Pour finir sur une note rigolote ce mois de février, un peu terne depuis que je suis assigné à résidence à Prague. J'espérais des cours, qui ont commencé cette semaine, qu'ils donnent un peu de soyeux à l'ensemble. C'est presque réussi.
Un séminaire sur la sociologie de l'État socialiste, ça promettait. Le prof qui assurera la plupart des séances doit avoir tout juste passé les 25 ans. Et il parle anglais aussi bien que moi ; c'est-à-dire très mal. Il ne décolle pas de sa feuille qu'il lit avec un accent qui ferait passer le mien pour un modèle d'assimilation linguistique et est incapable de répondre à toute question. Et il a les cheveux gras. Pas de doute, il est bien tchèque.
Je me suis inscrit au nouveau cours proposé par le professeur de feu protocoles et usages. Un séminaire sur les problèmes contemporains. Joli titre qui cache en fait une alternative assez folichonne: voulez-vous commenter des articles du Monde ou m'écouter faire un exposé sur la situation économique de la République Tchèque, ô ce si beau pays béni des dieux ? Faignants que nous sommes, nous avons voté pour l'exposé, d'un angélisme qui ferait passer les prairies tchèques pour les plus verdoyantes et prospères de la terre. Astuce de dernière minute: tout étudiant qui aiderait le professeur à compiler ses statistiques pour je ne sais quel rapport se verrait dispenser d'examen...
Et pour achever cette semaine souriante, j'ai eu le malheur de m'inscrire à un cours ayant lieu le vendredi matin à 8h. Un étudiant Erasmus qui se lève à 6h30, ce n'est pas beau à voir. Enfin, soit, c'est pour entendre parler de la souveraineté des États et des quasi-États. L'effort doit être récompensé, probablement. Totalement récompensé, d'ailleurs. A 8h12, le cours était fini. Ma journée aussi. Un prof tout sourire, d'jeunz, bilingue anglais, genre je connais Aix-en-Provence comme ma poche. Il nous dit ce qu'on savait déjà sur son cours, nous demande de nous présenter, fait une blagounette et nous annonce tout guilleret que ce sera tout pour aujourd'hui. Rendez-vous la semaine prochaine. Moi je dis qu'il y a des coups de boules qui se perdent.
Un séminaire sur la sociologie de l'État socialiste, ça promettait. Le prof qui assurera la plupart des séances doit avoir tout juste passé les 25 ans. Et il parle anglais aussi bien que moi ; c'est-à-dire très mal. Il ne décolle pas de sa feuille qu'il lit avec un accent qui ferait passer le mien pour un modèle d'assimilation linguistique et est incapable de répondre à toute question. Et il a les cheveux gras. Pas de doute, il est bien tchèque.
Je me suis inscrit au nouveau cours proposé par le professeur de feu protocoles et usages. Un séminaire sur les problèmes contemporains. Joli titre qui cache en fait une alternative assez folichonne: voulez-vous commenter des articles du Monde ou m'écouter faire un exposé sur la situation économique de la République Tchèque, ô ce si beau pays béni des dieux ? Faignants que nous sommes, nous avons voté pour l'exposé, d'un angélisme qui ferait passer les prairies tchèques pour les plus verdoyantes et prospères de la terre. Astuce de dernière minute: tout étudiant qui aiderait le professeur à compiler ses statistiques pour je ne sais quel rapport se verrait dispenser d'examen...
Et pour achever cette semaine souriante, j'ai eu le malheur de m'inscrire à un cours ayant lieu le vendredi matin à 8h. Un étudiant Erasmus qui se lève à 6h30, ce n'est pas beau à voir. Enfin, soit, c'est pour entendre parler de la souveraineté des États et des quasi-États. L'effort doit être récompensé, probablement. Totalement récompensé, d'ailleurs. A 8h12, le cours était fini. Ma journée aussi. Un prof tout sourire, d'jeunz, bilingue anglais, genre je connais Aix-en-Provence comme ma poche. Il nous dit ce qu'on savait déjà sur son cours, nous demande de nous présenter, fait une blagounette et nous annonce tout guilleret que ce sera tout pour aujourd'hui. Rendez-vous la semaine prochaine. Moi je dis qu'il y a des coups de boules qui se perdent.