et j'ai patiemment patienté sous les pins de ce lycée qui n'était pas le mien. Deux ou trois heures plus tard, mon tour était venu. J'ai pénétré dans la salle qui, dans mon souvenir, est très obscure, petite mais fraîche. J'ai décliné mon identité, posément. C'est à ce moment-là que l'une des deux examinatrices m'a demandé de quel instrument je jouais. Je répondis tout aussi calmement "de la flûte à bec". Gros soupir de mon interlocutrice puis ces mots "ah ?! Bon... Dans ce cas... On va faire une pause, hein, je vais aux toilettes". Un peu décontenancé par tant de mépris larvé, je me tourne alors devant l'autre examinatrice qui devant mon air dépité me dit "oui, bon, hein, moi, je vais fumer une clope".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une vingtaine de minutes plus tard (j'ai si longuement attendu que j'ai presque cru qu'elles m'avaient oublié), elles étaient de retour. L'épreuve théorique se déroule sans anicroche si ce n'est cette question et cette réponse mémorable: "comment se nomme le motif rythmique qui se répète tout le long du morceau ?". Moi, très sûr: "un ostinato" et j'explique les bases de ce principe. Air interloqué de mon interlocutrice: "non pas du tout. Cela s'appelle un rythme répété". J'ai du me retenir de ne pas pouffer de rire, m'enfin, c'était le jury, fallait rester sérieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, épreuve pratique. Je commence à contextualiser la sonate que j'ai choisie (l'œuvre retenue devait avoir un rapport avec les morceaux de l'écoute imposée) quand je suis vite coupé par ma clopeuse qui me dit "oui, bon, c'est de la flûte à bec, quoi". Très probablement persuadées que j'avais vaguement appris à en jouer au collège et que je pensais grappiller quelques points avec cette épreuve facultative ou seuls comptaient les points au-dessus de la moyenne, je faisais très mauvaise impression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans me démonter, je lui ai tendu le disque d'accompagnement que j'avais concocté en MAO. L'une des deux pris quand même la peine de régler le volume et je jouai le premier et le dernier mouvement. Et je dois bien avouer que j'ai rarement aussi bien joué cette sonate. Une fois ma petite récréation terminée, quelques longues secondes de silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et mes deux examinatrices de se répandre en excuses pendant 5 bonnes minutes et de me dresser des couronnes de laurier, de m'enjoindre à continuer la musique, la musique baroque, d'en faire mon métier, etc. Totalement surpris par ce revirement de situation, je n'en étais pas peu fier. Une fois mes petites affaires rangées, et alors que je m'apprêtais à partir, dans un dernier au-revoir, l'une des examinatrices de me redire à nouveau "merci de nous avoir fait terminé notre journée aussi agréablement après avoir supporté un horrible violoncelle, des mauvais pianistes et une terrible clarinette".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, en juin, sur mon relevé de notes du baccalauréat, je découvris un 20/20. Heureux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-2640035457130664988?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/2640035457130664988/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=2640035457130664988&amp;isPopup=true' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2640035457130664988'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2640035457130664988'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/11/instruments-de-torture.html' title='Instrument(s) de torture'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-6087554219460008739</id><published>2010-11-26T22:15:00.003+01:00</published><updated>2010-11-26T22:25:01.436+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Faire de moi un homme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le retour des ombres'/><title type='text'>Sonate en la mineur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/lamineur.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1" height="20" width="200"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;param name="movie" value="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/lamineur.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1"&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; 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  &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 3"&gt; 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  &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="60" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Shading Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="60" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Shading Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 6"&gt; 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  &lt;w:lsdexception locked="false" priority="32" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Intense Reference"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="33" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Book Title"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="37" name="Bibliography"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" qformat="true" name="TOC Heading"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable  {mso-style-name:"Tableau Normal";  mso-tstyle-rowband-size:0;  mso-tstyle-colband-size:0;  mso-style-noshow:yes;  mso-style-priority:99;  mso-style-qformat:yes;  mso-style-parent:"";  mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;  mso-para-margin-top:0cm;  mso-para-margin-right:0cm;  mso-para-margin-bottom:10.0pt;  mso-para-margin-left:0cm;  line-height:115%;  mso-pagination:widow-orphan;  font-size:11.0pt;  font-family:"Calibri","sans-serif"; 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J’attends, anxieusement, que la porte s’ouvre et de faire connaissance avec ma nouvelle professeur de flûte. J’ai 13 ans.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt;L’élève précédent sort enfin. Une jeune femme m’accueille d’une voix douce et tendre. Je m’installe et invité par elle, je montre un peu ce que je sais déjà faire. Manifestement beaucoup plus que ce à quoi elle s’attendait de la part d’un brave collégien. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt;Première partition aux tons bleutés, couleur layette. Désuet, comme ce que j’imaginais. Cette ambiance crépusculaire, dans cette pièce au plafond vouté trop haut et à la moquette poussiéreuse, me ravit. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt;Les semaines suivantes, les cours se suivent et ne se ressemblent pas. J’apprends énormément et je découvre plein de nouvelles choses. Sans réellement travailler, puisque j’y prends beaucoup de plaisir, je progresse très rapidement. A la fin de l’année, je présente l’examen de 4&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; année, directement. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt;C’est que au cours de l’année, j’ai eu l’outrecuidance de sortir de ma sacoche les sonates de Handel (bible des flûtistes à bec) sous l’œil amusé et attendri de ma prof. Mon bulletin d’évaluation annuel sera gratifié du commentaire suivant : « élève TRES ambitieux ». &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt;S’écoulent ainsi 4 années qui me permettront de décrocher mon diplôme. Toujours entre vouvoiement et complicité, j’abats tout le répertoire de la flûte à bec, tout en snobant la musique contemporaine, que je méprise au plus haut point (j’ai à peine évolué sur cette question). &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt;Un peu frondeur, remettant sans cesse en cause les décisions professorales, je m’amuse et je joue un peu comme je l’entends. Ma professeur en prend son parti, mi amusée mi inquiète. Je grandis mais je ne m’assagis pas, bien au contraire. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt;Elle me couvera toujours de son regard maternel ; mes premiers poils de barbe ne l’impressionneront pas, pas plus en tout cas que ma haute taille. Quand harassé par les semaines de travail intense de la classe préparatoire, je me montre grognon et mal appliqué, elle reste d’une patience angélique. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt;Devant mon dédain d’adolescent trop sûr de lui qui fait la moue à la vue de musique renaissance, elle n’affecte aucune crispation et aucune vexation. Elle sait que je viens toutes les semaines, en toute amitié. Elle sait que le savoir qu’elle m’a transmis est précieux et me porte vers le bonheur. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt;Mais après six années de collaboration, je romps le contrat. Je pars faire mes études ailleurs. Je la sens triste quand je lui fais part de mon hésitation entre Strasbourg et Aix. J’étais depuis si longtemps son dernier cours de la semaine, dans la nuit du vendredi soir, et avec le temps, son meilleur élève. Sur le ton de la confidence, elle glisse que ce bonheur professoral lui manquera. Elle riait de mes réflexions spontanées et j’aimais la surprendre, l’air de rien. Elle jouait le jeu. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt;Elle a eu la joie de faire de moi un musicien accompli et passionné, là où mon professeur de trompette avait échoué. Lequel professeur avait du faire son mea culpa, dans une effusion émotionnelle que je ne lui avais jamais connue, après un concert que j’avais donné avec ma professeur. J’adorais donner des concerts avec elle, même si je lui donnais des sueurs froides tant j’étais imprévisible. Une fois, complètement déchainé (et c’est bien la seule fois où l’énervement m’a fait accomplir des prodiges), je jouais comme une furie une sonate italienne impétueuse, ce qui me valut les rappels de la salle. Toute la fierté était pour moi. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt;L’année suivant mon départ, j’étais repassé la voir à l’improviste. La surprendre, toujours. J’avais évoqué Prague et mon prochain départ, entre excitation et angoisse. Je n’avais pas tant changé, se disait-elle. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt;A mon retour de Prague, je n’avais pas pu trouver le temps de passer à nouveau. La semaine dernière, je lui ai envoyé un mail pour lui signifier mon envie de prendre des nouvelles en chair et en os. Dimanche, j’interrompais ma professeur de flûte aixoise avec qui je jouais des bêtises. Une envie subite de rejouer une sonate que j’avais jadis travaillée avec mon ancienne professeur.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNoSpacing"&gt;Le lendemain, j’apprenais qu’alors que j’avais eu cette envie fugace, mon ancienne professeur s’éteignait, terrassée par un cancer. J’ai 22 ans et j’espère atteindre la quarantaine qu’elle n’a pas connue. &lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-6087554219460008739?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/6087554219460008739/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=6087554219460008739&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/6087554219460008739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/6087554219460008739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/11/sonate-en-la-mineur.html' title='Sonate en la mineur'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-1055396064601112730</id><published>2010-11-25T17:41:00.000+01:00</published><updated>2010-11-25T17:42:44.398+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Télégramme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;1) C'est l'hiver. Mais même par 35° à l'ombre ma directrice de mémoire serait glaciale et réfrigérante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) Potiche. Ozon revient à son meilleur après quelques menus égarements. Rythmé, incisif, soigné, chansonnier, acteurs au top. La bonne humeur retrouvée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) Intenable. C'est moi ! Dopé aux vitamines, je suis absolument ingérable. Déconneur, sarcastique, tout le monde y passe. En face, regard torve et supplique "je n'arrive plus à suivre"...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4) Le summum. (De l'horreur culinaire). Atteint quand je me suis pris à cuisiner du chou. Il était beau et blanc ce gros chou au supermarché. Il m'a fait les yeux doux ; je l'ai massacré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5) Amsterdam. Je suis censé y fêter le Nouvel An. Mais pour l'instant, à moins de dormir sous les ponts, pas d'hébergement prévu. Et je ne suis pas inquiet. Les vitamines, ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6) Paris. En revanche, je sais que je prends le train pour y aller. Et que je serai la veille à Paris. Une bonne âme pour occuper (de toutes les manières possibles) ma soirée du 28 décembre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7) Europe. Jubilation de remporter l'enchère intitulée "Revue Europe, 1974, Le roman-feuilleton, papier jauni par le temps mais pas de manques". Si on m'avait dit...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8) Princesse. (Ma mère ou C.). Non, de Montpensier. Demi-succès. Un nom: Raphaël Personnaz. Je vais essayer le crayon noir sous les yeux. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Trop hype&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9) Momie. On a connu Théophile Gautier plus inspiré que dans ce Roman de la. Un tiers du livre est composé de descriptions répétitives de palais pharaoniques et de vêtements princiers. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;How interesting ! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10) Culture. Générale: "Quand on écrit, c'est qu'on veut sublimer un manque" + "Hegel: la jouissance de regarder l'art est narcissique" = ma vie s'éclaire entre frustration et narcissisme, sans surprise...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-1055396064601112730?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/1055396064601112730/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=1055396064601112730&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1055396064601112730'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1055396064601112730'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/11/telegramme.html' title='Télégramme'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-8464624953436966599</id><published>2010-11-22T13:15:00.003+01:00</published><updated>2010-11-22T13:39:48.171+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les liaisons dangereuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le retour des ombres'/><title type='text'>La Mala Educación</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Étant petit, j'étais plutôt dégourdi. Mais parfois maladroit... Aussi, avais-je pour spécialité de renverser les pots à eau ou, plus modestement, les verres. C'est ainsi qu'un jour où j'invitais un ami collégien à la maison, lors du repas, je renversai mon verre et inondai, comme il se doit, la table.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me levai tranquillement, sous le regard résigné de ma mère, et j'attrapai une éponge pour effacer les traces de ma gaucherie (ça me fait penser qu'il faudra que j'écrive un billet sur le fait d'être gaucher dans un monde de droitiers).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'eus fini d'éponger, je me rassis. C'est à ce moment que mon ami collégien, dans toute sa surprise et sa spontanéité, me demanda, sous le regard maternel cette fois-ci interloqué: "mais ta mère ne te frappe pas ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semblait qu'entre nos deux familles, la façon de concevoir l'éducation des enfants différait quelque peu ! J'eus l'occasion à plusieurs reprises de le constater par moi-même en étant invité chez lui et j'en concevais une certaine reconnaissance envers mes parents. Quand j'appris, il y a quelques mois, que s'étant révélé membre de la confrérie des amitiés particulières, ses parents l'avaient mis à la porte, je n'ai pas été surpris mais j'en ai conçu du dépit. Quelle bêtise ! Quant à moi, quand je fis cette même révélation à mes parents, ils ne m'ont toujours pas frappé. Bienheureux que je suis !