lundi 25 octobre 2010

Vieux cartons


Une pensée soudaine pour les lieux et les personnages de mon enfance ; c'est assez rare et assez confus. C'est quelque chose qui se décrit relativement mal tant tout est question d'odeurs et de sensations. En plongeant dans mes archives numériques, j'ai exhumé un texte d'un pédantisme syntaxique abominable où je décrivais un de ces souvenirs des sens:

"Je quittais Montpellier définitivement lors d’une de ces belles journées de septembre. Où la lumière diffuse et douce relève la beauté des traits humains plutôt qu’elle ne les marque. Ces journées ne sont pas sans me rappeler ce qui est peut-être mon plus beau souvenir d’enfance. Une sensuelle évocation d’une fin d’après-midi d’une journée d’été languissante. La tonalité en est orangée et le tableau est parfaitement composé. Mon grand-père a tracé une rigole dans la terre encore chaude de l’ensoleillement intense du jour ; il y fait couler sous mes yeux de l’eau froide tirée du puits. Ce mélange provoque toujours une sorte d’écume et l’eau, si pure, se trouble de reflets marron qui ne sont pas, le moins du monde, disgracieux. Si mes parents sont absents de la scène, probablement dans mon dos, dans la fraîcheur préservée de l’appartement d’été, mon frère en est retiré. Je ne peux que l’imaginer hors de mon champ de vision, sur ma droite, non loin du verger où rutilent mille fleurs soignées amoureusement. Ma grand-mère est soit accoudée au balcon en fer forgé et observe –supervise même- les travaux, soit assise sur banc de plastique blanc où elle s’alanguit après avoir arraché à la terre ses mauvaises pousses. Armé d’un bambou, je suis planté au milieu de cette cour et j’observe."

Soudaine envie de humer l'air du jardin, en automne, quand la vigne-vierge et la végétation opulente de l'été s'abandonnent et se teintent de couleurs rouges et jaunes. Avant que les aïeux ne soient terrassés, cette saison était l'époque où l'on brulait les vieilles traverses de chemin de fer qui encombraient la cave. Dans les cendres, le soir, on glissait quelques pommes de terres et le repas qui s'ensuivait était dantesque.



Il était, en fin d'après-midi, précédé du thé à l'orange, pris dans la microscopique cuisine nichée dans un coin de l'immense bâtisse. Quelques années encore auparavant, les weekends étaient l'occasion de faire des fastueux barbecues à une époque où ce n'était pas encore -loin s'en faut- le loisir des amis du coin. Les souches des vignes arrachées à l'époque de la prime à l'arrache servaient de combustible et donnaient un goût jamais retrouvé depuis à la viande. Le dessert se composait de multiples douceurs achetées à la boulangerie du village et je revois toujours la gloutonnerie fraternelle prendre à bras le corps un millefeuille. Lors du café, je tendais en vain le bras pour attraper le Midi Libre qui trainait au dessus de l'armoire du couloir. Aujourd'hui, je m'en étonne toujours, parce qu'elle m'a paru si grande pendant des années, mais je la dépasse d'une bonne dizaine de centimètres.


Mais le jardin n'a plus sa splendeur d'antan, les poissons du bassin sont amorphes, la grand-mère restée seule se perd dans les méandres de sa vie et l'herbe de la pampa est livrée à elle-même. Il n'y a plus d'enfants pour faire des mixtures innommables avec les marrons ou pour faire des batailles de kakis. Je ne pourfends plus d'ennemis invisibles avec mon bambou, je ne revêts plus le casque de GI qui traine dans l'écurie, je ne reste plus en arrêt, pensif, devant la caisse vide de grenades allemandes estampillée IIIe Reich.

