jeudi 20 mai 2010

Le tchèque, en sept tares

Une interminable pause entre deux examens. Propice à l'observation anthropologique ; posté dans le hall de la faculté, j'ai observé, détaillé, déshabillé du regard le tchèque. En sept points, ça donne ceci, en commençant le diagnostic du bas vers le haut:

1) Le tchèque porte des écrases-merde. Les chaussures, les vraies, d'homme, il ne connait pas. Il n'a pas dépassé le stade préhistorique des baskets. Dans un état de décomposition avancé, si possible. J'ai l'air un peu gonflé comme ça, vu que je porte moi-même des chaussures en daim élimées. Mais c'est sentimental, je les ai trainées dans le sable égyptien, dans la pluie romaine et dans la neige munichoise, alors...

2) Le tchèque porte un drap en jean, avec des trous plus grands pour les jambes... S'il nage dedans, il est content. Un jean bien ajusté n'a guère d'intérêt, faut faire passer les courants d'air. D'un bleu délavé douteux, c'est préférable.

3) Le tchèque a un gros cul. Que voulez-vous, c'est la triste réalité. J'en suis le premier chagriné. Oui, un gros cul et flasque en plus. Deux pastèques qui tombent... Ah les dures lois de la pesanteur ! Aussi, à force de se bourrer de brambory et de knedelky, y'a pas de miracle !

4) Le tchèque aime les couleurs improbables. Et surtout, il adore les assortir de façon incongrue. Les multiplier aussi, la règle des trois couleurs maxi, il ne connait pas. Faut que ça scintille !

5) Le tchèque chérit tout particulièrement le sac-à-dos. De cycliste, avec gourde et tube en plastique transparent intégrés. Il doit pouvoir bien s'acharner à notre homme aussi ; donc plein de cordons, de ficelles qui se baladent à droite, à gauche, au gré des mouvements du marcheur.

6) Le tchèque a le poil gras. C'est toujours ça d'économisé sur le gel. Et les variations de coiffures sont infinies; quelques doigts passés dans les cheveux et hop, ça tient tout seul. Magique !

7) Le tchèque a une grosse tête. Qu'il dodeline compulsivement en regardant par terre quand il marche vite. Toujours pressé le tchèque. Si ça se trouve, ça fatigue tellement qu'il est obligé d'avoir un sac-à-dos gourde pour survivre...

Puis, il y a le tchèque qui a évité les sept chausses-trappes sus-citées. Sa rareté ne le rend que plus désirable...

5 commentaires:

Tambour Major a dit…

Héhé, ça fait envie dis donc ! Profite de tes derniers jours à Prague pour nous faire deux ou trois portraits illustrant ton propos.

Sinon en 5/ tu n'as pas plutôt voulu dire "arnaché" au lieu de "acharné" ?

Syl./GC a dit…

Il me semble avoir vu de jeunes tchèques, dans des "oeuvres cinématographiques pour cinéphiles avertis" (ou invertis) qui n'étaient pas déplaisants.

Kynseker a dit…

@ TM: en effet, je corrige. J'ai hésité souvent à prendre des photos mais je ne suis pas assez discret pour ça !

@Syl: certes, et j'allais dans ce pays avec cet a priori là. Mais dans la vie de tous les jours, ils sont bien rares. La moyenne des garçons au physique agréable est plus basse qu'en France, ça m'avait frappé lors de mon retour en mars.

Syl./Gay Cultes a dit…

Voilà un billet retrouvé qui devrait vous amuser : http://gaycultes.blogspot.com/2008/03/un-parisien-prague.html

Anonyme a dit…

J'ose espérer que c'est du second degré ou une façon de se moquer de soi-même... Sans quoi, cela traîne maladroitement entre l'ethnocentrisme et une ode aux stéréotypes, qui, si elle peut se révéler amusante à titre privé, peut avoir des conséquences désastreuses quand elle entre dans l'opinion générale...