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-8464624953436966599?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/8464624953436966599/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=8464624953436966599&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8464624953436966599'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8464624953436966599'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/11/la-mala-educacion.html' title='La Mala Educación'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-8594368409043561453</id><published>2010-11-21T20:23:00.003+01:00</published><updated>2010-11-22T00:05:18.763+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le retour des ombres'/><title type='text'>20h16, un dimanche soir</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A la sortie de chez Paul, devant ma pharmacie préférée. Une première fois. La première fois que je vois quelqu'un utiliser un distributeur de préservatifs. Manifestement je n'étais pas le seul. Le pauvre homme qui introduisait ses pièces dans l'appareil attirait tous les regards. Tous les passants, le sourire jusqu'aux oreilles, se retournaient pour voir s'ils n'avaient pas rêver. Non, il était bien là: 2€ pour un bon moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autres nouvelles du jour: musique au conservatoire. Sans joie et sans peine. Je crois que je passe de plus en plus pour le mec inconstant et ennuyé, vaguement au courant de ce qu'il fait. Je n'aime pas ça. La musique de chambre a bien des avantages mais je ne supporte pas les pertes de temps inhérentes à sa pratique. Les violes de gambe qui s'accordent en permanence, le claveciniste qui cherche ses accords, les chanteurs leurs notes. Le blabla du professeur au sujet de la traduction et du style. Jouer, je veux jouer. Je joue une fois par mois, pas le temps sinon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La musique sort peu à peu de ma vie. Je n'aime pas ça. Elle m'a tenu en vie durant des années. Refuge oublié, je l'abandonne. Je vais trop bien pour penser à elle. Alors en cours individuel, j'ai fait un caprice. Ma spécialité, les caprices. Rejouer le répertoire. Déchiffré, appris, joué il y a des années. Le rejouer, arrêter de se perdre dans les œuvres périphériques. Retrouver la grâce des débuts innocents: échec, le frisson n'est plus là. La technique est encore là. Pour combien de temps ? Le souffle, l'originalité de mon jeu qui amuse autant qu'elle déconcerte, aussi. Peur de s'assagir, de devenir scolaire et transparent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, on me promet des expériences: "j'ai bien compris comment tu marches, toi, je sais que tu aimes faire des expériences, toujours faire des découvertes". Mais le frisson reviendra-t-il ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-8594368409043561453?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/8594368409043561453/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=8594368409043561453&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8594368409043561453'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8594368409043561453'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/11/20h16-un-dimanche-soir.html' title='20h16, un dimanche soir'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-1696149863198448945</id><published>2010-11-18T11:13:00.004+01:00</published><updated>2010-11-18T11:54:05.118+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pépiements musicaux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Mais à quoi sert ce blog ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fondamentalement, à rien.&lt;/span&gt; Et c'est ça que j'aime, justement. Mais le petit débat qui anime le microcosme du blog tendance garçons sensibles sur les finalités et les contenus et une conversation nocturne avec des amies blogueuses m'ont amené à m'interroger à mon tour. Une fois n'est pas coutume, je me sens moins tourmenté que mes congénères blogueurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous êtes accrochés aux stats, vous les couvez d'un regard inquiet, avec un fameux décryptage à tous les niveaux. Je crois bien avoir installé un outil statistique sur ce blog mais je ne l'ai pas consulté depuis juin dernier, me semble-t-il. Ce blog se laisse vivre, les herbes folles poussent aux abords, mais il y a toujours quelques mercenaires qui finissent  par s'échouer dans ses pages et ça suffit à mon contentement. Sans besoin de savoir si il y a une majorité silencieuse ou inexistante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par le passé, j'ai créé quatre sites web, aujourd'hui tombés en désuétude ; le web 2.0 leur ayant été fatal. Ce blog aurait pu subir le même sort car son objet premier s'est éloigné dans le temps et l'espace: sa raison d'être initiale a disparu. Mais quand je l'ai créé, je voulais voir aussi si j'étais capable de me livrer à l'exercice, si c'était plaisant ou aliénant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En voyant la fin de l'aventure arriver, j'ai été pris de pitié et je n'ai pas voulu que ce blog rejoigne le cimetière ou l'orphelinat. J'ai continué à l'alimenter, un peu sous perfusion, mais je goûte le plaisir d'avoir un espace où raconter des inepties, poster des photos futiles et mettre de la musique rebutante. Je suis un petit garçon qui s'amuse beaucoup !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça manque de garçons nus et de billets d'humeur politique pour faire exploser l'audience, mais j'en prends mon parti. Moi, ce que j'aime, c'est poster des vieilleries de flûtiste perverti, en étant tout content de voir ça sur Internet alors que&lt;span style="font-style: italic;"&gt; fondamentalement, ça ne sert à rien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/brahmsrg.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1" height="20" width="200"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;param name="movie" value="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/brahmsrg.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1"&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[Brahms revisité]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-1696149863198448945?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/1696149863198448945/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=1696149863198448945&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1696149863198448945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1696149863198448945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/11/mais-quoi-sert-ce-blog.html' title='Mais à quoi sert ce blog ?'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-7262609863699438648</id><published>2010-11-11T23:17:00.004+01:00</published><updated>2010-11-11T23:42:54.971+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A l&apos;orée du savoir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Un sciencespoteux à la fac de lettres...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour mes petites recherches pour mon mémoire, j'ai du franchir un grand pas dans ma vie: me rendre dans une faculté de lettres dans l'espoir d'y débusquer la bibliothèque universitaire. Première étape: se confronter à la barbarie &lt;span style="font-style: italic;"&gt;peace&amp;amp;love&lt;/span&gt; de l'endroit. Moi, bien propret tout droit sorti de mon petit Institut d'Etudes Politiques, jeté dans la cage aux lions ! Dédales de couloirs dont tous les murs -sans absolument aucune exception- sont recouverts de plusieurs couches d'affiches électorales, de tracts, de manifestes, de prospectus, etc. Ambiance fumette et bavardages, hall reconverti en salon avec canapés années 70's, foire aux livres d'occasion... Diantre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première fois que j'y suis allé, une jeune fille m'a tendu un tract pour une manifestation contre les retraites, tract que j'ai poliment refusé. Et puis j'ai eu du remord quand j'ai été confronté à un choix cornélien entre quatre portes, sans plan sous les yeux. J'ai donc toujours très poliment demandé mon chemin à mon interlocutrice mais dans des termes qui l'ont semble-t-il décontenancée et qui lui ont surement fait se dire dans sa petite tête: "mais il sort d'où ce grand con qui me parle comme à une gueuse ?!". Sésame ouvre toi, j'ai tiré la bonne porte battante et je me suis retrouvé quelques minutes plus tard dans la bibliothèque universitaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une vraie ruche, j'ose dire que je ne pensais pas les étudiants en lettres si assidus, et un classement des ouvrages plutôt cohérent. Endroit moderne et propre qui contraste avec le reste de la fac. Et personnel vraiment aidant et sympathique. L'inconvénient majeur, c'est que mes vieilles références se trouvent toutes en magasin et qu'il faut attendre 20 minutes que les gens de l'accueil aillent les quérir dans la réserve. Mais il est une question qui me taraude, un petit mystère qui me turlupine...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette interrogation la voici: au moment de récupérer les ouvrages en magasin commandés, je demande s'ils sont tous empruntables (ce qui est loin d'être le cas, en principe) à la dame qui me les confient, ce à quoi elle me répond "ben, je ne sais pas, allez voir le catalogue sur l'ordinateur". Et là, je dis "oh, je crois qu'ils le sont" (ce qui est complètement irrationnel puisque je viens précisément de demander s'ils le sont effectivement, ce qui dénote ma totale absence d'informations sur le sujet) et je rajoute "je souhaite les emprunter". La dame s'exécute, les enregistre sur mon compte et je pars avec. Vérification faite, l'un des ouvrages est exclu du prêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore plus fou, une autre fois, je réceptionne un ouvrage toujours tout droit venu des rayonnages du magasin. Je demande à l'emprunter alors qu'il est tamponné en gros dessus "exclu du prêt". Le monsieur tente de l'enregistrer mais se rend compte qu'il n'a pas de code-barres (normal puisqu'il n'est pas empruntable) et au lieu de comprendre qu'il est exclu du prêt, il ouvre son tiroir, en sort un code-barres vierge et le colle royalement juste au-dessous du tampon "exclu du prêt". Incroyable, je pars avec mon bouquin sous le bras. Spécificité locale ou bien... ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-7262609863699438648?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/7262609863699438648/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=7262609863699438648&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/7262609863699438648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/7262609863699438648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/11/un-sciencespoteux-la-fac-de-lettres.html' title='Un sciencespoteux à la fac de lettres...'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-8549972934936113150</id><published>2010-11-10T10:17:00.008+01:00</published><updated>2010-11-10T11:19:59.875+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Koh-Lanta'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><title type='text'>Les jours simples et heureux</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un weekend passé entre "mémorisation" (petit nom intime pour sublimer le travail dévoué au mémoire, travail addictif et bien plus intéressant que prévu) et randonnée. Ces fameuses randonnées...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TNpnYIWJ6DI/AAAAAAAACSU/i_bXYqISRd4/s1600/DSCN1506.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TNpnYIWJ6DI/AAAAAAAACSU/i_bXYqISRd4/s400/DSCN1506.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5537852356060375090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il s'agissait de découvrir les vraies calanques, pas les endroits à touristes de Cassis et de la Ciotat. Entre rochers, petits chemins boisés et ports de pêche paisibles, une superbe journée entre amis déglingués. Avant de se laisser aller à nos travers respectifs en fin de journée -logorrhée sans queue ni tête, entrecoupée d'imitations de Ève Ruggeri présentant feu "Musiques au coeur", en ce qui me concerne-, matinée dans le brouillard, ambiance mystérieuse et fin du monde. Véronique Sanson à fond dans la voiture sur le chemin vers le point de rencontre, voix trop haut perchées, sonorités distendues, paroles écornées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TNpmC2ztSJI/AAAAAAAACSM/ClarayJN3L8/s1600/DSCN1421.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TNpmC2ztSJI/AAAAAAAACSM/ClarayJN3L8/s400/DSCN1421.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5537850891063609490" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"Ambiance mystérieuse et fin du monde"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;A la pause déjeuner, on se fait passer pour un "ange" (quoique cet ancien surnom revienne en grâce chez les amis) sous l'œil avisé d'un photographe aguerri. On lorgne sur une maison à la vue imprenable et dont le jardin cachait un trésor oublié: une poupée mal en point qui a réveillé nos vieilles pulsions maternelles enfouies...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TNpnYagdqnI/AAAAAAAACSc/P06tj7hqoOU/s1600/DSCN1482.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TNpnYagdqnI/AAAAAAAACSc/P06tj7hqoOU/s400/DSCN1482.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5537852360935451250" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"On se fait passer pour un ange"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TNppFQ1Ls3I/AAAAAAAACSk/x8Iwhh54Hqc/s1600/DSCN1535.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TNppFQ1Ls3I/AAAAAAAACSk/x8Iwhh54Hqc/s400/DSCN1535.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5537854230943740786" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Maisonnée à la vue imprenable"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TNppGAteTjI/AAAAAAAACSs/CLYHMBzkq64/s1600/DSCN1540.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TNppGAteTjI/AAAAAAAACSs/CLYHMBzkq64/s400/DSCN1540.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5537854243796307506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Notre Olympia&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je vous conte la fin de la journée en vidéo:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object width="370" height="316" class="BLOG_video_class" id="BLOG_video-f56dd0040a86a00a" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/get_player"&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF"&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;param name="flashvars" value="flvurl=http://v12.nonxt2.googlevideo.com/videoplayback?id%3Df56dd0040a86a00a%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1330272962%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D85AB648AA47EA0543956AA95DE317C3CA586AF58.1C22B8CDCF4D6AACD4E22B3B8F1F4ECF8144CD6%26key%3Dck1&amp;amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3Df56dd0040a86a00a%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3D8ccecRSVttVzFjs2cTjrawBmaik&amp;amp;autoplay=0&amp;amp;ps=blogger"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/get_player" type="application/x-shockwave-flash"width="370" height="316" bgcolor="#FFFFFF"flashvars="flvurl=http://v12.nonxt2.googlevideo.com/videoplayback?id%3Df56dd0040a86a00a%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1330272962%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D85AB648AA47EA0543956AA95DE317C3CA586AF58.1C22B8CDCF4D6AACD4E22B3B8F1F4ECF8144CD6%26key%3Dck1&amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3Df56dd0040a86a00a%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3D8ccecRSVttVzFjs2cTjrawBmaik&amp;autoplay=0&amp;ps=blogger"allowFullScreen="true" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-8549972934936113150?