samedi 17 septembre 2011

La protubérance italienne

De petite église en place (Navone), de Largo Argentina à Saint-Louis des Français, du Palais Farnèse à Santa Maria in Aracoeli, de longues promenades sous une chaleur accablante. Le Gesu, toujours.


Un monde fou, un autre jour, pour visiter les musées du Vatican. La magnifique galerie des cartes géographiques, le mercantilisme catholique et les échoppes partout dans le musée, les chambres de Raphaël que les touristes oublient de regarder, la chapelle Sixtine où sans être masqué, je fais mon justicier et réprimande les touristes qui photographient autant qu'ils le peuvent avec des crépitements de flash.

La traditionnelle balade en Bici Pincio dans le parc Borghese. C'est à celui qui conduira le moins bien et le plus dangereusement. Finalement, c'est sous la mauvaise influence des garçons que la conductrice fera taper la caisse de ce vélo à quatre roues et quatre places sur une protubérance terreuse. C'est aussi sur leur instigation qu'elle prendra des chemins très hasardeux. Et puis, comble de notre petite folie passagère, le véhicule finit par se retrouver sans conducteur et file droit sur un arbre. Ce sont les passagers arrières qui attrapent le volant pour l'un, le frein pour l'autre. Et on a ri, beaucoup ri, tellement ri ! Merveille d'une enfance qui ne nous a pas quittés.

Les restaurants fermés, les pas bons, les très bons ; les glaciers aimables, les méchants, la glace à la figue, au café, au riz au lait. La chantilly, aussi. 

Les photos romantiques, les amoureux, deux couples, trois garçons, une fille. Les petits gestes ou les gros bisous. Les regards qui en disent beaucoup et les mots qui n'osent pas, nous sommes accaparés par Rome que l'on contemple depuis le Janicule. L'inquiétude: combien d'années avant de la revoir ?


Et partir, en s'arrêtant à Pise. Les bords du fleuve sont jolis, les petites rues charmantes, une belle place et puis le sac à touristes, la mal nommée place des miracles. La basilique décevante, la tour si peu impressionnante. Oui, elle penche mais tout est pénible. Peut-être au lever du jour, sans personne, l'endroit est intéressant mais là on se contente de regarder cette excroissance maladroite, sans émotion. Rome...


1 commentaire:

S. a dit…

-Joli, tendre,ludique.
J'ai une réserve sur le mot "protubérance" en titre.

-"L'inquiétude: combien d'années avant de la revoir ? "
On revient toujours à Rome, et plus tôt qu'on ne le croit.