jeudi 13 mai 2010

B comme Bratislava (ou bétonné)

Quelques jours d'absence en raison d'un petit voyage au sud de Prague, à Bratislava puis à Wien. Premier jour, réveil aux aurores et embarquement à bord d’un luxueux bus Eurolines en direction de la capitale slovaque. Petite halte à Brno sur le trajet ; ville que j’ai déjà visitée. Toujours le même aspect morne et triste malgré la luxuriante cathédrale gothique qui surplombe la ville.

J’avais beaucoup entendu parler de Bratislava et tout ce qu’on m’avait dit abondait dans le même sens : ville horrible, sans intérêt particulier. C’est en effet un champ d’immeubles et n’importe qui voulant étudier l’architecture communiste dans ce qu’elle a de plus monstrueux devrait s’y rendre.

A peine arrivés, nous avons sauté dans un trolley-bus Skoda où un slovaque mal embouché nous a prestement demandé de lui tenir son vélo puis ensuite de faire place nette pour caler ledit vélo.

La gare ferroviaire de Bratislava est microscopique, d’aspect tiers-mondiste. Pour rejoindre Wien ensuite, ne cherchez pas à comprendre, la guichetière nous a assuré qu’un billet aller-retour était moins cher qu’un billet simple. Drôle d’achat.

Dans ce qu’elle a de plus beau à offrir, Bratislava ressemble, au mieux, à un des quartiers miteux de Prague. Le plus bel édifice de la vieille-ville ne serait qu’un banal bâtiment à Prague. C’est très petit, guère coquet, mais pas désagréable. Les églises sont décevantes sauf une, la fameuse église bleue, surnommée par moi l’église des Schtroumpfs.

On croise essentiellement des autrichiens en weekend venus se divertir à peu de frais dans la capitale slovaque. J’ai bien tenté d’articuler quelques mots de slovaque mais le tchèque revenait bien vite dans ma bouche et intriguait mon interlocuteur. Mais les autochtones d’ici sont bien plus aimables, souriants, aidants, que les tchèques. Leur gastronomie semble davantage variée et nous avons testé avec plaisir, sur les conseils du Routard, les fameux gnocchis au fromage de brebis agrémentés de lardons grillés. Bonne soupe aux carottes et paprika, service sympathique et moins empressé qu’à Prague.

Le théâtre national slovaque a une façade bien plus riante que celle de son acolyte pragois mais fait très lieu de rencontres bourgeoises de province. La petite grimpette jusqu’au château est vite expédiée et le point de vue est imprenable sur les plantations d’immeubles. La restauration de ce qui ressemble plus à une prison qu’à un palais semble bien avancée mais confère à l’ensemble un indéniable petit côté suranné.

4 commentaires:

Tambour Major a dit…

A classer dans le top-10 des endroits à ne pas visiter.

Kynseker a dit…

Euh... Le top 5 même peut-être des endroits dont le nom folklorique fait rêver mais dont la réalité est cruelle !

D'autres endroits à citer, que tu aurais expérimentés personnellement ?

Tambour Major a dit…

Humm.... Melun par exemple ? Oui, je sais, personne ne va à Melun. Moi si...
Il y a 2 ans avec un pote, alors que nous étions au Mexique, on a failli être obligé de se rendre à Ciudad Juarez (à la frontière des USA). Finalement nous sommes parvenus à nous éviter cette corvée. Va faire un tour sur Wiki pour te rendre compte de ce à quoi on a échappé ! Bratislava à coté ce doit être le Prado. =D

Kynseker a dit…

Ah si tu tapes sur les petits communes françaises, je garde un souvenir terrible de Sedan. C'est l'exemple même du trou où je ne veux pas finir ma vie !