samedi 12 juin 2010

Les petites choses de la vie

D'une vie qui n'est pas très bohème mais pas déplaisante pour autant. J'ai commencé à refondre ce blog. Le résultat provisoire (un provisoire qui risque de s'éterniser) est un peu clinique et j'ai perdu le côté artisanal d'autrefois qui me plaisait beaucoup. Mais c'est plus lisible et plus accueillant je crois. Enfin, il y a encore beaucoup de travail. A suivre...

J'ai rompu avec mon ermitage, après maints refus d'extraction, en me rendant au cinéma pour voir un obscur film roumain dont les cinémas d'art et d'essai ont le secret. Policier, adjectif narre donc l'histoire d'un policier roumain qui suit toute la journée une bande de trois jeunes lycéens qui fument du cannabis dans une arrière-cours. Le pauvre homme ramasse derrière eux les mégots qu'ils laissent et se rend à son commissariat pour écrire de longs et détaillés rapports de filature. Le film dure deux heures et quand le policier attend, caché derrière un pilonne électrique, quinze minutes qu'un jeune sorte de chez lui, on attend et on s'ennuie avec lui.

Le résumé du film promettait de la drôlerie. Il y en a, deux fois. Lors de l'écoute d'une chanson de Mirabela Dauer où le policier se met à décortiquer la stupidité des paroles. Et, à la toute fin, quand le policier, face à son chef, lui fait part de ses états d'âme à faire arrêter les jeunes pour une simple fumette quotidienne. Le commandant qui compte bien faire gonfler ses statistiques se lance alors dans un jeu linguistique en faisant chercher son agent le sens des mots "conscience" "loi" "morale" "policier" dans un dictionnaire. Quand le fonctionnaire fait prévaloir ses valeurs personnelles, son chef fait prévaloir la logique et la loi étatique. In fine, placé devant un choix cornelien, pour ne pas perdre son travail, le policier se renie et organise l'arrestation des jeunes. A chacun de tirer la morale de cette sombre histoire !

Dans un autre registre, je me dois de faire l'éloge de la blonde à forte poitrine ; ce qui n'est pas dans les habitudes du lieu, vous en conviendrez... Les retrouvailles avec les bistrots montpelliérains se sont faites dans le pur style français. Une dizaine de minutes pour commander, cinq minutes d'attente et la greluche de service de nous annoncer la bouche en cœur qu'il n'y a plus de rosé et qu'elle se permet de nous suggérer à la place du champagne rosé. Pas daltonienne la fille non, mais conne, assurément. Donc, nous reportons notre choix sur du muscat. Notre commande arrive et la serveuse tend sa main pour recueillir la monnaie. Le temps de réunir les pièces, elle a été distraite. Une distraction qui l'entraine loin de notre table et pendant cinq bonnes minutes. Quand elle revient chercher son plateau qu'elle avait abandonné sur notre table, où trône la note, elle ne songe pas un instant à nous encaisser. Elle a totalement oublié que nous n'avons pas encore payé. En voilà une qui a été engagée pour ses atouts physiques, pas pour ses compétences.

Là où mes anecdotes se rejoignent: l'économie réalisée nous a permis de reprendre un verre après le film. Histoire de ne pas finir la soirée sur un échec cuisant ! Voyez comme on s'amuse par ici...

5 commentaires:

Florent a dit…

Ah oui je préfère cette mise en page : )

Kynseker a dit…

Content que ça te plaise, ça rattrape ma trahison de futur automobiliste !

Tambour Major a dit…

Wow dis donc ça a drôlement changé par ici. A croire qu'on s'est tous précipités sur les dernière améliorations apportées au draft de blogger !
Bon week-end.

Kynseker a dit…

Oui et ta refonte est largement plus réussie que la mienne.

Va falloir que je replonge dans le HTML moi ! Je ne me sens plus chez moi ici.

Syl./GC a dit…

Sobre et de bon goût.
Parlez-nous un peu des "piches", aussi !