mardi 30 mars 2010

Venezia (1): apprendre à respirer


J'ai médis avant de partir. Vu les talents culinaires des tchèques, j'avais parié sur une variante du goulasch comme repas dans l'avion... Finalement, c'était tout à fait mangeable et les boissons étaient à volonté. Vue superbe lors du trajet, sur Munich et Innsbruck, malgré une arrivée un peu nuageuse.

Un petit aéroport bondé et esquiché, comme on dit chez nous, sur un bord de mer. Une arrivée rapide et simplissime Piazzale Roma (le temps et la solitude de l'instant ne se prêtaient pas à un transfert en vaporetto). Une fois la valise confiée aux bons soins de la consigne de la gare, j'ai fait un grand tour en forme de repérage (j'ai cette fâcheuse tendance de faire le tour d'une ville en une demi-journée pour comprendre comment elle s'agence ; un petit tour du propriétaire que j'ai aussi effectué le lendemain de mon arrivée à Prague...).

Où l'on entend un groupe d'anglaises se féliciter d'arriver à leur hôtel pour le tea-time... Et où l'on tombe sur le tournage d'une série B, fou-rire assuré tant la scène était nunuche. Un bel éphèbe (sans quoi je n'aurais pas prêter attention à l'attroupement) nonchalamment accoudé à un pont, censé être en train de dessiner. Une jeune fille, sortie de nulle part, qui lui saute dessus pour l'embrasser (ah la garce !) avant de s'enfuir le long d'un canal (ah l'ingrate !)... Vu de l'extérieur, c'était absolument ridicule et risible mais j'admire le sérieux des jeunes acteurs qui tentent de jouer ça de façon crédible devant un tas de touristes amusés.

Après, je me suis fait dégager par un vigile et j'ai enfin commencé ma visite de façon attentive. Du coup, au lieu de tourner en rond, je me suis mis à suivre les panneaux et j'ai été rapidement englouti par la masse de touristes de la place Saint Marc. Sorti de mon paisible trou pragois, j'ai vite suffoqué au milieu de cette atmosphère de fourmilière bruyante.


Vivaldi, aussi discrètement fêté que Monteverdi à Venise (on est loin du tapage Mozart à Salzburg), entendu dans une église...

2 commentaires:

Syl./G.C a dit…

Tiens donc, l'une de mes musiques du matin !
A Venise, il faut s'éloigner du circuit obligé, se perdre dans ses méandres.
Sans doute ce que vous fîtes par la suite.
Dimanche, je prend le relais.
Forte pluie annoncée, prendrai-je le bus ?
Ce serait dommage.

Kynseker a dit…

Ce serait dommage car je pense que le transfert en bateau doit vraiment être sympathique. Mais si le temps est peu clément...

Au pire, le bus c'est très rapide, ce qui rend le transfert assez agréable.

Jolie musique du matin que je connais plus pour l'avoir jouée des dizaines de fois que comme réveil de douceur et de volupté :-)

Je vais m'atteler à la rédaction de la suite de ce petit carnet de voyage. J'espère que vous nous ferez part de vos impressions chez vous à votre retour aussi (vous avez toujours le chic pour prendre une photo insolite de toute façon) :-))