Pas le temps d'accorder toute l'attention qu'on voudrait à l'amie sur le départ, à qui on n'a même pas osé avouer avoir été touché par la possibilité future d'être témoin de son mariage ; pas le temps d'écouter vraiment les peurs et les attentes déçues d'une autre ; pas le temps non plus de témoigner vraiment d'une empathie pour la situation que vit une autre ; pas le temps encore, la peur de blesser et la culpabilité qui pèse, de témoigner à un autre des sourires qui viennent aux lèvres en repensant à tout ce qu'on a vécu comme bêtises, voyages et émerveillements.
Tout avait vraiment commencé à Rome ; tout s'y est fini. L'Italie, c'était lui et ce voyage en Panda cet été en forme d'apothéose amicale et amoureuse. Il n'y aura pas de voyage à Milan. Jamais deux sans trois ; cette troisième tentative se solde comme les deux précédentes: par une annulation. Il faudra se montrer très persuasif à l'avenir pour espérer me convaincre d'y faire un voyage. Je n'ai pas ouvert l'enveloppe, toute juste arrivée, qui contient les tirages photos de cet ultime escapade italienne. Peur de l'anachronisme.
Pas le temps de lire, d'acheter des livres ; pas non plus celui d'écrire. C'était pas folichon, ça ne va pas l'être beaucoup plus.
