jeudi 15 avril 2010

Sainteté


Entre deux expositions et une visite chez le médecin à 100€, un grand tour de Rome pour voir ou revoir des monuments, des places, des ruelles.

L'expo Edward Hopper d'abord, peintre que j'apprécie depuis pas si longtemps que ça, qui retrace habilement son parcours pictural. Le côté ludique de la disposition contribue à cerner son évolution stylistique. Pas mal de toiles célèbres (mais pas les Noctambules) et d'aquarelles magnifiques. Voilà un peintre qui gagne à être vu en vrai: des couleurs somptueuses, surtout les bleus et les verts, incroyables d'intensité.

L'expo Caravage ensuite. Claustrophobes s'abstenir. Ambiance rougeâtre et pénombre de rigueur. Beaucoup de monde, par intérêt ou parce que c'est the place to be en ce moment à Rome. Mais là encore le parcours est savamment pensé. Quelques surprises, la toile d'habitude exposée aux Musées du Vatican (la Mise au tombeau) apparait très grossière et mal finie accolée à d'autres huiles du maître (notamment celle exposée à Vienne). Et au contraire une œuvre qui paraissait un peu terne prend toute son ampleur quand on la restitue dans son élément. Finalement, ce qui nous a le plus frappé, c'est l'absence totale d'attention de la part du public et des guides pour la toile la plus érotique du Caravage, totalement délaissée, son Saint-Jean-Baptiste:


Promenades dans le quartier juif, autour du Forum, du Colisée... Un regain d'intérêt de ma part pour les pierres antiques, toujours une pointe de déception devant le Moïse de Michel-Ange à Saint-Pierre-aux-Liens et un souvenir un peu injuste de Sainte-Marie-Majeure. Les glaces parfums riz au lait et marron glacé du Palazzo del Fredo n'ont pas trahi la souvenance que j'en avais, pause gourmande rafraichissante...


Touché par la grâce divine devant Saint-Jean-de-Latran ?

2 commentaires:

Syl./G.C a dit…

Et voilà que vous me donnez envie d'y retourner !
Le "Jean-Baptiste" ne m'avait pas laissé indifférent, moi...

Kynseker a dit…

Je trouvais encore plus de charme à cette peinture exposée dans son cadre habituel, un peu décrépit, du Palais Corsini. Une petite pièce trop chargée de toiles dans laquelle le Caravage resplendissait.