mardi 22 juin 2010

Une fête de la musique, sans musique


Je suis peu enclin à participer aux grandes messes collectives qui jalonnent l'année. On a d'abord droit au nouvel an. Puis, six mois plus tard, à la fête de la musique. Je n'aime pas me sentir obligé d'être envahi par un sentiment de fête, d'avoir envie de sortir. Pourtant, le tapage est tel que dès qu'on reste chez soi en ces occasions là, on se sent un peu marginal.

Les circonstances amènent peu de monotonie dans ma façon de célébrer ces passages obligés. Découverte des joies de l'ivresse poussée à son paroxysme lors d'une soirée où les intrigues amoureuses diverses avaient relégué au second plan le passage à la nouvelle année. Célébration d'une nouvelle "année de grâce" avec des frères dominicains sur fond d'adoration du saint sacrement et autour d'une tisane. Rendez-vous provincial dans une maisonnée où les convives étaient rares pour trinquer à minuit tant l'alcool avait anéanti la plupart des participants mais certainement pas le plus beau, argentin ou quelque chose d'approchant... La boisson toujours et je passais cette année même du rire aux larmes à Rome sous la mitraille des feux d'artifice qui faisaient vaciller mon peu de courage légendaire.

Ma première fête de la musique marquante fut celle de mon passage aux urgences après m'être échoué lamentablement contre la portière d'une voiture qui me coupa la route alors que je circulais sur mon deux-roues, alors en pleine possession de ses moyens. D'autres soirées n'ont pas laissé de souvenir impérissable, malgré toutes les vertus dont on aurait voulu qu'elles fussent parées. Et cette année, en dépit du brouhaha, au loin, importé d'Afrique (même pas de Vuvuzelas !), soirée sympathique entre un amoureux du Maroc, un travesti en mal d'amour et une dragueuse irrécupérable.

Aucune envie de se mêler à la foule dense du centre-ville, je n'étais pas encore suffisamment ré-acclimaté au bruit après un weekend au calme de la campagne et des vieilles pierres...


3 commentaires:

Syl./GC a dit…

Je joue tous les jours... sauf le 21 juin.

Tambour Major a dit…

Je n'aime pas la fête de la musique... Trop de brouhaha désordonné, les gens qui se bousculent. Et l'impression que l'on est obligé d'être heureux sur commande. Et puis quoi encore ?
Mardi soir je vais écouter la Flûte Enchantée. Ça compensera largement !

Kynseker a dit…

Finalement, personne dans mon entourage proche ou lointain n'aime la fête de la musique.

Je choisis bien mes relations :-))