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/8549972934936113150/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=8549972934936113150&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8549972934936113150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8549972934936113150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/11/les-jours-simples-et-heureux.html' title='Les jours simples et heureux'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TNpnYIWJ6DI/AAAAAAAACSU/i_bXYqISRd4/s72-c/DSCN1506.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-7446624533227257070</id><published>2010-11-03T00:00:00.000+01:00</published><updated>2010-11-03T00:00:01.523+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les liaisons dangereuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Anniversaire, amitiés et absences</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si je devais me faire un cadeau pour mon anniversaire, je serais bien embêté. Vraiment, si je devais offrir quelque chose à quelqu'un comme moi, je serais en panne totale d'idées. Je laisse cette tâche ardue aux autres et je me contente de former un vœu pieux. Voir, l'espace d'une soirée, toutes ces existences, ces amitiés, ces personnalités qui ont traversé mes dernières années réunies. Les relations amicales ont tout du deuil. Les circonstances et les impératifs forcent à s'éloigner et ces rencontres se retrouvent dans les limbes aux relents de naphtaline d'Internet. Je m'attache vraiment aux gens qui gagnent mon estime et j'en suis d'autant plus dépité quand je les perds de vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a comme ça les amis avec qui on partageait le quotidien et que l'éloignement oblige à voir une fois l'an. C'est regrettable parce qu'à chaque rencontre, on se rend compte que rien n'est changé et que chaque jour séparés est un jour qui aurait pu être intéressant.&lt;br /&gt;Il y a ceux qu'on rencontre au cours d'un événement spécial qui dure plusieurs jours. Une complicité étroite et forte se crée, on se promet de la faire perdurer et fructifier en dépit de la distance et elle finit immanquablement par s'étioler. Que d'occasions manquées de s'enrichir humainement et durablement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un autre genre, je n'aurais de cesse aussi de m'étonner de ces connaissances avec qui on partage le temps d'une ou de plusieurs soirées un repas, un verre et des émotions et qui quelques mois plus tard, quand on se recroise, vous accueille d'un regard de travers teinté de dédain. On croit lire de la peur chez ces personnes: celle de constater qu'elles ont pu quelque temps auparavant partager un moment agréable et sympathique avec des gens qui ne leur ressemble pas et qui ne font pas partie de leur cercle naturel d'amis proches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a d'autres rencontres, établies sur des bases plus floues mais intenses, qui se sont désagrégées rapidement et que je regrette parce qu'elles étaient prometteuses. Par exemple, un garçon pour qui j'ai traversé la France entière pour venir à sa rencontre. Il m'a fait découvrir sa ville, ses centres d'intérêt, ses habitudes. Je garde un souvenir impérissable d'un restaurant japonais et d'une débauche de porcelaine chez un pâtissier célèbre et je lui suis reconnaissant de m'avoir accueilli chez lui, dans des conditions qui étaient pourtant précaires. Depuis, je n'ai plus de nouvelles. Je l'ai peut-être éconduit un peu maladroitement mais je ne m'étais engagé à rien et je pense qu'on aurait pu, dans nos rapports, passer au-delà de cet accroc.&lt;br /&gt;Un autre aussi, par le biais d'Internet et sans que je ne demande rien, m'a invité à l'opéra, très gracieusement. De compagnie agréable et de conversation charmante, c'est une rencontre impromptue qui n'a plus de suite sans que je sache si c'est par désintérêt, manque de temps ou rancœur. Certes, je l'ai aussi éconduit. Oh, dans sa joie alcoolisée, il ne demandait pas grand-chose et cela aurait été tout à mon plaisir mais mon caractère n'est pas aussi aventureux que ne l'étaient ses mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pour ne pas désespérer de toutes ces anicroches, je considère aussi toutes les personnes que je connais un peu à travers le prisme numérique et que je dois rencontrer un jour ou l'autre. Majoritairement rassemblées à Paris, c'est presque aisé de concrétiser ces amitiés mais le temps manque. Et si je me disais que pour fêter le rendu de mon mémoire en mars je m'offrais quelques jours à Paris ; ce ne serait pas une bonne idée ?!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-7446624533227257070?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/7446624533227257070/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=7446624533227257070&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/7446624533227257070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/7446624533227257070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/11/anniversaire-amities-et-absences.html' title='Anniversaire, amitiés et absences'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-3435060903306080583</id><published>2010-11-01T10:33:00.005+01:00</published><updated>2010-11-01T11:02:08.586+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mémento du voyageur'/><title type='text'>Malte (#3): Périple en mer</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TM6LKD-em6I/AAAAAAAACRk/PK-HU3G9f8o/s1600/DSCN1105.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TM6LKD-em6I/AAAAAAAACRk/PK-HU3G9f8o/s400/DSCN1105.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534513997067230114" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Défiant nos amis du Routard, nous nous mîmes en route un matin pour la Grotte Bleue. On pensait se jeter dans la gueule d'une infernale machine dévoreuse de touristes. Que nenni ! Pas de cars remplis de japonais ni de vendeurs ambulants prêts à nous assaillir. Pas de queue à l'embarcadère ; le temps de s'acquitter du prix du bon de transport, nous fûmes embarqués sur une petite barque en compagnie de deux dames âgées pas très rassurées et d'un petit quota de jeunes allemands en vadrouille linguistique au pays de l'anglais maltais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TM6LKcAPSiI/AAAAAAAACRs/b01WND_lZGQ/s1600/DSCN1115.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TM6LKcAPSiI/AAAAAAAACRs/b01WND_lZGQ/s400/DSCN1115.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534514003517065762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;On serait bien allé jusqu'à l'îlot de Monte-Cristo mais notre pêcheur, qui nous tenait lieu de guide, a suivi le chemin conventionnel jusqu'aux diverses grottes réputées pour la couleur exceptionnelle de leurs eaux. Nous avons donc pénétré au fur et à mesure dans chacune de ces grottes où le calme et la pénombre se disputaient la palme de l'angoissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TM6LLfn0W7I/AAAAAAAACR8/ejIEwsjnO18/s1600/DSCN1134.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TM6LLfn0W7I/AAAAAAAACR8/ejIEwsjnO18/s400/DSCN1134.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534514021668248498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le conducteur de l'embarcation n'était pas avare en anecdotes et explications et nous a emmenés au plus profond des entrailles de la roche là où d'autres barques se contentaient d'un petit tour rapide. L'excitation des petits allemands le poussait à les surprendre et à leur faire peur autant que possible. En tout cas, on a pu s'approcher au mieux des coins où l'eau est effectivement d'une couleur invraisemblable et où ses reflets sont proprement hallucinants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TM6LKrPNzPI/AAAAAAAACR0/nTGoyVLBe1M/s1600/DSCN1130.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TM6LKrPNzPI/AAAAAAAACR0/nTGoyVLBe1M/s400/DSCN1130.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534514007606414578" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La dernière grotte fut donc la plus belle ; arnachés dans nos gilets de sauvetage de fortune, nous étions bien ballottés car cette grotte était la plus en mer ; mais j'ai tout de même essayé de prendre quelques photos (assez peu représentatives toutefois de la couleur et des reflets réels de l'eau).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TM6Prasa22I/AAAAAAAACSE/ZmJfaRKtAlE/s1600/DSCN1141.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TM6Prasa22I/AAAAAAAACSE/ZmJfaRKtAlE/s400/DSCN1141.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534518968147696482" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-3435060903306080583?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/3435060903306080583/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=3435060903306080583&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/3435060903306080583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/3435060903306080583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/11/malte-4-periple-en-mer.html' title='Malte (#3): Périple en mer'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TM6LKD-em6I/AAAAAAAACRk/PK-HU3G9f8o/s72-c/DSCN1105.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-974661085417472356</id><published>2010-10-25T18:51:00.006+02:00</published><updated>2010-10-25T19:33:59.524+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le retour des ombres'/><title type='text'>Vieux cartons</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TMW_OP6tclI/AAAAAAAACQ8/i1gqxLJqoRM/s1600/DSCN0888.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TMW_OP6tclI/AAAAAAAACQ8/i1gqxLJqoRM/s400/DSCN0888.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532037968806376018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une pensée soudaine pour les lieux et les personnages de mon enfance ; c'est assez rare et assez confus. C'est quelque chose qui se décrit relativement mal tant tout est question d'odeurs et de sensations. En plongeant dans mes archives numériques, j'ai exhumé un texte d'un pédantisme syntaxique abominable où je décrivais un de ces souvenirs des sens:&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;font-family:trebuchet ms;" &gt;Je quittais Montpellier définitivement lors d’une de ces belles journées de septembre. Où la lumière diffuse et douce relève la beauté des traits humains plutôt qu’elle ne les marque. Ces journées ne sont pas sans me rappeler ce qui est peut-être mon plus beau souvenir d’enfance. Une sensuelle évocation d’une fin d’après-midi d’une journée d’été languissante. La tonalité en est orangée et le tableau est parfaitement composé. Mon grand-père a tracé une rigole dans la terre encore chaude de l’ensoleillement intense du jour ; il y fait couler sous mes yeux de l’eau froide tirée du puits. Ce mélange provoque toujours une sorte d’écume et l’eau, si pure, se trouble de reflets marron qui ne sont pas, le moins du monde, disgracieux. Si mes parents sont absents de la scène, probablement dans mon dos, dans la fraîcheur préservée de l’appartement d’été, mon frère en est retiré. Je ne peux que l’imaginer hors de mon champ de vision, sur ma droite, non loin du verger où rutilent mille fleurs soignées amoureusement. Ma grand-mère est soit accoudée au balcon en fer forgé et observe –supervise même- les travaux, soit assise sur banc de plastique blanc où elle s’alanguit après avoir arraché à la terre ses mauvaises pousses. Armé d’un bambou, je suis planté au milieu de cette cour et j’observe.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudaine envie de humer l'air du jardin, en automne, quand la vigne-vierge et la végétation opulente de l'été s'abandonnent et se teintent de couleurs rouges et jaunes. Avant que les aïeux ne soient terrassés, cette saison était l'époque où l'on brulait les vieilles traverses de chemin de fer qui encombraient la cave. Dans les cendres, le soir, on glissait quelques pommes de terres et le repas qui s'ensuivait était dantesque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TMW_NuHpBpI/AAAAAAAACQ0/e5tOazTAT7g/s1600/DSCN0838.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TMW_NuHpBpI/AAAAAAAACQ0/e5tOazTAT7g/s400/DSCN0838.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532037959733806738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il était, en fin d'après-midi, précédé du thé à l'orange, pris dans la microscopique cuisine nichée dans un coin de l'immense bâtisse. Quelques années encore auparavant, les weekends étaient l'occasion de faire des fastueux barbecues à une époque où ce n'était pas encore -loin s'en faut- le loisir des amis du coin. Les souches des vignes arrachées à l'époque de la prime à l'arrache servaient de combustible et donnaient un goût jamais retrouvé depuis à la viande. Le dessert se composait de multiples douceurs achetées à la boulangerie du village et je revois toujours la gloutonnerie fraternelle prendre à bras le corps un millefeuille. Lors du café, je tendais en vain le bras pour attraper le Midi Libre qui trainait au dessus de l'armoire du couloir. Aujourd'hui, je m'en étonne toujours, parce qu'elle m'a paru si grande pendant des années, mais je la dépasse d'une bonne dizaine de centimètres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TMW_OVuZkxI/AAAAAAAACRE/4pFaasDotRY/s1600/DSCN0845.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TMW_OVuZkxI/AAAAAAAACRE/4pFaasDotRY/s400/DSCN0845.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532037970365354770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mais le jardin n'a plus sa splendeur d'antan, les poissons du bassin sont amorphes, la grand-mère restée seule se perd dans les méandres de sa vie et l'herbe de la pampa est livrée à elle-même. Il n'y a plus d'enfants pour faire des mixtures innommables avec les marrons ou pour faire des batailles de kakis. Je ne pourfends plus d'ennemis invisibles avec mon bambou, je ne revêts plus le casque de GI qui traine dans l'écurie, je ne reste plus en arrêt, pensif, devant la caisse vide de grenades allemandes estampillée IIIe Reich.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TMW90HDq1TI/AAAAAAAACQs/fSctYByfZgA/s1600/pm1.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 255px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TMW90HDq1TI/AAAAAAAACQs/fSctYByfZgA/s400/pm1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532036420239807794" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Honteusement, je n'y suis jamais allé depuis qu'il y est. Mais j'ai quelqu'un à qui rendre visite ce weekend. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-974661085417472356?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/974661085417472356/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=974661085417472356&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/974661085417472356'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/974661085417472356'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/10/vieux-cartons.html' title='Vieux cartons'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TMW_OP6tclI/AAAAAAAACQ8/i1gqxLJqoRM/s72-c/DSCN0888.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-2352423983877029477</id><published>2010-10-20T19:07:00.003+02:00</published><updated>2010-10-20T19:39:04.875+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pépiements musicaux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>L'occasion fait le larron</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(C'est étonnant que je n'ai pas encore intitulé l'un de mes billets par un proverbe ; ceux qui sont mes amis connaissent bien ma propension à en énoncer un -moins qu'il y a quelques années toutefois- dès que la situation s'y prête.