Honteusement, je n'y suis jamais allé depuis qu'il y est. Mais j'ai quelqu'un à qui rendre visite ce weekend.

mercredi 20 octobre 2010

L'occasion fait le larron

(C'est étonnant que je n'ai pas encore intitulé l'un de mes billets par un proverbe ; ceux qui sont mes amis connaissent bien ma propension à en énoncer un -moins qu'il y a quelques années toutefois- dès que la situation s'y prête.)

L'occasion fait le larron, parce que je n'avais pas du tout prévu de vous parler de ce dont je vais vous parler. Je pensais plutôt ressusciter un des nombreux billets commencés mais jamais achevés. Comme je le disais précédemment, j'ai fait montre de mes maigres talents vocaux sur du Michel Berger en revenant de randonnée. Du coup, par un de ces éclairs d'esprit dont j'ai le secret, je me suis mis à rechercher un autre disque du même pour compléter le répertoire de chansons cultes qui me manquent (le précédent disque m'ayant été offert il y a une dizaine d'années).

Je furète chez mon grand ami Amazon (d'ailleurs, depuis le temps que je l'enrichi, je n'ai jamais eu de chèque cadeau de sa part, ce qui commence à me vexer) et puis l'un dans l'autre à la FNAC. Et ce qui devait arriver arriva. Offre spéciale sur les Best Of de chanteurs. Bien bien. 3 disques pour 20€. Donc la compilation de Michel Berger qui avait attiré mon attention, mais quid des deux autres ? France Gall, allez. Et... Julio Iglesias. Je vais voir demain si l'offre existe aussi en magasin. C'est pas dit que je surmonte ma honte d'acheter du Julio Iglesias.

Notez que j'ai une tendresse pour ce chanteur un peu dépassé (si peu...) depuis un funeste événement qui m'amena à m'ennuyer profondément dans une chambre d'hôpital pendant une dizaine de jours il y a quelques années. Un soir donc, je regarde une émission animée par Patrick Sébastien qui propose des playbacks par des animateurs/journalites déguisés de la chaine sur des chansons connues. Et voilà Christophe Hondelatte (qui n'avait pas encore fait son caprice, remarquez) qui interprète "Vous les femmes" de Julio dans un superbe costume complètement kitch. Dans le bruit ambiant et l'inconfort de la nuit de ce mois d'octobre (tiens, à y réfléchir, ça 5 ans tout juste), j'ai été transporté par ces fameux "tatatata...ta...tatatata...tatatata...tatatata...ta". Depuis, je garde une nostalgie réconfortante pour cette chanson. Voilà à quoi tient le mauvais goût !

Alors que j'engloutis des sommes considérables dans des disques de musique classique, il ne me vient pas à l'idée de dépenser quelque argent dans de la variété. Mais je crois que si je devais tenir des statistiques d'écoutes, ça donnerait à peu de choses près ceci: 75% de musique dite classique, 15% de musiques de films, 10% autres (variété, tango, musiques du monde, jazz...). Curieux, quelque part. Sur une île déserte, je prends un disque de musique de film. A mon enterrement, on jouera de la musique classique et on lira un texte d'une chanson magnifique écrit par un génie des mots. Drôle de choix.


Pour remonter le niveau, du superbe piano par un de ses plus grands magiciens, encore très jeune à l'époque. Il faut tendre l'oreille mais ça le vaut bien.

dimanche 17 octobre 2010

Pas le temps d'attendre que les bananes mûrissent

Ce weekend achève de me mettre en joie, autant que cela se peut. J'ai pris le temps d'aller voir "Les amours imaginaires" de et avec Xavier Dolan. Aiguillonné par des critiques mitigées, j'ai pu me faire mon propre avis. C'est un film dont on connait la fin dès le début, c'est un film que je ne reverrai pas une seconde fois. Parce qu'il est à usage unique: le gros travail de photographie et d'effets visuels n'a pas assez de profondeur et de "classe" pour supporter un nouveau visionnage sans lasser ou agacer. L'histoire elle-même ne supporte pas une redite, déjà qu'elle est bien mince.

