mercredi 16 juin 2010

Le Dalloz ou la vie !

La perspective d'avoir à passer l'examen du code et du permis de conduire dans les semaines qui viennent replonge ma mémoire dans ses plus obscurs recoins. J'en suis ainsi venu à me remémorer une glorieuse journée de décembre 2006, date de mon premier examen à la faculté de droit. Prévoyant, ce jour-là, je me présentais devant la porte de l'amphithéâtre où devait se tenir l'examen de droit de la famille une quarantaine de minutes en avance.

Je m'apprêtais tout juste à glisser mes deux pièces de vingt centimes dans la machine à café quand je fus frappé par une sinistre réalité: les étudiants serraient tous très forts contre eux une sorte de grosse bible rouge, le code civil. Malheur à moi, je l'avais oublié !

Dans cette situation tout à fait inattendue, les rouages de mon cerveau se sont bloqués pour certains, court-circuités pour d'autres. Faisant part de mon désarroi à une connaissance qui avait noté mon air tout à coup étrange, je reçus cette salvatrice recommandation: "soit tu te débrouilles pour en trouver un ici, soit tu rentres chez toi pour récupérer le tien mais dans tous les cas tu prends une décision tout de suite".

Joyeuse et insouciante jeunesse d'alors, mon scooter était débridé (c'était légal à l'époque de l'achat) et pouvait se permettre des petites pointes à 80km/h. Je l'enfourchais donc et, en toute inconscience, je fonçais entre les voitures pour regagner au plus vite mon domicile, y récupérer le précieux trésor et revenir aussi vite. Seize kilomètres aller-retour à parcourir.

Je ne me souviens guère d'avoir grillé quelques feux mais sans doute ai-je forcé quelques priorités. Glorieusement, je croisais ma génitrice dans une rue que j'avais empruntée en sens interdit mais je n'eus pas le temps de lui expliquer à la volée l'urgence de ma situation. Toujours est-il que ce trajet ne me prit qu'une grosse vingtaine de minutes et que j'eus cinq bonne minutes à attendre avant que les portes de la salle ne s'ouvrent.

Tout c'est donc bien terminé alors même que beaucoup d'éléments étaient réunis pour qu'une catastrophe arrive. Mon fidèle destrier finit tout de même à la casse quelques mois plus tard suite à un accident dont j'étais la plus innocente victime et d'où je sortis avec d'éternelles cicatrices sur le nez et les genoux et un pied cassé, qui m'empêcha d'effectuer un long voyage en Angleterre et me contraint à jouer au Uno tout l'été...

6 commentaires:

Florent a dit…

En scooter, hmm...

Dites-moi très cher, n'est-ce pas vous qui m'aviez asssuré que vous aviez voté Vert aux dernières élections municipales ? :D

Kynseker a dit…

Vert, moi ? Tu plaisantes !

J'ai fait pire, j'ai donné ma voix au FDG :-D

Tambour Major a dit…

Halalala ça me rappelle tous ces étudiants étourdis qui viennent nous voir à la chaire quelques minutes avant que l'épreuve ne commence, en stress complet, pour nous demander s'ils peuvent sortir et aller emprunter un code à la B.U.

Et je suis à peu près convaincu que ton petit code rouge ne t'a été d'aucune utilité...

Kynseker a dit…

"Et je suis à peu près convaincu que ton petit code rouge ne t'a été d'aucune utilité..."

Comment as-tu deviné ? :-D

vartan a dit…

Défiguré et jouant au Uno. C'est vraiment une vision d'horreur. :-((

Kynseker a dit…

Je crois quand même que le pire reste le UNO !!