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'occasion fait le larron, parce que je n'avais pas du tout prévu de vous parler de ce dont je vais vous parler. Je pensais plutôt ressusciter un des nombreux billets commencés mais jamais achevés. Comme je le disais précédemment, j'ai fait montre de mes maigres talents vocaux sur du Michel Berger en revenant de randonnée. Du coup, par un de ces éclairs d'esprit dont j'ai le secret, je me suis mis à rechercher un autre disque du même pour compléter le répertoire de chansons cultes qui me manquent (le précédent disque m'ayant été offert il y a une dizaine d'années).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je furète chez mon grand ami Amazon (d'ailleurs, depuis le temps que je l'enrichi, je n'ai jamais eu de chèque cadeau de sa part, ce qui commence à me vexer) et puis l'un dans l'autre à la FNAC. Et ce qui devait arriver arriva. Offre spéciale sur les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Best Of &lt;/span&gt;de chanteurs. Bien bien. 3 disques pour 20€. Donc la compilation de Michel Berger qui avait attiré mon attention, mais quid des deux autres ? France Gall, allez. Et... Julio Iglesias. Je vais voir demain si l'offre existe aussi en magasin. C'est pas dit que je surmonte ma honte d'acheter du Julio Iglesias.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notez que j'ai une tendresse pour ce chanteur un peu dépassé (si peu...) depuis un funeste événement qui m'amena à m'ennuyer profondément dans une chambre d'hôpital pendant une dizaine de jours il y a quelques années. Un soir donc, je regarde une émission animée par Patrick Sébastien qui propose des playbacks par des animateurs/journalites déguisés de la chaine sur des chansons connues. Et voilà Christophe Hondelatte (qui n'avait pas encore fait son caprice, remarquez) qui interprète "Vous les femmes" de Julio dans un superbe costume complètement kitch. Dans le bruit ambiant et l'inconfort de la nuit de ce mois d'octobre (tiens, à y réfléchir, ça 5 ans tout juste), j'ai été transporté par ces fameux "tatatata...ta...tatatata...tatatata...tatatata...ta". Depuis, je garde une nostalgie réconfortante pour cette chanson. Voilà à quoi tient le mauvais goût !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que j'engloutis des sommes considérables dans des disques de musique classique, il ne me vient pas à l'idée de dépenser quelque argent dans de la variété. Mais je crois que si je devais tenir des statistiques d'écoutes, ça donnerait à peu de choses près ceci: 75% de musique dite classique, 15% de musiques de films, 10% autres (variété, tango, musiques du monde, jazz...). Curieux, quelque part. Sur une île déserte, je prends un disque de musique de film. A mon enterrement, on jouera de la musique classique et on lira un texte d'une chanson magnifique écrit par un génie des mots. Drôle de choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/gilels.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1" height="20" width="200"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;param name="movie" value="http://discothequebaroque.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://discothequebaroque.free.fr/gilels.mp3 &amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1"&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pour remonter le niveau, du superbe piano par un de ses plus grands magiciens, encore très jeune à l'époque. Il faut tendre l'oreille mais ça le vaut bien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-2352423983877029477?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/2352423983877029477/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=2352423983877029477&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2352423983877029477'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2352423983877029477'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/10/loccasion-fait-le-larron.html' title='L&apos;occasion fait le larron'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-7138424403619635336</id><published>2010-10-17T20:39:00.007+02:00</published><updated>2010-10-17T22:15:59.174+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Koh-Lanta'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Pas le temps d'attendre que les bananes mûrissent</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce weekend achève de me mettre en joie, autant que cela se peut. J'ai pris le temps d'aller voir "Les amours imaginaires" de et avec Xavier Dolan. Aiguillonné par des critiques mitigées, j'ai pu me faire mon propre avis. C'est un film dont on connait la fin dès le début, c'est un film que je ne reverrai pas une seconde fois. Parce qu'il est à usage unique: le gros travail de photographie et d'effets visuels n'a pas assez de profondeur et de "classe" pour supporter un nouveau visionnage sans lasser ou agacer. L'histoire elle-même ne supporte pas une redite, déjà qu'elle est bien mince.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, j'ai passé un excellent moment. Au-delà des expressions québécoises amusantes ou touchantes, j'ai aimé ce récit d'une histoire banale magnifiée par l'art cinématographique. Rôles principaux bien tenus, les regards de la fille, les moues de Xavier Dolan. L'éphèbe tant vanté ici ou là m'a profondément déçu: un épigone blond de Louis Garrel sans charme ni magnétisme. J'y ai vu une faille: il est difficile de croire que deux amis sont prêts à se déchirer pour conquérir le cœur d'un être qui n'en vaut pas spécialement la peine (Xavier Dolan se fourvoie d'ailleurs en montant des images du David de Michel-Ange: évidemment, dès le début, la référence nous vient mais en l'explicitant elle perd tout son intérêt et casse notre imaginaire). Le final est gros comme une maison mais s'avère plutôt bien incarné et joué. Restent de très belles images, de magnifiques ralentis (personnellement, j'adore ça) et de savoureuses musiques. Très agréable moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le même dimanche matin a aussi signifié le recommencement (moche, ce mot ?!) de ma pratique musicale. Projets motivants et profs adoucis par le temps, c'est plaisant. J'ai pas trouvé de contre-ténor susceptible d'habiter ma rue mais je vais poursuivre mon enquête !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre pratique musicale a animé notre retour en voiture de randonnée samedi soir. J'avais pris un disque de Michel Berger pour me mettre de bonne humeur et me donner de l'énergie le matin tant la flemme était forte à cause de l'heure matinale et du froid. Au retour, je n'ai pas osé le remettre parce que nous avions un passager. Mais il s'est vite avéré qu'il était également fan. Et voilà comment durant tout le retour on a chanté à tue-tête les grands tubes du tout aussi grand Michel. Et vraiment, c'était bien, j'en ai frissonné... De cette petite émotion de partager quelque chose dans une situation inattendue et incongrue. Un excellent souvenir (finalement, heureusement que le copain n'a pas voulu me laisser conduire SA voiture sans quoi je n'aurais pas pu me trémousser sur mon fauteuil emporté que j'étais par la mélopée!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Randonnée en elle-même très agréable et facile, de façon surprenante. Hélas, pas de belles photos à partager car c'est notre charmant passager qui tenait l'appareil et qui mitraillait. Dans l'ensemble, malgré mes plaintes incessantes (on voit bien que le prof est un homme, tiens ! Un joli chemin qui s'annonce et non paf! on bifurque pour marcher à l'ombre, sans vue, à flanc de colline...), je ne me suis pas trop fait remarquer. J'ai évité de hurler à nouveau "nous sommes perdus!" avec des tremolos dans la voix, ce qui n'avait pas manquer d'attirer la dernière fois tous les regards sur moi, regards qui se demandaient quel taré s'affolait pour si peu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, esprit et corps aérés ; une bonne chose. J'ai pris un retard monstrueux dans mon travail mais ça n'a pas tellement d'importance. Non, parce que j'ai déposé un cierge dans la grotte de la Sainte-Baume soi-disant hantée en son temps par Marie-Madeleine. Je suis un impie, au mieux un parpaillot mais j'aime bien mettre des cierges, fascination enfantine pour la flamme et la fumée qui s'en dégagent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Rien de passionnant, juste pour donner des nouvelles, billet mal écrit mais spontané. Faudra que je finisse un jour de raconter mes vacances à Malte et accessoirement d'écrire tous les billets qui sont restés en souffrance.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object height="285" width="380"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/3t5xR80_hoQ?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/3t5xR80_hoQ?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" height="285" width="380"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-7138424403619635336?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/7138424403619635336/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=7138424403619635336&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/7138424403619635336'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/7138424403619635336'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/10/pas-le-temps-dattendre-que-les-bananes.html' title='Pas le temps d&apos;attendre que les bananes mûrissent'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-1017402422923140753</id><published>2010-10-07T11:11:00.000+02:00</published><updated>2010-10-07T13:53:57.031+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A l&apos;orée du savoir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Rayonnement</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Être tiré des bras du beau Morphée par une sonnerie de téléphone qu'on se jure de changer depuis des mois. Depuis qu'on ne supporte plus de souffrir "j'ai cru entendre je t'aime" au réveil. Se mouvoir jusqu'à la salle d'eau et s'émouvoir de sa mine matinale. Écouter les nouvelles enivrantes de France Info en faisant ses ablutions, s'étonner d'entendre déjà "il est 7h45 et...", perdre 5 min à choisir un pantalon pour prendre le plus moche, attraper un petit pain au lait qu'on mangera en descendant l'escalier, à toute allure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Respirer l'air frais, encore un peu nocturne. Croiser les têtes renfrognées des habitants pressés (dont je fais partie), ne pas jeter un coup d'œil à la boulangerie, idéalement située sur le chemin. Snober aussi la machine à café de "l'espace détente" de l'Institut pour vite échanger les derniers potins sur les uns et les autres (ou apprendre ceux qui circulent sur son propre compte...) et baragouiner de l'anglais pendant deux heures. Se surprendre à défendre le Pape dans un de ces débats artificiels dont seuls les cours de langue ont le secret.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se dispenser soi-même d'un cours de droit et être interpellé sur le chemin du retour de la maisonnée par deux jeunes qui, apprenant que la place de la ville qu'ils cherchent depuis un petit moment se situe à l'exact contraire de la direction dans laquelle ils s'obstinaient à aller, rient aux éclats de leur déconvenue. Zigzaguer entre les groupes de touristes amerlocains et constater avec soulagement que le patron de la boutique de lingerie de la rue est fidèle au poste. La bedaine en avant, la clope au bec, le bras accoudé sur un mannequin et le regard perdu sur les passants qui défilent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faire un détour par la librairie et repartir les bras chargés de volumes... Comme si la pile en attente n'était pas assez haute ! Je lis beaucoup mais pas autant que je le voudrais. Je dois avouer que le cours de culture générale, d'habitude si artificiel et académique, est proprement passionnant cette année. Dispensé par une prof qui donne envie de lire tous les ouvrages qu'elle cite. Vargas Llosa récompensé par le Nobel, encore un auteur à lire pour ne pas se ridiculiser à la fin de l'année dans l'épreuve reine de notre Institut: le Grand Oral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne travaille pas démesurément mais je suis pleinement investi dans ce que je fais, ce qui me change des deux dernières années. Je suis aussi redevenu un bon petit citadin bourgeois comme cette ville l'impose ; finie la modestie et la sobriété tchèque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être aurais-je dû travailler davantage pour un débat en espagnol. J'ai eu l'outrecuidance de penser que je connaissais bien le sujet et que je pouvais me dispenser de préparation. "El matrimonio gay" a vu s'affronter quatre groupes d'étudiants, deux pour, deux contre. Je me réjouissais de défendre les positions LGBT mais ca a viré au carnage et j'ai trouvé le moment éprouvant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je hais le principe même de ces débats où chacun s'interrompt et où aucune idée n'aboutit. Tout a dérivé immédiatement sur l'adoption, les enfants, l'église, la famille... Je bouillais intérieurement, je trépignais sur ma chaise et je ne suis finalement presque pas intervenu. J'ai trouvé ça exaspérant ; un débat pour rire, où chacun s'amuse des énormités qu'il dit parce que c'est le jeu, où c'est à celui qui balancera l'argument le plus pernicieux qui soit. Il y avait comme une négation par l'absurde de la réalité. Peut-être que j'ai trouvé malsains aussi les regards à mon endroit de ceux qui débitaient les pires horreurs ; il n'y avait que ceux qui s'étaient rangés du côté des "pour" qui n'étaient pas au courant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, les étudiants chargés de faire valoir les positions des anti-mariages sont, dans la vraie vie, favorables à cette évolution. Pour être exact, 21 sur 22. Une proportion évidemment différente de celle qu'on trouverait partout ailleurs. La sociologie de l'Institut étant elle-même biaisée. Les statistiques non officielles, établies par les esprits tortueux, laissent à penser que la proportion des minorités sexuelles est de l'ordre de 25% dans une promotion. Loin des 8% de la population générale.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-1017402422923140753?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/1017402422923140753/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=1017402422923140753&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1017402422923140753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1017402422923140753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/10/rayonnement.html' title='Rayonnement'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-4716228592449135467</id><published>2010-10-04T18:55:00.004+02:00</published><updated>2010-10-04T19:16:19.068+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Retour à la civilisation</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; Pour s'aérer,  entre deux dissertations dominicales, un petit tour dans la ville ensoleillée.  Dans le parc le plus charmant de la bourgade, entre les amoureux étendus sur les murets et les retraités scotchés aux bancs, il a fallu trouver une petite place pour profiter du doux soleil d'automne, ma saison préférée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TKoJPSWGPoI/AAAAAAAACQM/AVgVLHUQBt8/s1600/DSCN1293.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TKoJPSWGPoI/AAAAAAAACQM/AVgVLHUQBt8/s400/DSCN1293.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5524238051150544514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Jardin parfaitement taillé et entretenu, pavillon majestueux et sobre à la fois, le bruit du gravier sous les chaussures... Les poissons rouges qui s'affairent dans le bassin, les gamins déchainés, les mères dépassées, les pères blasés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TKoJP7hMvtI/AAAAAAAACQU/a3TH873KwOE/s1600/DSCN1299.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TKoJP7hMvtI/AAAAAAAACQU/a3TH873KwOE/s400/DSCN1299.