vendredi 3 septembre 2010

Malte (#1): un four à ciel ouvert


A notre arrivée, le temps est moite (entre nous, on dit plus volontiers "ça pègue !") et la chaleur absolument étouffante. Jamais vu ça. Il est 22h, on se promène sur la corniche de Sliema, le regard accroché sur La Valette et il fait 28°. Je m'en veux d'avoir choisi cette destination, moi qui goûte assez peu les joies du farniente. La nuit est épouvantable, ce qui fait que nous nous lançons à l'assaut de la capitale plus tôt encore que prévu.


La Valette est un vrai décor de cinéma avec ces jolies petites avancées colorées sur les façades. Tours et détours par les petites rues pour profiter de l'ombre, tout en faisant attention de ne pas monter et descendre inutilement. On a le temps de croire que c'est une ville paisible, avant d'être détrompés une fois parvenus sur la place principale, bondée de touristes.


La co-cathédrale Saint-Jean ne paye pas de mine de l'extérieur mais l'intérieur est somptueux. Chaque recoin est sculpté ou peint, tout resplendit. Dans le musée attenant, on s'attarde devant les deux Caravage qu'on ne peut malheureusement pas approcher de près. On pioche des explications en espagnol, italien ou anglais quand des guides tentent de captiver de toute leur voix la masse désordonnée qui les suit.


L'après-midi s'annonce mais il n'est pas encore l'heure pour nous de manger. Nous visitons le palais des Grands Maîtres, charmant et aéré. Solennel mais pas surchargé: plaisant. Le musée de l'armurerie compris dans le billet s'est avéré lui trop barbare pour nos âme sensibles, la visite fut donc très brève... Quant aux musées des beaux-arts qui fit suite à notre petit repas, il est d'un intérêt tout relatif. Dispensable, vu la qualité des œuvres exposées, même les Tintoret déçoivent.


La voix de nos grand-mères s'est mise à résonner en nous et nous avons donc fait une longue halte dans un parc pour faire une petite sieste. On a vu des maltais qui dragouillent gentiment des petites maltaises, des touristes français bruyants qui passent rapidement, des anglais qui devisent, l'air las. Ensuite, le temps d'admirer la vue sur la baie depuis un petit jardin, nous filons faire le tour des remparts, prestement pour ne pas rater le dernier bateau pour Sliema.

6 commentaires:

Tambour Major a dit…

Héhé, moi qui croyait que l'expession "ça pègue" n'était employé que par mes grands parents dans leur patois à eux !
L'architecture interne de la co-cathédrale (??) est en réalité bien simple (c'est du roman non ?) en dépit du foisonnement rupestre (splendide) qui en bouscule un peu les perspectives.

Bashô a dit…

Pas de maltais qui dragouillent gentiment des maltais? :) Au fait, avez-vous entendu parler le maltais. Il paraît que c'est entre l'italien et l'arabe avec des morceaux d'anglais.

Kynseker a dit…

@ TM: je crois bien que tout le sud digne de ce nom utilise cette expression. Pour ma défense, je dirais que mon père s'amuse à faire des phrases totalement en patois, à mon plus grand désespoir !

@ Bashô: il faudra que je parle du prototype du gay maltais, en effet... Sinon, le maltais en effet une langue aux sonorités arabes parsemée de mots italiens et anglais. Curieux et pas très beau.

fiuuu a dit…

hummmmm on m a parlé d un joli caillou cette ile de malte, avec plein de francais qui font des sejours linguistiques ...

MArC-Us a dit…

@ TM : Chaque diocèse est dirigé par un évêque et possède sa cathédrale, mais on peut en ériger une seconde qui sera alors appelée co-cathédrale (ce qui n'est pas si rare).
Celle de Malte est le tombeau des Chevaliers.

MArC-Us a dit…

Ah zut ! ... Quand j'ai appelé ton blog sur Yahoo, je ne sais pas pourquoi j'ai cliqué sur ce lien déjà ancien en croyant qu'il s'agissait de ta toute dernière prose .
Quel étourdi je suis !