mercredi 20 octobre 2010

L'occasion fait le larron

(C'est étonnant que je n'ai pas encore intitulé l'un de mes billets par un proverbe ; ceux qui sont mes amis connaissent bien ma propension à en énoncer un -moins qu'il y a quelques années toutefois- dès que la situation s'y prête.)

L'occasion fait le larron, parce que je n'avais pas du tout prévu de vous parler de ce dont je vais vous parler. Je pensais plutôt ressusciter un des nombreux billets commencés mais jamais achevés. Comme je le disais précédemment, j'ai fait montre de mes maigres talents vocaux sur du Michel Berger en revenant de randonnée. Du coup, par un de ces éclairs d'esprit dont j'ai le secret, je me suis mis à rechercher un autre disque du même pour compléter le répertoire de chansons cultes qui me manquent (le précédent disque m'ayant été offert il y a une dizaine d'années).

Je furète chez mon grand ami Amazon (d'ailleurs, depuis le temps que je l'enrichi, je n'ai jamais eu de chèque cadeau de sa part, ce qui commence à me vexer) et puis l'un dans l'autre à la FNAC. Et ce qui devait arriver arriva. Offre spéciale sur les Best Of de chanteurs. Bien bien. 3 disques pour 20€. Donc la compilation de Michel Berger qui avait attiré mon attention, mais quid des deux autres ? France Gall, allez. Et... Julio Iglesias. Je vais voir demain si l'offre existe aussi en magasin. C'est pas dit que je surmonte ma honte d'acheter du Julio Iglesias.

Notez que j'ai une tendresse pour ce chanteur un peu dépassé (si peu...) depuis un funeste événement qui m'amena à m'ennuyer profondément dans une chambre d'hôpital pendant une dizaine de jours il y a quelques années. Un soir donc, je regarde une émission animée par Patrick Sébastien qui propose des playbacks par des animateurs/journalites déguisés de la chaine sur des chansons connues. Et voilà Christophe Hondelatte (qui n'avait pas encore fait son caprice, remarquez) qui interprète "Vous les femmes" de Julio dans un superbe costume complètement kitch. Dans le bruit ambiant et l'inconfort de la nuit de ce mois d'octobre (tiens, à y réfléchir, ça 5 ans tout juste), j'ai été transporté par ces fameux "tatatata...ta...tatatata...tatatata...tatatata...ta". Depuis, je garde une nostalgie réconfortante pour cette chanson. Voilà à quoi tient le mauvais goût !

Alors que j'engloutis des sommes considérables dans des disques de musique classique, il ne me vient pas à l'idée de dépenser quelque argent dans de la variété. Mais je crois que si je devais tenir des statistiques d'écoutes, ça donnerait à peu de choses près ceci: 75% de musique dite classique, 15% de musiques de films, 10% autres (variété, tango, musiques du monde, jazz...). Curieux, quelque part. Sur une île déserte, je prends un disque de musique de film. A mon enterrement, on jouera de la musique classique et on lira un texte d'une chanson magnifique écrit par un génie des mots. Drôle de choix.


Pour remonter le niveau, du superbe piano par un de ses plus grands magiciens, encore très jeune à l'époque. Il faut tendre l'oreille mais ça le vaut bien.

3 commentaires:

Tambour Major a dit…

Par l'une de ces mêmes occasions étranges, je me suis laissé allé un beau jour à acheter un best of de... Enrico Matias ! Le CD doit encore encombrer l'un de mes rayons, toujours aussi neuf qu'il l'était à l'issue d'une première et dernière écoute.

Kynseker a dit…

Mais moi je compte bien écouter "Je n'ai pas changé" à fond les ballons ! :-D

Mais c'est rassurant de se sentir moins seul !

S./G.C a dit…

@kynseker : "Vous les femmes" par Hondelatte, c'est étrange...
@Tambour major : "Matias", vraiment ?