Pourtant, j'ai passé un excellent moment. Au-delà des expressions québécoises amusantes ou touchantes, j'ai aimé ce récit d'une histoire banale magnifiée par l'art cinématographique. Rôles principaux bien tenus, les regards de la fille, les moues de Xavier Dolan. L'éphèbe tant vanté ici ou là m'a profondément déçu: un épigone blond de Louis Garrel sans charme ni magnétisme. J'y ai vu une faille: il est difficile de croire que deux amis sont prêts à se déchirer pour conquérir le cœur d'un être qui n'en vaut pas spécialement la peine (Xavier Dolan se fourvoie d'ailleurs en montant des images du David de Michel-Ange: évidemment, dès le début, la référence nous vient mais en l'explicitant elle perd tout son intérêt et casse notre imaginaire). Le final est gros comme une maison mais s'avère plutôt bien incarné et joué. Restent de très belles images, de magnifiques ralentis (personnellement, j'adore ça) et de savoureuses musiques. Très agréable moment.

Le même dimanche matin a aussi signifié le recommencement (moche, ce mot ?!) de ma pratique musicale. Projets motivants et profs adoucis par le temps, c'est plaisant. J'ai pas trouvé de contre-ténor susceptible d'habiter ma rue mais je vais poursuivre mon enquête !

Une autre pratique musicale a animé notre retour en voiture de randonnée samedi soir. J'avais pris un disque de Michel Berger pour me mettre de bonne humeur et me donner de l'énergie le matin tant la flemme était forte à cause de l'heure matinale et du froid. Au retour, je n'ai pas osé le remettre parce que nous avions un passager. Mais il s'est vite avéré qu'il était également fan. Et voilà comment durant tout le retour on a chanté à tue-tête les grands tubes du tout aussi grand Michel. Et vraiment, c'était bien, j'en ai frissonné... De cette petite émotion de partager quelque chose dans une situation inattendue et incongrue. Un excellent souvenir (finalement, heureusement que le copain n'a pas voulu me laisser conduire SA voiture sans quoi je n'aurais pas pu me trémousser sur mon fauteuil emporté que j'étais par la mélopée!).

Randonnée en elle-même très agréable et facile, de façon surprenante. Hélas, pas de belles photos à partager car c'est notre charmant passager qui tenait l'appareil et qui mitraillait. Dans l'ensemble, malgré mes plaintes incessantes (on voit bien que le prof est un homme, tiens ! Un joli chemin qui s'annonce et non paf! on bifurque pour marcher à l'ombre, sans vue, à flanc de colline...), je ne me suis pas trop fait remarquer. J'ai évité de hurler à nouveau "nous sommes perdus!" avec des tremolos dans la voix, ce qui n'avait pas manquer d'attirer la dernière fois tous les regards sur moi, regards qui se demandaient quel taré s'affolait pour si peu...

Bref, esprit et corps aérés ; une bonne chose. J'ai pris un retard monstrueux dans mon travail mais ça n'a pas tellement d'importance. Non, parce que j'ai déposé un cierge dans la grotte de la Sainte-Baume soi-disant hantée en son temps par Marie-Madeleine. Je suis un impie, au mieux un parpaillot mais j'aime bien mettre des cierges, fascination enfantine pour la flamme et la fumée qui s'en dégagent.

(Rien de passionnant, juste pour donner des nouvelles, billet mal écrit mais spontané. Faudra que je finisse un jour de raconter mes vacances à Malte et accessoirement d'écrire tous les billets qui sont restés en souffrance.)


jeudi 7 octobre 2010

Rayonnement

Être tiré des bras du beau Morphée par une sonnerie de téléphone qu'on se jure de changer depuis des mois. Depuis qu'on ne supporte plus de souffrir "j'ai cru entendre je t'aime" au réveil. Se mouvoir jusqu'à la salle d'eau et s'émouvoir de sa mine matinale. Écouter les nouvelles enivrantes de France Info en faisant ses ablutions, s'étonner d'entendre déjà "il est 7h45 et...", perdre 5 min à choisir un pantalon pour prendre le plus moche, attraper un petit pain au lait qu'on mangera en descendant l'escalier, à toute allure.

