jeudi 9 septembre 2010

Clins d'oeil du quotidien

Flâner chez le libraire et apercevoir sur un présentoir parmi toutes les nouveautés parues en poche, un vieil exemplaire (ancienne collection) des Lunettes d'or de Giorgio Bassani. Il y a bien longtemps que je cherche à en voir l'adaptation cinématographique avec Philippe Noiret et Rupert Everett mais j'ignorais la publication du livre en français. Aussitôt acheté, aussitôt lu malgré l'éternel folklore du train qui me ramenait de Marseille. Plaisant et assez peu licencieux.

Accompagner l'amoureux s'inscrire à la médiathèque d'Aix et décider de s'inscrire en même temps. Passer premier au bureau des inscriptions et voir l'employé fermer sa caisse au nez et à la barbe de l'amoureux, gentiment prié de "revenir la semaine prochaine". Je ris encore de son air déconfit et de sa sourde colère, contre l'employé qui quitte son travail un quart d'heure avant l'heure prévue et contre moi qui me retrouve inscrit à sa place !

S'attendre à être culpabilisé par un SDF pour ne pas lui avoir donné de pièce et recueillir à la place, au moment de passer à sa hauteur, un tonitruant "hey, t'as un beau cul tu sais ?!". Le tout sous l'air consterné du pater familias. Moi, le sourire jusqu'aux oreilles.

Constater l'indécence des journalistes, on en parlait. Postés avec leurs caméras sur le pont d'un village rendu célèbre par de terrifiantes inondations, en 2002. Après avoir crié au loup aux informations de 13h, prédisant une catastrophe similaire cette année, ils attendaient penauds une hypothétique montée des eaux. Un air désabusé: rien à faire, pas de drame à l'horizon, pas d'habitants terrifiés ou affolés, pas de dégâts annoncés. Ils erraient sur les berges et même les commères du village ne voulaient pas répondre à leur micro-trottoir. Des charognes.

3 commentaires:

Bashô a dit…

Une question indiscrète que je me pose depuis votre note sur "Têtu" : est-ce que votre famille sait?

Quant aux journalistes, je me rappelle cette histoire en amérique du sud où, lors d'inondations catastrophiques, un cameraman filmait des heures durant une fillette bloqué et finalement morte d'épuisement.

Tambour Major a dit…

Que cela fait du bien de lire le récit de ces petits riens qui donnent tout leur relief à la journée, et dont il faut savoir se moquer plutôt que de se laisser affliger.

Kynseker a dit…

@ Bashô: j'ai fait ce qu'il convient d'appeler mon coming-out il y a quatre ans, oui. Un jour, peut-être, je raconterai cette mémorable soirée et les jours qui s'ensuivirent...

@ TM: je dois bien avouer qu'un petit rien comme ça par jour suffit à me rendre amplement heureux. Et je suis aussi très content d'en lire de similaires dans les blogs des uns et des autres.

A ce propos, que deviennent les fleurs de lotus ??