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5524238062202961618" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'à que la luminosité baisse et que le gardien nous pousse dehors, on s'attarde et on flâne dans les allées. Puis, on se promène au gré des envies dans les ruelles, jusqu'à en découvrir de nouvelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TKoKikCSqbI/AAAAAAAACQc/rqU6ltB0MSI/s1600/DSCN1325.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TKoKikCSqbI/AAAAAAAACQc/rqU6ltB0MSI/s400/DSCN1325.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5524239481828452786" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Et enfin prendre en photo une église en ruine qui m'interpelle toujours quand je passe devant, tant elle semble revenue d'un autre temps et renfermer de lourds secrets. Que cache-t-elle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TKoKjLR372I/AAAAAAAACQk/qAY6UBKxVjM/s1600/DSCN1349.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TKoKjLR372I/AAAAAAAACQk/qAY6UBKxVjM/s400/DSCN1349.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5524239492362792802" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-4716228592449135467?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/4716228592449135467/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=4716228592449135467&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/4716228592449135467'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/4716228592449135467'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/10/retour-la-civilisation.html' title='Retour à la civilisation'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TKoJPSWGPoI/AAAAAAAACQM/AVgVLHUQBt8/s72-c/DSCN1293.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-5660175302274241345</id><published>2010-10-02T18:03:00.006+02:00</published><updated>2010-10-03T15:46:03.392+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Koh-Lanta'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><title type='text'>Pénitence aux couleurs de Cézanne</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sport obligatoire. Quand j'avais lu cette mention dans la plaquette d'information de l'école qui m'accueillait comme nouvel étudiant, il y a deux ans, ce fut une profonde désillusion. J'étais renvoyé à mes pires heures de collégien et de lycéen. Refaire du sport. Un véritable chemin de croix !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TKdgcKIH2zI/AAAAAAAACQE/PbKeSnGtEP0/s1600/photos+r4.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 247px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TKdgcKIH2zI/AAAAAAAACQE/PbKeSnGtEP0/s400/photos+r4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5523489504864230194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pour changer un peu du badminton (une vocation précoce comme en atteste la photo ci-dessus), je me suis inscris pour ce premier semestre en randonnée. Pour retrouver, qui sait, les joies de ce sport pratiqué autrefois en famille dans les montagnes suisses ou autrichiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4 randonnées dans le semestre, trois obligatoires. Un bon plan sans doute. C'était sans compter la détermination de l'encadrement. Aujourd'hui, nous nous sommes attaqués à la Sainte-Victoire. Pas en mode familial, pas tranquille, petite balade du dimanche. Non. Départ 9h, arrivée 17h, 24 kilomètres, 800 mètres de dénivelé. Ouch !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TKdfIMvOcuI/AAAAAAAACP0/jilk_tbx8DM/s1600/DSCN1284.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TKdfIMvOcuI/AAAAAAAACP0/jilk_tbx8DM/s400/DSCN1284.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5523488062456099554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mis à part les deux kékés de service, plus forts, plus rapides, plus beaux que tout le monde, personne n'a osé prétendre que c'était facile. A peine le temps de se chauffer et on a avalé les 800 mètres de dénivelé d'un coup, à un rythme soutenu. Il s'agissait d'élaguer pour ne pas avoir de mouligasses qui ralentiraient le groupe. Deux filles abandonnent en chemin, tant pis pour elles, on ne s'embarrasse pas d'éléments plus faibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'un dans l'autre, on ne profite pas tellement du paysage et l'appareil photo reste au fond du sac. Seule la pause déjeuner offre l'occasion d'immortaliser ces moments de sueur collective. On rit aussi de se tenir à l'écart du reste du groupe, nous, les trois vierges effarouchées de l'Institut. Peut-être justement parce que le professeur avait précisé dans la réunion d'information qu'il espérait que ceux "de l'Institut ne feraient pas comme d'habitude, à savoir rester entre eux et ne pas se joindre aux autres participants". Réputation non usurpée donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La descente aide à socialiser et à faire preuve de bonne volonté envers nos camarades. Et je rencontre une jeune fille, anciennement violoncelliste. Elle a tout arrêté, dégoutée, après deux années au conservatoire de Montpellier. Forcée à passer tous les concours d'entrée aux différents CNSM par son professeur, qui voulait accroitre la notoriété de sa classe et sa propre renommée personnelle. Elle jouait de cet instrument depuis ses 6 ans et maintenant elle ne le voit plus que comme un instrument de torture. Je n'invente rien, hélas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TKdfdQ2x5ZI/AAAAAAAACP8/uL9YPz8KSJ4/s1600/DSCN1267.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TKdfdQ2x5ZI/AAAAAAAACP8/uL9YPz8KSJ4/s400/DSCN1267.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5523488424338777490" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les deux derniers kilomètres sont énervants et semblent exciter les ampoules qui commencent à se former. Le chef fait l'appel (à la fin de la journée car des roublards pourraient se débiner au cours de la randonnée) et la pénitence prend fin. Plus que deux !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-5660175302274241345?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/5660175302274241345/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=5660175302274241345&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/5660175302274241345'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/5660175302274241345'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/10/penitence-aux-couleurs-de-cezanne.html' title='Pénitence aux couleurs de Cézanne'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TKdgcKIH2zI/AAAAAAAACQE/PbKeSnGtEP0/s72-c/photos+r4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-765985809207953043</id><published>2010-09-25T17:42:00.002+02:00</published><updated>2010-09-25T18:20:29.126+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A l&apos;orée du savoir'/><title type='text'>Gné ?!</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A chaque fois que j'en relis la page de garde, je me demande comment j'en suis arrivé là, comment je suis parvenu à devoir rédiger un mémoire sur "Le roman-feuilleton français et le thème "Vengeance et Pardon" (1836-1866)" ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour en arrière. Nous sommes au début de l'année 2009 et j'apprends avec stupeur que je suis censé trouver un sujet de mémoire (et le directeur qui va avec). C'est l'heure d'une première funeste illumination: "Cioran, Cioran, Cioran... Il y a quelque chose à creuser par là... Des écrits aussi déprimants qu'une nuit sans lune à Sedan flattent bien mon côté masochiste de mec qui se plait à se torturer mentalement jusqu'à déprimer ; ainsi donc, si je faisais un mémoire sur Emil Cioran et ses foutus aphorismes ?".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ni une ni deux, je prends contact avec une professeur calée en littérature qui me renvoit au fichier national des mémoires et des thèses pour voir ce qui s'est déjà fait dans le domaine. Tout, ou à peu près en fait. D'autres névrosés sont passés avant moi et ont labouré le terrain. Le seul sujet qui s'offre serait fondé sur les récentes révélations sur ses accointances avec le fascisme dans sa prime jeunesse. Sans façons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'ensuit une longue ellipse: je ne dépose pas de sujet de mémoire quand je suis enjoins à le faire et je n'ai pas de directeur de mémoire attitré. Plus d'un an plus tard, en avril 2010, on me rappelle une première fois à l'ordre et je ne réponds pas non plus. Complètement aboulique, il y a du Oblomov en moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le temps, j'ai lu le Comte de Monte-Cristo et le récit de son implacable vengeance et mon inconscient de détraqué mental s'est imprégné d'une série de films qui reposent sur les ressorts de la vengeance, et du pardon, qui sait ? Ainsi, mon autre moi, celui de fouine cynique revancharde, fomente dans les tréfonds de mon être un complot terrible: une subtile alliance entre la brutalité sublimée du vengeur masqué et la galanterie efféminée du roman dix-neuvième. "Vengeance et Pardon dans le roman français du 19ème siècle". C'est que ça sonne rudement bien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je refais appel à la professeur de littérature. Un mail laconique pour me répondre "que c'est trop large". Et là, quelques mois plus tard, mon esprit s'emballe encore et a une dernière illumination: réduire le champ des investigations au roman-feuilleton. Personne ne s'y intéresse (ah bon ??): c'est de la "paralittérature". La professeur fait la moue mais signe le papier de dépôt de sujet de mémoire (année 2008-2009). Lundi, je le remets à la scolarité ; comment dit-on déjà ? Mieux vaut tard que jamais, c'est ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que j'ai ce sujet sur les bras, il me reste cinq mois pour pondre une centaine de pages dessus. Ça s'annonce palpitant ! Vieux et fourbu, il sera l'heure de se demander sérieusement pourquoi ne pas avoir fait de mémoire sur l'œuvre du Caravage ou sur les idées politiques de Verdi, à travers ses opéras...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-765985809207953043?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/765985809207953043/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=765985809207953043&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/765985809207953043'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/765985809207953043'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/09/gne.html' title='Gné ?!'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-1734784387672893672</id><published>2010-09-22T18:57:00.004+02:00</published><updated>2010-09-22T19:31:49.772+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pépiements musicaux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Mon voisin le chanteur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai connu précédemment les joies affriolantes de la colocation. Je m'adapte aujourd'hui aux contraintes du proche voisinage. Le problème se pose parce que la saison et les températures sont encore douces, ce qui fait que mes fenêtres restent ouvertes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas encore identifié l'appartement de ma rue où se produit l'épigone de Jaroussky mais nous tenons à coup sûr un talent prometteur. Donc, pour être clair, j'ai un contre-ténor pour voisin. Acharné. Il lui arrive de faire des vocalises à une heure du matin, comme si les étudiants imbibés d'alcool qui trainassent dans la rue la nuit étaient sensibles aux charmes baroques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma douleur est atténuée en journée où il se contente plus souvent d'écouter des disques dudit Jaroussky (son récital Vivaldi pour être précis), qui font, ma foi, aussi partie de ma discothèque personnelle. J'économise l'électricité de ma platine-cd... Je subis davantage quand il tente ensuite de l'imiter, ça couine déjà plus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étrangement, plus que n'importe quel musicien, il adore la répétition. Ainsi, une introduction improvisée de guitare dans l'enregistrement de "Dido&amp;amp;Aeneas" de Purcell par Teodor Currentzis (que j'apprécie moi-même beaucoup et c'est pour ça que je l'ai identifiée tout de suite) tourne en boucle sur sa platine-cd à lui. Plus dur, il tente également de la reproduire sur son piano.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu'il a un piano. Donc, il chante à gorge déployée (je vous garantis que pour un contre-ténor il a du coffre !) en tambourinant sur son piano. Ça m'agace déjà nettement plus. Et je ne suis pas le seul ! Hier soir, la nuit retentit d'un tonitruant "ta gueule ! tu vas la fermer oui ?! c'est nul ta musique ! t'es ridicule !". Je n'aurais pas dit ça comme cela mais le commentaire était justifié: notre pauvre homme s'époumonait en vocalises à 23h.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma résolution: fureter au conservatoire et trouver le registre des chanteurs pour débusquer celui qui habite ma rue. Ou sinon jouer ce qu'il chante en même temps que lui sur ma flûte; au demi-ton inférieur, bien sûr, pour rire un peu (blague de musicien, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;inside&lt;/span&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Jaroussky dans ses oeuvres: &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ariodante&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Scherza Infida&lt;/span&gt; (maudit récitatif !):&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="385" width="480"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/i7XvxQqKSmM?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/i7XvxQqKSmM?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" height="385" width="480"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-1734784387672893672?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/1734784387672893672/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=1734784387672893672&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1734784387672893672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/1734784387672893672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/09/mon-voisin-le-chanteur.html' title='Mon voisin le chanteur'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-3891387104879342419</id><published>2010-09-18T11:47:00.003+02:00</published><updated>2010-09-18T12:34:28.865+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;odyssée tchèque'/><title type='text'>Il y a un an...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TJSVprO1bMI/AAAAAAAACPo/AvQSC8PUvEI/s1600/DSCN0220.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TJSVprO1bMI/AAAAAAAACPo/AvQSC8PUvEI/s400/DSCN0220.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5518199986647821506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;... j'avais déjà enregistré en bagage à soute mes 32 kilos de vie française qui avaient le droit de m'accompagner dans mon périple tchèque. J'attendais, un peu crispé, un avion retardé de Brussels Airlines qui devait m'emmener vers le superbe aéroport de Bruxelles. Dans l'immense hall, je mangeai quelques reliquats de gastronomie française familiale en observant passionnément l'effervescence contrôlée de l'endroit. Puis j'embarquais à nouveau dans un little jumbo pour Prague.