jeudi 11 novembre 2010

Un sciencespoteux à la fac de lettres...

Pour mes petites recherches pour mon mémoire, j'ai du franchir un grand pas dans ma vie: me rendre dans une faculté de lettres dans l'espoir d'y débusquer la bibliothèque universitaire. Première étape: se confronter à la barbarie peace&love de l'endroit. Moi, bien propret tout droit sorti de mon petit Institut d'Etudes Politiques, jeté dans la cage aux lions ! Dédales de couloirs dont tous les murs -sans absolument aucune exception- sont recouverts de plusieurs couches d'affiches électorales, de tracts, de manifestes, de prospectus, etc. Ambiance fumette et bavardages, hall reconverti en salon avec canapés années 70's, foire aux livres d'occasion... Diantre !

La première fois que j'y suis allé, une jeune fille m'a tendu un tract pour une manifestation contre les retraites, tract que j'ai poliment refusé. Et puis j'ai eu du remord quand j'ai été confronté à un choix cornélien entre quatre portes, sans plan sous les yeux. J'ai donc toujours très poliment demandé mon chemin à mon interlocutrice mais dans des termes qui l'ont semble-t-il décontenancée et qui lui ont surement fait se dire dans sa petite tête: "mais il sort d'où ce grand con qui me parle comme à une gueuse ?!". Sésame ouvre toi, j'ai tiré la bonne porte battante et je me suis retrouvé quelques minutes plus tard dans la bibliothèque universitaire.

Une vraie ruche, j'ose dire que je ne pensais pas les étudiants en lettres si assidus, et un classement des ouvrages plutôt cohérent. Endroit moderne et propre qui contraste avec le reste de la fac. Et personnel vraiment aidant et sympathique. L'inconvénient majeur, c'est que mes vieilles références se trouvent toutes en magasin et qu'il faut attendre 20 minutes que les gens de l'accueil aillent les quérir dans la réserve. Mais il est une question qui me taraude, un petit mystère qui me turlupine...

Cette interrogation la voici: au moment de récupérer les ouvrages en magasin commandés, je demande s'ils sont tous empruntables (ce qui est loin d'être le cas, en principe) à la dame qui me les confient, ce à quoi elle me répond "ben, je ne sais pas, allez voir le catalogue sur l'ordinateur". Et là, je dis "oh, je crois qu'ils le sont" (ce qui est complètement irrationnel puisque je viens précisément de demander s'ils le sont effectivement, ce qui dénote ma totale absence d'informations sur le sujet) et je rajoute "je souhaite les emprunter". La dame s'exécute, les enregistre sur mon compte et je pars avec. Vérification faite, l'un des ouvrages est exclu du prêt.

Encore plus fou, une autre fois, je réceptionne un ouvrage toujours tout droit venu des rayonnages du magasin. Je demande à l'emprunter alors qu'il est tamponné en gros dessus "exclu du prêt". Le monsieur tente de l'enregistrer mais se rend compte qu'il n'a pas de code-barres (normal puisqu'il n'est pas empruntable) et au lieu de comprendre qu'il est exclu du prêt, il ouvre son tiroir, en sort un code-barres vierge et le colle royalement juste au-dessous du tampon "exclu du prêt". Incroyable, je pars avec mon bouquin sous le bras. Spécificité locale ou bien... ?

4 commentaires:

Basho a dit…

Cela se fait a la tete du client. J'ai pas mal sympathise avec le personnel de la bibliotheque, ce qui fait que je peux emprunter des livres sur 3 semaines des livres qui ne sont empruntables que pour deux jours... :)

Sinon comment avance le memoire?

Tambour Major a dit…

La rigueur de gestion d'une bibliothèque universitaire ne dépend pas des étudiants qui la fréquentent mais du personnel qui y travaille et de la rigueur qu'insuffle à ses ouailles le Conservateur des lieux.
J'avoue que le code barre vierge sur un livre catalogué "exclu du prêt" me laisse pantois !

Kynseker a dit…

@ Bashô: c'est sans doute ça, en tout cas, pour le coup, ça m'arrange bien. Le mémoire avance bien, mais pas assez vite selon ma directrice qui reste dubitative (alors que j'ai d'ores-et-déjà rédigé 2/10 de l'ensemble et que les autres directeurs demandent à leurs étudiants de commencer la rédaction à partir du 15 janvier !)

@ TM: moi aussi, dès je vois la couverture du livre sur mon bureau avec ces deux éléments contradictoires, je ne peux pas m'empêcher d'avoir un sourire narquois !

Florent a dit…

Le coup du code-barre c'est énorme ^^