Respirer l'air frais, encore un peu nocturne. Croiser les têtes renfrognées des habitants pressés (dont je fais partie), ne pas jeter un coup d'œil à la boulangerie, idéalement située sur le chemin. Snober aussi la machine à café de "l'espace détente" de l'Institut pour vite échanger les derniers potins sur les uns et les autres (ou apprendre ceux qui circulent sur son propre compte...) et baragouiner de l'anglais pendant deux heures. Se surprendre à défendre le Pape dans un de ces débats artificiels dont seuls les cours de langue ont le secret.

Se dispenser soi-même d'un cours de droit et être interpellé sur le chemin du retour de la maisonnée par deux jeunes qui, apprenant que la place de la ville qu'ils cherchent depuis un petit moment se situe à l'exact contraire de la direction dans laquelle ils s'obstinaient à aller, rient aux éclats de leur déconvenue. Zigzaguer entre les groupes de touristes amerlocains et constater avec soulagement que le patron de la boutique de lingerie de la rue est fidèle au poste. La bedaine en avant, la clope au bec, le bras accoudé sur un mannequin et le regard perdu sur les passants qui défilent.

Faire un détour par la librairie et repartir les bras chargés de volumes... Comme si la pile en attente n'était pas assez haute ! Je lis beaucoup mais pas autant que je le voudrais. Je dois avouer que le cours de culture générale, d'habitude si artificiel et académique, est proprement passionnant cette année. Dispensé par une prof qui donne envie de lire tous les ouvrages qu'elle cite. Vargas Llosa récompensé par le Nobel, encore un auteur à lire pour ne pas se ridiculiser à la fin de l'année dans l'épreuve reine de notre Institut: le Grand Oral.

Je ne travaille pas démesurément mais je suis pleinement investi dans ce que je fais, ce qui me change des deux dernières années. Je suis aussi redevenu un bon petit citadin bourgeois comme cette ville l'impose ; finie la modestie et la sobriété tchèque.

Peut-être aurais-je dû travailler davantage pour un débat en espagnol. J'ai eu l'outrecuidance de penser que je connaissais bien le sujet et que je pouvais me dispenser de préparation. "El matrimonio gay" a vu s'affronter quatre groupes d'étudiants, deux pour, deux contre. Je me réjouissais de défendre les positions LGBT mais ca a viré au carnage et j'ai trouvé le moment éprouvant.

Je hais le principe même de ces débats où chacun s'interrompt et où aucune idée n'aboutit. Tout a dérivé immédiatement sur l'adoption, les enfants, l'église, la famille... Je bouillais intérieurement, je trépignais sur ma chaise et je ne suis finalement presque pas intervenu. J'ai trouvé ça exaspérant ; un débat pour rire, où chacun s'amuse des énormités qu'il dit parce que c'est le jeu, où c'est à celui qui balancera l'argument le plus pernicieux qui soit. Il y avait comme une négation par l'absurde de la réalité. Peut-être que j'ai trouvé malsains aussi les regards à mon endroit de ceux qui débitaient les pires horreurs ; il n'y avait que ceux qui s'étaient rangés du côté des "pour" qui n'étaient pas au courant.

Bien sûr, les étudiants chargés de faire valoir les positions des anti-mariages sont, dans la vraie vie, favorables à cette évolution. Pour être exact, 21 sur 22. Une proportion évidemment différente de celle qu'on trouverait partout ailleurs. La sociologie de l'Institut étant elle-même biaisée. Les statistiques non officielles, établies par les esprits tortueux, laissent à penser que la proportion des minorités sexuelles est de l'ordre de 25% dans une promotion. Loin des 8% de la population générale.

lundi 4 octobre 2010

Retour à la civilisation

Pour s'aérer, entre deux dissertations dominicales, un petit tour dans la ville ensoleillée. Dans le parc le plus charmant de la bourgade, entre les amoureux étendus sur les murets et les retraités scotchés aux bancs, il a fallu trouver une petite place pour profiter du doux soleil d'automne, ma saison préférée.