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était une journée ensoleillée de septembre et le survol des forêts allemandes me rappelait les innombrables balades familiales de mon adolescence dans les alpes autrichiennes ou suisses. Les sous-bois, l'eau qui court, une fourmilière... L'aéroport de Prague est bordé de vertes prairies, qui ne sont jamais aussi envoutantes que quand elles sont recouvertes de neige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne peux pas m'empêcher de passer au présent, un an c'était hier ; je change un peu d'argent en attendant ma valise, j'achète un ticket de transport et je tente un timide non-merci en tchèque aux chauffeurs de taxi qui m'assaillent. En montant dans le bus, j'ai l'impression d'être le seul voyageur du lot. Impression erronée évidemment, que je n'aurais jamais plus lors de mes multiples passages suivants à l'aéroport. La voix automatique du véhicule débite des phrases incompréhensibles en tchèque. Et c'est comme irréel car on pourrait se croire en France, je ne m'attendais pas à tant de modernité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé au terminus, mon parcours se poursuit avec le métro. La station est indiquée accessible aux handicapés, donc pourvue d'un ascenseur qui descend jusqu'au quai. Je le cherche quelques minutes, en vain. Je dois me résoudre à descendre les escaliers avec ma valise qui emporte ma frêle nature vers le bas. Par la suite, au même endroit, l'ascenseur me crèvera les yeux: en septembre, l'arbre planté au-devant avait encore toutes ses feuilles et me l'avait caché. Je souris toujours de cet aveuglement du voyageur en terre inconnue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'installe dans la dernière rame du métro et la vingtaine de minutes du trajet m'offre le loisir de détailler les tchèques. Pas si différents de nous, je suis encore plein d'ethnocentrisme. A l'arrivée, je peine à trouver l'arrêt du bus qui doit m'emmener vers ma destination finale: la cité universitaire: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le kolej, le block&lt;/span&gt;. Au petit bonheur la chance, j'appuie sur le bouton de demande d'arrêt et je finis par descendre là où il fallait. L'endroit n'est pas très riant: un terminus de tramways, des blocs d'immeubles délabrés, quelques terrains vagues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reconnais la façade de la cité universitaire, aperçue dans une brochure envoyée aux étudiants Erasmus avant leur départ. Je pénètre dans le hall, la réception est encore plus hideuse que sur les photos. Réception prétendument ouverte 24h/24, fermée à mon arrivée. Deux heures d'attente avant de pouvoir récupérer les clés de ma cellule 368 et de faire connaissance de mon colocataire (un sympathique slovaque qui n'eut de cesse d'exposer à ma vue de pucelle son gros cul flasque).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la suite, il faut revenir à la page une de ce blog. Je ne l'écrirais pas comme ça aujourd'hui. Mais elle est là et tous mes souvenirs aussi. C'est inestimable.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-3891387104879342419?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/3891387104879342419/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=3891387104879342419&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/3891387104879342419'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/3891387104879342419'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/09/il-y-un.html' title='Il y a un an...'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TJSVprO1bMI/AAAAAAAACPo/AvQSC8PUvEI/s72-c/DSCN0220.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-6853865129359350965</id><published>2010-09-14T14:24:00.005+02:00</published><updated>2010-09-14T22:15:48.336+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Faire de moi un homme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Comme un air de déjà vu</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Entre autres joies, j'ai revu avant de partir pour mon lieu d'étude, au supermarché, mon si distingué professeur d'auto-école. En train de tâter le raisin blanc, il appuyait sa bedaine sur les caisses en bois et agitait ses mains bardées de breloques en or. J'ai entr'aperçu sa femme, petit gabarit aux mèches blondes (c'est qu'il aime les blondes le bougre), évoluant dans l'ombre de son tonitruant mari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans le vouloir, j'ai été acteur d'un (mauvais) remake de la scène de la feuille de la sécu du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Père Noël est une ordure&lt;/span&gt; lors d'une traditionnelle réinscription au conservatoire. Comme dirait l'autre, ce que je voulais mettre "ne rentrait pas dans les cases". J'ai répondu à côté à toutes les questions ; il fallait mettre un oui, j'avais mis un non et vice-versa. Dans le cadre réservé à l'explication de la demande de dispense de certaines disciplines, j'avais répondu trop succinctement (étant donné que c'est la troisième année que je demande à être dispensé et que mes raisons sont toujours les mêmes) et chapeauté par la secrétaire, nous nous sommes lancés dans un exercice de réécriture digne du "burelier, éboueur etc."  Au final, un vrai torchon, la dame de l'administration "a tout salopé ma feuille" !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object height="320" width="480"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/x36cro?additionalInfos=0"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/x36cro?additionalInfos=0" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" height="320" width="480"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x36cro_le-pere-noel-est-une-ordure-zezette_news"&gt;Le Père Noel est Une Ordure - Zézette épouse X&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour tout le reste, j'élude, je n'ai pas envie de jouer les pleureuses ! Rentrée intense et je retrouve les petits éléments rassurants de routine (les distrayantes nouvelles de France Info à une heure du matin, par exemple)...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-6853865129359350965?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/6853865129359350965/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=6853865129359350965&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/6853865129359350965'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/6853865129359350965'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/09/comme-un-air-de-deja-vu.html' title='Comme un air de déjà vu'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-7899365047367702739</id><published>2010-09-11T00:00:00.002+02:00</published><updated>2010-09-11T00:04:11.013+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mémento du voyageur'/><title type='text'>Malte (#2): en partance pour Gozo</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIqmrliP34I/AAAAAAAACPI/DeqjvwI5KyI/s1600/DSCN1178.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIqmrliP34I/AAAAAAAACPI/DeqjvwI5KyI/s400/DSCN1178.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5515403961408937858" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Gozo est la troisième île de Malte (Comino, la seconde, n'étant qu'un rocher inhabité), accessible par ferry pour un prix modique. Sans vouloir jouer les routards bobos, nous sommes partis explorer ce bout de terre, présenté comme un espace rural préservé et authentique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Depuis La Valette, il faut un peu plus d'une heure de bus (qui datent tous des années 59-61, j'y reviendrai) pour rejoindre l'embarcadère du ferry. Et encore une grosse demi-heure de ferry pour accéder à l'esprit maltais véridique. Le port d'arrivée n'a guère d'intérêt, en dépit d'une petite église gothique accrochée sur un flanc de colline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIqnhtZkGsI/AAAAAAAACPg/Tvo-mUPofzk/s1600/DSCN1184.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIqnhtZkGsI/AAAAAAAACPg/Tvo-mUPofzk/s400/DSCN1184.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5515404891232934594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Toujours est-il qu'en s'éloignant du port pour explorer le fort en ruine qui se cachait derrière l'église, nous nous sommes également éloignés du terminus de bus qui devait nous emmener à la capitale de cette île: Victoria. Il faut savoir que même si une ligne de bus (fréquence: toutes les heures) comporte plusieurs arrêts, il n'est pas dit que le bus s'y arrête. S'il est plein dès son départ du terminus, il snobe tous les arrêts sur sa route. Aussi, après un terminus de ferry nous n'avions aucune chance de monter dans le bus au second arrêt. Échoués comme nous l'étions avec un couple d'italiens, nous avons accepté la proposition d'un taxi qui passait par là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien que pour écouter le baratin du chauffeur, ça valait le coup de monter à bord ! Durant le petit quart d'heure qu'a duré le trajet, il a vainement tenté d'être embauché pour la journée. D'innombrables tentatives pour nous convaincre qu'il était le meilleur taxi pour nous faire faire le tour de l'île et nous promener de recoin secret en attraction touristique majeure. Malgré des offres de prix toujours en baisse, nous nous sommes montrés inflexibles, jusqu'à que l'italien dans un soupir d'homme las mais déterminé lui dise de nous emmener à Victoria et que ça irait bien comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIqmsNKTCoI/AAAAAAAACPQ/C7gD2oegbic/s1600/DSCN1191.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIqmsNKTCoI/AAAAAAAACPQ/C7gD2oegbic/s400/DSCN1191.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5515403972045900418" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Une fois rendus à Victoria, une des nombreuses villes fortifiées de Malte, nous nous sommes lancés à l'assaut de sa citadelle. Sans perdre de temps, nous pénétrons dans la cathédrale, relativement lumineuse. Le musée attenant sent l'anti-mite et n'a absolument aucune espèce d'intérêt. La balade sur les remparts, plus que ventée, s'avère très agréable en dépit d'une vue pour le moins aride. Pendant que l'amoureux trainasse, je noue contact avec une bande de jeunes français quand ils me demandent dans un bel anglais de les prendre en photo...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils m'expliquent, sans même que je les questionne, qu'ils ont pris un vol Ryanair et qu'ils se "laissent guider là où leurs pieds les amènent" et qu'ils ne savent pas où dormir ce soir. Devant mon apparente décontraction solitaire, ils concluent prestement que je voyage avec mes parents dans le cadre d'un voyage organisé. Ils sont pour le moins étonnés quand je leur explique que je voyage avec mon ami, que nous logeons en guesthouse à Malte et que nous passons une journée à explorer Gozo. Je sais désormais définitivement que j'ai une tête d'enfant qui voyage avec papa-maman (on me demande encore si je passe le baccalauréat à la fin de l'année).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIqmsjOeJcI/AAAAAAAACPY/reZrWun-jXQ/s1600/DSCN1195.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIqmsjOeJcI/AAAAAAAACPY/reZrWun-jXQ/s400/DSCN1195.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5515403977968985538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sur ces entrefaites, après avoir hésité quelques instants à rejoindre Xlendi à pieds, nous prenons un bus pour ce village de bord de mer où j'ai repéré quelque restaurant alléchant et une belle balade à faire. Une fois un délicieux risotto aux champignons et un gâteau estouffe-bourre avalés, nous entamons notre petit périple, qui constituera mon plus beau souvenir de ce voyage. Nous longeons la corniche, au départ bétonnée puis prolongée sous forme de chemin de terre, nous passons ensuite un pont étroit qui permet de rejoindre une autre rive et arrivons enfin sur un plateau aride près d'une tour de garde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIpoBdeNZ1I/AAAAAAAACOI/AFFRBcANWr4/s1600/DSCN1210.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIpoBdeNZ1I/AAAAAAAACOI/AFFRBcANWr4/s400/DSCN1210.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5515335067969087314" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;En marchant sur la corniche&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIpoBwWjuuI/AAAAAAAACOQ/_jtDCuDet0M/s1600/DSCN1216.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIpoBwWjuuI/AAAAAAAACOQ/_jtDCuDet0M/s400/DSCN1216.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5515335073037269730" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vue depuis le petit pont&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIpoCiZh2RI/AAAAAAAACOY/1S5wMng5QQc/s1600/DSCN1217.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIpoCiZh2RI/AAAAAAAACOY/1S5wMng5QQc/s400/DSCN1217.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5515335086471502098" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sur le plateau&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;En contrebas de ce plateau, se trouvent des salines et une immense étendue de pierre sableuse d'un jaune rayonnant et absolument magnifique. Il y a des bouts de roche qui se sont détachés et qui s'effritent sous les doigts. L'un d'eux à justement la forme d'un pied et j'ai immortalisé mon attachement fugace à cet roche en m'y cachant du soleil en toute symbiose...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIppDoCOVMI/AAAAAAAACOg/kZp2C4BHTZM/s1600/DSCN1222.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIppDoCOVMI/AAAAAAAACOg/kZp2C4BHTZM/s400/DSCN1222.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5515336204675863746" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les salines&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIppEIgrH9I/AAAAAAAACOo/kZokPQb3l-I/s1600/DSCN1228.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIppEIgrH9I/AAAAAAAACOo/kZokPQb3l-I/s400/DSCN1228.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5515336213393514450" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un rocher en forme de pied...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIppEgmjWDI/AAAAAAAACOw/nz7ZM2xn_xg/s1600/DSCN1232.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIppEgmjWDI/AAAAAAAACOw/nz7ZM2xn_xg/s400/DSCN1232.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5515336219860621362" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un petit garçon au creux d'un rocher rassurant&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Puis il a fallu entamer le chemin du retour. Prendre un bus pour retourner à Victoria d'où un autre bus nous a ramenés à l'embarcadère du ferry ; effectuer la traversée en bateau et prendre encore un bus pour rejoindre la Valette. Une journée harassante et bien remplie, riche de souvenirs et de rencontres.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-7899365047367702739?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/7899365047367702739/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=7899365047367702739&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/7899365047367702739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/7899365047367702739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/09/malte-2-en-partance-pour-gozo.html' title='Malte (#2): en partance pour Gozo'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIqmrliP34I/AAAAAAAACPI/DeqjvwI5KyI/s72-c/DSCN1178.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-3488832058551167800</id><published>2010-09-09T23:30:00.003+02:00</published><updated>2010-09-09T23:52:34.416+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Clins d'oeil du quotidien</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Flâner chez le libraire et apercevoir sur un présentoir parmi toutes les nouveautés parues en poche, un vieil exemplaire (ancienne collection) des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lunettes d'or&lt;/span&gt; de Giorgio Bassani. Il y a bien longtemps que je cherche à en voir l'adaptation cinématographique avec Philippe Noiret et Rupert Everett mais j'ignorais la publication du livre en français. Aussitôt acheté, aussitôt lu malgré l'éternel folklore du train qui me ramenait de Marseille. Plaisant et assez peu licencieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Accompagner l'amoureux s'inscrire à la médiathèque d'Aix et décider de s'inscrire en même temps. Passer premier au bureau des inscriptions et voir l'employé fermer sa caisse au nez et à la barbe de l'amoureux, gentiment prié de "revenir la semaine prochaine". Je ris encore de son air déconfit et de sa sourde colère, contre l'employé qui quitte son travail un quart d'heure avant l'heure prévue et contre moi qui me retrouve inscrit à sa place !