mardi 8 mars 2011

Laureen, arrête de pleurer !

Dans le car qui me ramenait de la gare TGV au centre ville (spécificité locale dont on se passerait bien), il y a cet homme quelques rangées devant moi qui tente de démêler et résoudre les problèmes d'un couple. Il a deux interlocuteurs au téléphone alternativement: à elle, il lui dit d'arrêter de pleurer, de prendre ses affaires et d'aller dormir chez une copine ; à lui, il dit d'arrêter de crier, de la laisser partir et de la rappeler demain pour parler tranquillement.

Je revenais de ma douce escapade parisienne, qui s'est déroulée sous les hospices d'un soleil généreux. J'ai beaucoup marché, seul ou en bonne compagnie, dans le seul but de flâner, de sentir l'atmosphère. Et c'est plus qu'agréable ; Paris se révèle au soleil caressante et intrigante.

Au Louvre, j'ai maugréé devant le manque de soin de l'accrochage des tableaux des galeries italienne et française. J'ai sollicité mes jambes et mes grands pieds durant cinq longues heures pour voir l'intégralité de la section peinture et les pièces principales des sections sculptures et antiquités. J'ai été agréablement surpris par la profondeur des Delacroix et déçu par les David. J'ai surtout aimé le Louis XIV de Rigaud, parfaitement mis en valeur et facilement analysable depuis le confortable (c'est si rare au Louvre) banc.

Entre Montparnasse et Pigalle, on passe devant la maison de Dalida, le fameux passe-muraille, un cinéma à la déco vue par Cocteau et on s'ébroue avec les masses de touristes en goguette. Sans préméditation (forcément !), on finit par passer devant le Tati de Barbès...




Un autre jour, au musée d'Orsay, on s'étonne de la puissance d'un Van Gogh (peintre dont les tableaux font partie de ceux, finalement assez rares, qu'il faut à tout prix voir en vrai) et on apprécie plus que prévu les Manet. L'érotisme académique d'un Bourguereau ne laisse pas indifférent notre petite personne alors qu'on se dit que la niaiserie des Renoir nous rendra à tout jamais ce peintre insupportable.

En sortant, pour voir un peu, on passe rue de Solférino puis devant l'Assemblée Nationale, l'Hôtel de Matignon et on remonte peu à peu les quais de la Seine jusqu'à Saint-Michel. La préméditation ayant des qualités, on se laisse porter dans un restaurant qui se fait fort de passer de la musique classique et non pas les sempiternels "boum-boum" qui ponctuent trop de repas. Rue de Rivoli, les Halles, des restaurants italiens vraiment italiens aux prix vraiment parisiens, l'Hôtel de Ville, Beaubourg, un éclair au café, le Marais, la place des Vosges, des Haribo, Bastille, République, une tarte aux poires... To be continued ? En mai, peut-être.

Les prochaines vacances seront grenobloises fin mars, lyonnaises en avril, niçoises en juin et berlinoises en juillet. J'arbore une mine réjouie !

5 commentaires:

Gouli a dit…

Des vacances une fois par mois, il y a des gens qui ont de la chance.

S./G.C a dit…

Bien résumé.
Je vous enverrai une reproduction des jeunes filles au piano de Renoir.
Croyant me combler d'aise, une amie me l'avait offerte : elle s'ennuie au-dessus de l'armoire de ma chambre.

Audrey a dit…

Et Bordeaux j'peux me le mettre dans le...? hein? hein? Quand est-ce que tu viens me voir à moi?!
Tant pis pour toi, si tu tardes trop, tu devras partager ta chambre d'invité avec un brailleur en couches-culottes.

Kynseker a dit…

@ Gouli: les voyages forment la jeunesse dit-on... Et ils se méritent ! C'est au prix d'une certaine organisation dans le travail scolaire et d'une allocation de mes ressources financières draconienne que je peux me les offrir...

@ Syl: faites donc! Je connais quelqu'un à qui cela plaira et qui fera trôner la reproduction en bonne place sur ses mûrs...

@ Audrey: Bordeaux ? C'est une riche idée. En août ? Sinon, ne me dit pas que... tu t'apprêtes à œuvrer au peuplement de notre planète dans les mois qui viennent ?!

Audrey a dit…

Aout, pourquoi pas! On en reparle!
Et sinon, je parlais de Nicolas, évidemment...(hem hem) ;-)