Jardin parfaitement taillé et entretenu, pavillon majestueux et sobre à la fois, le bruit du gravier sous les chaussures... Les poissons rouges qui s'affairent dans le bassin, les gamins déchainés, les mères dépassées, les pères blasés.



Jusqu'à que la luminosité baisse et que le gardien nous pousse dehors, on s'attarde et on flâne dans les allées. Puis, on se promène au gré des envies dans les ruelles, jusqu'à en découvrir de nouvelles.


Et enfin prendre en photo une église en ruine qui m'interpelle toujours quand je passe devant, tant elle semble revenue d'un autre temps et renfermer de lourds secrets. Que cache-t-elle ?



samedi 2 octobre 2010

Pénitence aux couleurs de Cézanne

Sport obligatoire. Quand j'avais lu cette mention dans la plaquette d'information de l'école qui m'accueillait comme nouvel étudiant, il y a deux ans, ce fut une profonde désillusion. J'étais renvoyé à mes pires heures de collégien et de lycéen. Refaire du sport. Un véritable chemin de croix !


Pour changer un peu du badminton (une vocation précoce comme en atteste la photo ci-dessus), je me suis inscris pour ce premier semestre en randonnée. Pour retrouver, qui sait, les joies de ce sport pratiqué autrefois en famille dans les montagnes suisses ou autrichiennes.

4 randonnées dans le semestre, trois obligatoires. Un bon plan sans doute. C'était sans compter la détermination de l'encadrement. Aujourd'hui, nous nous sommes attaqués à la Sainte-Victoire. Pas en mode familial, pas tranquille, petite balade du dimanche. Non. Départ 9h, arrivée 17h, 24 kilomètres, 800 mètres de dénivelé. Ouch !


Mis à part les deux kékés de service, plus forts, plus rapides, plus beaux que tout le monde, personne n'a osé prétendre que c'était facile. A peine le temps de se chauffer et on a avalé les 800 mètres de dénivelé d'un coup, à un rythme soutenu. Il s'agissait d'élaguer pour ne pas avoir de mouligasses qui ralentiraient le groupe. Deux filles abandonnent en chemin, tant pis pour elles, on ne s'embarrasse pas d'éléments plus faibles.

L'un dans l'autre, on ne profite pas tellement du paysage et l'appareil photo reste au fond du sac. Seule la pause déjeuner offre l'occasion d'immortaliser ces moments de sueur collective. On rit aussi de se tenir à l'écart du reste du groupe, nous, les trois vierges effarouchées de l'Institut. Peut-être justement parce que le professeur avait précisé dans la réunion d'information qu'il espérait que ceux "de l'Institut ne feraient pas comme d'habitude, à savoir rester entre eux et ne pas se joindre aux autres participants". Réputation non usurpée donc.

La descente aide à socialiser et à faire preuve de bonne volonté envers nos camarades. Et je rencontre une jeune fille, anciennement violoncelliste. Elle a tout arrêté, dégoutée, après deux années au conservatoire de Montpellier. Forcée à passer tous les concours d'entrée aux différents CNSM par son professeur, qui voulait accroitre la notoriété de sa classe et sa propre renommée personnelle. Elle jouait de cet instrument depuis ses 6 ans et maintenant elle ne le voit plus que comme un instrument de torture. Je n'invente rien, hélas.


Les deux derniers kilomètres sont énervants et semblent exciter les ampoules qui commencent à se former. Le chef fait l'appel (à la fin de la journée car des roublards pourraient se débiner au cours de la randonnée) et la pénitence prend fin. Plus que deux !