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'attendre à être culpabilisé par un SDF pour ne pas lui avoir donné de pièce et recueillir à la place, au moment de passer à sa hauteur, un tonitruant "hey, t'as un beau cul tu sais ?!". Le tout sous l'air consterné du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pater familias&lt;/span&gt;. Moi, le sourire jusqu'aux oreilles.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Constater l'indécence des journalistes, on en parlait. Postés avec leurs caméras sur le pont d'un village rendu célèbre par de terrifiantes inondations, en 2002. Après avoir crié au loup aux informations de 13h, prédisant une catastrophe similaire cette année, ils attendaient penauds une hypothétique montée des eaux. Un air désabusé: rien à faire, pas de drame à l'horizon, pas d'habitants terrifiés ou affolés, pas de dégâts annoncés. Ils erraient sur les berges et même les commères du village ne voulaient pas répondre à leur micro-trottoir. Des charognes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-3488832058551167800?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/3488832058551167800/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=3488832058551167800&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/3488832058551167800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/3488832058551167800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/09/clins-doeil-du-quotidien.html' title='Clins d&apos;oeil du quotidien'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-8092248779901042799</id><published>2010-09-06T14:28:00.003+02:00</published><updated>2010-09-06T14:44:38.076+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les liaisons dangereuses'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Têtu, moi ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avoir travaillé pendant quelques mois pour un grand hebdomadaire aurait dû m'immuniser contre les manières un peu triviales des journalistes. Au moins, cette fois-ci, j'en ai ri. Il se trouve que, plus par défi que par intérêt, j'ai témoigné pour l'une des fameuses enquêtes du principal média LGBT. Ils recherchaient comme des âmes en peine des récits "d'amour à distance". L'année que je venais de vivre s'inscrivait donc parfaitement dans leur démarche. Je me suis alors fendu d'un petit témoignage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était vers mars dernier, me semble-t-il. Le mail que je leur ai envoyé était un regard sincère mais, je l'avoue, calibré pour être cité dans leurs pages. Phrases péremptoires et conclusions tranchées enrobées d'une fausse lucidité sur les choses de la vie. Je suis assez fier de moi parce que je n'ai pas raté ma cible. Ce petit con de R. 21 ans s'affiche en caractère gras et violet en haut de la page avec une magnifique citation de sagacité juvénile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passé ce moment d'exaltation où l'on feuillette ardemment les pages pour voir si &lt;span style="font-style: italic;"&gt;on y est&lt;/span&gt;, on se met à lire (normalement) l'ensemble de l'enquête pour voir un peu ce qu'il s'y dit. Tiens, c'est sympa, ils racontent ma petite vie d'étudiant expatrié... Et puis là, je tique un peu "R a souvent été tenté par d'autres garçons, la capitale tchèque étant réputée très gay-friendly". Ils sont mignons chez Têtu mais ils manient l'art de l'extrapolation avec un grand savoir-faire apparemment. Bande de briseurs de couple !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est de bonne guerre quoique le petit "les soupçons étaient difficiles à supporter des deux côtés" est tout de même de la pure invention journalistique. Ça m'amuse mais ça renforce également ma défiance envers toutes ces enquêtes témoignages où la tentation est souvent grande pour les journalistes qui les réalisent de faire dire ce qu'ils veulent aux messages qu'ils reçoivent.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-8092248779901042799?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/8092248779901042799/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=8092248779901042799&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8092248779901042799'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/8092248779901042799'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/09/tetu-moi.html' title='Têtu, moi ?'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-4950074825598980446</id><published>2010-09-05T11:34:00.000+02:00</published><updated>2010-09-05T11:34:25.965+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le retour des ombres'/><title type='text'>Vieille rancoeur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En écoutant un disque consacré aux concertos pour hautbois de Bach, j'ai repensé à mon bref apprentissage de l'instrument, en conservatoire. La fourberie et l'hypocrisie des adultes qui traversèrent cette année m'est revenue à l'esprit dans toute sa grandeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais 15 ans, pas encore de téléphone portable et c'était un beau mois de septembre (qui, en dépit des événements qui ne manquent pas de s'y produire est peut-être le plus beau mois de l'année): je présentais les concours d'entrée en classe de clavecin et de hautbois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant toute chose, j'ai du être "testé" en solfège. Sans y être préparé, je me suis retrouvé devant deux examinateurs qui m'ont soumis à toute une batterie de questions. Je me souviens très bien et je n'oublierai jamais leur petit air mesquin, leurs sourires en coin et la façon dont ils pouffaient ironiquement quand je répondais à côté. Surtout, je garde en mémoire la série de questions sur les cadences: un petit air de piano et il faut déterminer si la cadence est parfaite (conclusive) ou une demi-cadence (suspensive). J'ai bien répondu aux deux premières questions, ce qui les a surpris et exaspérés. Je revois ce grand homme chauve s'adresser à sa collègue en parlant de moi à la troisième personne comme si je n'étais pas présent "on va lui poser une troisième question" avec un sourire entendu. Son triomphe était prémédité, je n'avais encore jamais entendu parler d'un troisième type de cadence et c'était légitime au niveau qui nous concernait: la cadence plagale. Leur victoire était acquise: je pouvais être rétrogradé de deux années par rapport au cursus que je suivais en école de musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, je me rendis dans une autre salle où trônaient le directeur des études, le directeur du conservatoire et le professeur de hautbois. J'appris que j'étais très vieux: comment quinze ans et prétendre commencer un nouvel instrument ?! Sans me démonter, je retraçais mon parcours musical et j'expliquais tant bien que mal que j'aurais surement des facilités dans l'apprentissage du hautbois. La cause fut entendue et j'étais accepté. Quand je fus mis à la porte comme un malpropre à la fin de cette première année, j'appris les vraies raisons qui avaient poussé ces mandarins à m'accepter: il n'aurait pas été question que j'intègre le cursus et les ateliers habituels mais si je parvenais à maitriser correctement l'instrument au bout de deux années, j'aurais été royalement invité à participer à une nouvelle classe qui devait se créer: musique de chambre baroque (titre inepte). Il était en effet couru d'avance qu'elle serait désertée et j'aurais servi à l'animer avec quelques autres péquins, ce qui aurait servi de caution à l'ouverture sur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;d'autres répertoires&lt;/span&gt; que voulait se donner cet honorable conservatoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je passais aussi l'entretien d'entrée en classe de clavecin. Une place unique était proposée, une jeune fille a été choisie alors qu'elle refuserait le bénéfice de l'inscription si elle était prise en classe d'alto (ce qui ne manquerait pas d'arriver). Préférer une candidate qui fut surprise de découvrir le toucher si particulier du clavecin et perturbée par l'ingratitude du timbre. Le professeur de clavecin fut bien désolé mais ne parvint pas à me faire oublier les sous-entendus désagréables des comparses qui l'accompagnaient dans cette audition. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Vous faites de la trompette et vous voulez vous inscrire en clavecin ? Pourquoi pas en trompette, problème de niveau peut-être ? Vous sollicitez plutôt une classe où il y a peu de candidats, je vois..."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mépris à tous les niveaux parce que je venais d'une école de musique de village et que je prétendais m'inscrire à un âge diablement avancé au grand conservatoire national de la ville... Je me rends compte en relatant tout ça que je n'ai rien oublié. Je ne pardonne pas non plus aux professeurs de l'école de musique de ne pas m'avoir prévenu et dissuadé de tenter l'expérience. Cet aveu: "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ah, ils t'ont mis en dernière année de second cycle de solfège et tu as été recalé à l'examen de fin d'année d'entrée en troisième cycle ? Oh, oui, c'est le coup classique... Ils font ça avec tous les nouveaux qu'ils veulent éliminer au plus vite mais qu'ils ont été obligés de prendre parce qu'il restait une place dans l'une des classes d'instruments demandée. En plus ils font une bonne marge sur les droits d'inscriptions&lt;/span&gt;". Je pense que c'est pour ce genre de situation que l'expression "être pris pour un con" a été inventée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-4950074825598980446?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/4950074825598980446/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=4950074825598980446&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/4950074825598980446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/4950074825598980446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/09/vieille-rancoeur.html' title='Vieille rancoeur'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-5082237303364350038</id><published>2010-09-03T18:56:00.007+02:00</published><updated>2010-09-03T19:47:01.478+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenirs pélliculaires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mémento du voyageur'/><title type='text'>Malte (#1): un four à ciel ouvert</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIEyYmZAKKI/AAAAAAAACNg/aqdKEQpDZ8c/s1600/DSCN0955.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIEyYmZAKKI/AAAAAAAACNg/aqdKEQpDZ8c/s400/DSCN0955.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5512742817081862306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;A notre arrivée, le temps est moite (entre nous, on dit plus volontiers "ça pègue !") et la chaleur absolument étouffante. Jamais vu ça. Il est 22h, on se promène sur la corniche de Sliema, le regard accroché sur La Valette et il fait 28°. Je m'en veux d'avoir choisi cette destination, moi qui goûte assez peu les joies du farniente. La nuit est épouvantable, ce qui fait que nous nous lançons à l'assaut de la capitale plus tôt encore que prévu.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIEzUvKcIBI/AAAAAAAACNo/D1JveCG10cI/s1600/DSCN0918.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIEzUvKcIBI/AAAAAAAACNo/D1JveCG10cI/s400/DSCN0918.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5512743850228850706" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIEyYmZAKKI/AAAAAAAACNg/aqdKEQpDZ8c/s1600/DSCN0955.JPG"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;La Valette est un vrai décor de cinéma avec ces jolies petites avancées colorées sur les façades. Tours et détours par les petites rues pour profiter de l'ombre, tout en faisant attention de ne pas monter et descendre inutilement. On a le temps de croire que c'est une ville paisible, avant d'être détrompés une fois parvenus sur la place principale, bondée de touristes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIEyYNkfaEI/AAAAAAAACNY/Ad3GDB0nSqc/s1600/DSCN0928.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIEyYNkfaEI/AAAAAAAACNY/Ad3GDB0nSqc/s400/DSCN0928.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5512742810419161154" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIEzUvKcIBI/AAAAAAAACNo/D1JveCG10cI/s1600/DSCN0918.JPG"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;La co-cathédrale Saint-Jean ne paye pas de mine de l'extérieur mais l'intérieur est somptueux. Chaque recoin est sculpté ou peint, tout resplendit. Dans le musée attenant, on s'attarde devant les deux Caravage qu'on ne peut malheureusement pas approcher de près. On pioche des explications en espagnol, italien ou anglais quand des guides tentent de captiver de toute leur voix la masse désordonnée qui les suit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIEzVFQKCPI/AAAAAAAACNw/5w5Nse9qQl8/s1600/DSCN0948.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIEzVFQKCPI/AAAAAAAACNw/5w5Nse9qQl8/s400/DSCN0948.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5512743856158410994" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIEyYNkfaEI/AAAAAAAACNY/Ad3GDB0nSqc/s1600/DSCN0928.JPG"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;L'après-midi s'annonce mais il n'est pas encore l'heure pour nous de manger. Nous visitons le palais des Grands Maîtres, charmant et aéré. Solennel mais pas surchargé: plaisant. Le musée de l'armurerie compris dans le billet s'est avéré lui trop barbare pour nos âme sensibles, la visite fut donc très brève... Quant aux musées des beaux-arts qui fit suite à notre petit repas, il est d'un intérêt tout relatif. Dispensable, vu la qualité des œuvres exposées, même les Tintoret déçoivent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIEz0yioRmI/AAAAAAAACN4/ZBeJiH-9CwU/s1600/DSCN0981.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIEz0yioRmI/AAAAAAAACN4/ZBeJiH-9CwU/s400/DSCN0981.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5512744400891430498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La voix de nos grand-mères s'est mise à résonner en nous et nous avons donc fait une longue halte dans un parc pour faire une petite sieste. On a vu des maltais qui dragouillent gentiment des petites maltaises, des touristes français bruyants qui passent rapidement, des anglais qui devisent, l'air las. Ensuite, le temps d'admirer la vue sur la baie depuis un petit jardin, nous filons faire le tour des remparts, prestement pour ne pas rater le dernier bateau pour Sliema.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-5082237303364350038?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/5082237303364350038/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=5082237303364350038&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/5082237303364350038'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/5082237303364350038'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/09/malte-1-un-four-ciel-ouvert.html' title='Malte (#1): un four à ciel ouvert'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_a2EOpiLGTK8/TIEyYmZAKKI/AAAAAAAACNg/aqdKEQpDZ8c/s72-c/DSCN0955.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-2458786405355015619</id><published>2010-08-25T23:35:00.004+02:00</published><updated>2010-08-25T23:56:17.221+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Ne pas bouleverser l'ordre établi</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En partance pour Malte, dernière évasion avant la rentrée. Méritée sans doute ; pour me vendre, je dirais que j'ai joué au petit-fils parfait en allant gentiment rendre visite à une grand-mère délaissée momentanément, maintenant que je peux me déplacer en voiture. Pendant qu'elle cuvait son rouge après le repas (elle aime bien lever le coude), j'ai tout bien fait comme il faut: arroser les innombrables plantes, décrasser la cuisine et nourrir les poissons dans leur bassin. Je l'ai évidemment laissée gagner au rami et j'ai écouté les mêmes éternelles histoires. Et avec un aplomb déconcertant, je lui ai assuré que nous partions à quatre à Malte, oui oui deux garçons deux filles... L'ordre du monde n'a pas été dérangé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, aux premières heures du matin, un voisin m'apportait une tortue égarée trouvée dans un terrain vague. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vous en avez déjà une, je suis sûr que vous vous en occuperez très bien. &lt;/span&gt;Ô joie ! Le temps de la faire manger, la nouvelle venue allait se cacher quelque part dans le jardin. Aujourd'hui, Mauricette (la nouvelle tortue) et Eugène (notre tortue) [NDLR: oui, je donne des noms désuets aux animaux et j'aime ça !] font connaissance. C'est mignon tout plein, ils se reniflent et se frottent doucement. Ah, en fait, plus que ça... Oups ! C'est que ça dérape: Mauricette se dresse sur ses pattes arrières et tente de s'accoupler avec Eugène. Mince, Mauricette s'appelle en fait Maurice et tente de sodomiser Eugène ! Une tortue gay, c'est bien ma veine !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ledit Eugène a laissé faire quelque minutes; avec son traditionnel air neutre, il se demandait ce qui le chahuter par derrière. Puis, d'un grand coup de carapace il a calmé les ardeurs de Hugo (nouvellement baptisé suite à ce petit incident). N'empêche, je ne me remets pas de l'air de suspicion de ma génitrice en ma direction lors de l'événement. Comme si j'y étais pour quelque chose !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-2458786405355015619?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/2458786405355015619/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=2458786405355015619&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2458786405355015619'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/2458786405355015619'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/08/en-partance-pour-malte-derniere-evasion.html' title='Ne pas bouleverser l&apos;ordre établi'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-6761966582492746923</id><published>2010-08-16T18:02:00.004+02:00</published><updated>2010-08-16T18:36:44.711+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Faire de moi un homme'/><title type='text'>Improbable mais vrai</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors que je prophétisais dans mon dernier billet mon échec au permis de conduire (le pessimisme est une tare communément partagée dans la famille), il se trouve que je suis heureux possesseur du précieux sésame ce soir. Le vendredi 13, jour d'examen, aurait-t-il été pour quelque chose dans ce succès ? Mon scepticisme devant toute forme de superstition m'interdit de répondre à cette question...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La petite mamie en 206 rouge qui a voulu s'arroger la priorité dans une voie d'insertion et que j'ai presque à coup de pare-choc empêcher de passer n'a pas eu raison du sang-froid de l'examinateur. J'en suis fort aise ! J'écope d'une mauvaise note en "adaptation aux situations" et d'une note moyenne avec un 20.5/30 mais l'essentiel est accompli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas perdu mon été, une bonne chose de faite pour l'avenir. Je commençais à me désespérer de moi-même devant la médiocrité ambiante qui animait ce début d'été. Ce mois d'août promet de bien se terminer avec une semaine à Malte que j'attends désormais avec impatience (je consultais hier soir le catalogue complet des œuvres du Caravage pour être sûr de n'en louper aucune sur place).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour me féliciter moi-même, je vais acheter quelques gros ouvrages bien lourds des éditions Taschen qui prendront place dans le coffre de la voiture. C'est quand même plus pratique qu'un scooter !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'embêtant dans tout ça, c'est que je n'ai plus de raison de me plaindre et d'enquiquiner mon monde autour de moi. Sous quel prétexte fallacieux vais-je pouvoir ronchonner ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;- - -&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Pour conclure cet épisode auto-école, je vous livre en vrac les dernières perles de mes différents moniteurs. D'abord, le patron (l'homme aux cannettes) qui m'a relaté en long, en large et en travers son démêlé avec l'un de mes voisins qui refuse depuis des mois de régler les dernières leçons qu'il doit. J'aurais préféré qu'il se laisse aller aux confidences jusqu'à la fin de la leçon au lieu de se répandre en remarques méchantes et de trépigner d'indignation sur son siège. Leçon qui fut notre dernière ensemble à cause d'une incompatibilité pédagogique criante (pas très ouvert aux critiques sur sa façon d'exprimer les choses, le monsieur...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon ami chasseur a multiplié avec toujours plus de vigueur les saillies machistes et vulgaires. Un vrai festival ponctué d'un "oh ! elle a des paillettes qui brillent sur ces chaussures ! j'adore les paillettes ! tu crois qu'elle a la foufoune qui clignote aussi ?!" mémorable. J'ai aussi pu lui faire part de ma petite théorie sur la récrimination "pédé" à l'aune de laquelle il a convenu que cette insulte était déplacée et inadaptée, "qu'elle ne [voulait] rien dire et qu'il [aurait] mieux fait de dire connard".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et pour finir, la femme du patron que je n'avais encore jamais eu l'occasion d'avoir jusqu'à cette dernière semaine. Un peu écervelée et qui raconte des choses incroyables sans qu'on l'y invite. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Je suis raciste et j'ai plus honte de le dire ; regarde, hier, un jeune originaire de Mantes-la-Jolie n'a pas pu passer son code parce qu'il n'avait jamais apporté les deux photos d'identité nécessaires ; comme je ne pouvais pas le présenter à l'examen, il m'a dit que j'allais pas m'en tirer comme ça et qu'il fallait qu'il me casse quelque chose ; il m'a pété le rétro de la voiture et quand mon mari l'a appelé pour lui demander une explication, il a répondu "soit je tapais votre femme, soit je cassais la voiture, j'ai choisi la bagnole". Attends, moi maintenant, je le dis, ma fille, je lui ai interdit de me ramener un arabe. Si elle m'en ramène un, je m'en fous, je la renie, n'importe quoi mais je veux pas d'arabe à la maison".&lt;/span&gt; Conclusion en beauté d'un séjour dans la beaufitude et l'ignorance ordinaires.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-6761966582492746923?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/6761966582492746923/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=6761966582492746923&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/6761966582492746923'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/6761966582492746923'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/08/improbable-mais-vrai.html' title='Improbable mais vrai'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-4589597249804492745</id><published>2010-08-14T23:17:00.004+02:00</published><updated>2010-08-14T23:47:23.991+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le retour des ombres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;odyssée tchèque'/><title type='text'>Chacun son île</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En attendant de faire mes propres valises pour Malte, j'enjambe ici ou là dans la maison familiale devenue hôtel-restaurant pour voyageurs en transit (plus ou moins long) celles de mon frère en partance pour l'Islande et celles de mes parents en direction de Madère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai enjoins ces derniers à faire très attention à ma valise fétiche, celle qui m'a accompagné au Caire, à Munich, à Bruxelles, à Rome etc. Pleine de souvenirs et élégante, j'y tiens beaucoup. Mais ce soir, plus que l'exotisme d'une destination, elle a fait resurgir le visage d'un tchèque dans le métro pragois. Je m'en souviens assez bien mais je ne saurais pas le décrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce devait être en mars, je l'ai peut-être déjà évoqué ici furtivement, et je partais pour Rome. J'avais mis une chemise de prix (celle qui avait interpellé l'amoureux quand il ne me connaissait pas encore et celle aussi qui trouvait grâce aux yeux de ma folle colocataire brésilienne), je me tenais bien droit contre la porte du métro tout en tenant nonchalamment ma valise. Le tchèque était assis sur ma gauche, en bleu de travail plein de cambouis. Les mains calleuses et desséchées. Durant les huit minutes de notre trajet commun dans les entrailles de la terre, il n'a pas cessé de me dévisager avidement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'arrivais pas à soutenir son regard et je ne jetais que des coups d'œil furtifs en sa direction. La situation était troublante ; je ne lisais pas d'envie ni de réprobation. Je percevais davantage son attitude comme interrogative et non inquisitrice. Son corps respirait la lassitude, il devait approcher les soixante ans et il se demandait pourquoi j'étais là et pourquoi le hasard avait voulu que j'ai la chance d'être habillé comme je l'étais et de prendre l'avion pour voyager.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens parfaitement m'être senti confus et penaud devant la criante distance qui séparait nos vies. J'ai regretté un court instant d'avoir choisi cette chemise alors que je me percevais comme un vil privilégié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce monsieur n'avait vraisemblablement jamais pris l'avion et ne le prendrait sûrement jamais. Ce soir, je me suis dit qu'il n'avait aussi peut-être jamais quitté la Tchécoslovaquie et la République Tchèque. Et la mer ? A-t-il seulement vu la mer ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça m'a fait du bien de penser à ce monsieur, de relativiser mes mérites et ma propre situation au lendemain d'un probable échec à l'examen du permis de conduire (2 chances sur 3 de ne pas l'avoir ; ma conduite un peu culottée n'étant pas forcément du goût de l'examinateur!).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-4589597249804492745?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/4589597249804492745/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=4589597249804492745&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/4589597249804492745'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/4589597249804492745'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/08/chacun-son-ile.html' title='Chacun son île'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-7995349588492544437</id><published>2010-08-10T19:38:00.002+02:00</published><updated>2010-08-10T20:14:56.089+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><title type='text'>Elucubrations</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des passants ordinaires. Qu'il est bon de prendre le temps de s'assoir et d'observer! A la manière des grand-mères de nos petits villages du sud (j'ai beau renier mes origines, je suis bien petit-fils d'agriculteur), l'amoureux et moi étions postés sur un banc au cœur de Montpellier, sur l'esplanade. Abrités par les platanes, tout en devisant sans discontinuer, frappés par la fascination de cet étrange spectacle: les gens et leurs vies qui se croisent sans s'interrompre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jeune homme d'abord, sac-à-dos bringuebalant à l'épaule, qui s'échoue sur un banc. A l'autre extrémité de la barre de bois limée par les milliers de postérieurs déjà égarés ici, une vieille dame aux vêtements chamarrés. Sans but, seule peut-être, bavarde surement, elle est vite intriguée par la lecture qui semble absorber le drôle. Sans ambages, elle l'interpelle et engage la conversation. Elle semble rigolote cette grand-mère ; en tout cas, il rit et répond à ses appels à échanger quelques paroles. Il se lèvera quelques dizaines de minutes plus tard, sourire aux lèvres. Elle restera encore quelques minutes, lasse et décontenancée par les touristes américains obèses qui prennent place à la suite du garçon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une ombre ensuite, furtive et incertaine. Une chevelure fine, noire ébène ; un tee-shirt rouge flamboyant accouplé à un pantalon élimé. Squelettique, le tin cireux, l'ombre passe, fuyante et timide. Avec son regard incertain et peureux, on le croirait encore adolescent. Ce garçon passera par deux fois devant notre banc, comme s'il errait sans but, ou sans envie.  Les pieds trainent dans la poussière ; l'esprit n'est pas à synchroniser les mouvements, il est absorbé à une réflexion qui nous échappe et nous dépasse. Il y a comme une fulgurance de l'âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, un lycéen en vacances, affublé de son sac Eastpak. Long tee-shirt jaune, bermuda blanc, chaussures grises. Propre sur lui, un air sensible, des ondulations du corps ductiles, il s'assoit sur le banc suivant celui où la grand-mère se demande encore pour l'heure si elle dérange le lecteur. Le lycéen sort de son sac ce qui ressemble à un manga. Il en alterne la lecture avec des envois de messages sur son téléphone. Il serre d'une façon enfantine son sac entre ses jambes. Le dos courbé et les bras ondoyants, il semble attendre quelque chose, ou quelqu'un. Il se lève, il s'en va, puis revient un peu plus tard. En compagnie d'une jeune fille perchée sur ses talons main dans la main avec un métis. Notre intrigant est l'éternel troisième: celui qui assure le divertissement d'un couple incertain, confident à ses heures. Celui dont on sait qu'on ne craint rien, qu'il n'est pas de nature à interférer mais dont on apprécie la compagnie, spirituelle ou enjouée. Il montre le banc où il était assis à ses amis quand ils passent devant.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8641867377447133439-7995349588492544437?l=ahoj-praha.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/feeds/7995349588492544437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8641867377447133439&amp;postID=7995349588492544437&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/7995349588492544437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8641867377447133439/posts/default/7995349588492544437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ahoj-praha.blogspot.com/2010/08/elucubrations.html' title='Elucubrations'/><author><name>Kynseker</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01279612525903075017</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8641867377447133439.post-6932495118869525257</id><published>2010-08-09T00:01:00.004+02:00</published><updated>2010-08-09T09:45:23.514+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pépiements musicaux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La gazette du jouvenceau'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;odyssée tchèque'/><title type='text'>Disette</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me consume d'inactivité. Soit que je m'étende sur la pierre calcaire, au bord de l'eau, sous la glycine, pour perdre mon regard dans le ciel bleu immaculé alors que le vent fait frissonner la vigne-vierge verdoyante. Soit que je devienne un boulimique cinématographique ; ce qui me met dans des états pas possibles. Je sélectionne la rubrique "drame" quand je cherche un film à visionner. Je regarde sans fin des personnages se perdre, passer à côté de leur vie, vivre des expériences tragiques et uniques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le point de non-retour est atteint si la musique qui porte le film m'interpelle, me marque et résonne en moi. Sur une île déserte, je ne prendrais pas un disque de musique classique, musique qui représente pourtant 80% de mes écoutes, je prendrais plutôt une bande originale de film. Ça ouvre bien plus d'horizons, de possibilités et ça renferme bien plus de souvenirs. Quand la platine tourne et que les notes chantent au loin, je peux errer d'endroit en endroit,
