lundi 26 avril 2010

Le banquet des anges

Indéfinissable impression: Prague n'est pas plus belle que Rome, elle est plus émouvante. Peut-être parce que, à la différence de Rome et de Vienne, elle n'a jamais été un centre de pouvoir, tout en étant une capitale. Elle n'inspire ni respect ni admiration, elle touche, il faut l'aimer pour la comprendre, on ne peut avoir avec elle que des rapports personnels et tendres.

Dominique Fernandez

Une fois de plus, l'immense écrivain a su trouver les mots justes pour décrire les sentiments de tout voyageur ou expatrié à Prague.

C'est un fait indiscutable, Prague ne sera jamais plus belle que Rome, Vienne ou Paris. On reste admiratif devant les beautés romaines, pas devant celles de Prague. On a vite fait de les regarder avec dédain quand on a goûté auparavant au nectar italien.

Je vacille entre amour et haine envers cette ville. Mais même aux pires moments, les tchèques et cette capitale parviennent à m'émouvoir. Surement aux moments où je m'y attends le moins. Je crois que Rome touche les gens d'une façon à peu près universelle et similaire. Prague parle à chacun de nous de manière différente.

Et oui, sans amour, l'habitant ou le voyageur passeront à côté de ce qui fait Prague, de ses charmes et des troubles qu'elle peut susciter. Alors, malgré tout, on garde pour cette cité une certaine tendresse qui me fera probablement y revenir dans quelques années. Parce que je lui aurais consacré quelques mois de ma vie, à une époque charnière et fondamentale.

L'avenir dira si je saurai me resservir de ce qu'elle m'a appris et si je ne trahirai pas le lien que nous avons établi et tissé au fil de ces neuf mois.

2 commentaires:

vartan a dit…

"Je crois que Rome touche les gens d'une façon à peu près universelle et similaire."

Y a pas de risque ! :-)
Aujourd'hui Prague me tenterait bien plus. Je te conseille Liège aussi. Si, si !

Kynseker a dit…

Zut, il a fallu que tu lises ça. En écrivant cette phrase, j'ai fortement pensé à toi et c'était presque un clin d'œil provocateur !

Mais Prague est une beauté froide, éternellement inaccessible...

Après Vienne, je crois que je vais aspirer à me perdre dans la garrigues qui me manque tant ou à faire des randonnée au grand air. Les visites citadines commencent à être routinières...