jeudi 25 mars 2010

Où l'on brocarde la franchouillardise

En rentrant ce soir, dans le métro. Un couple avec poussette qui bloque le passage dans l'escalator. Les tchèques sont rustres mais se rangent toujours soigneusement sur leur droite dans les escaliers mécaniques. Un jeune manifestement pressé demande pardon et fait comprendre qu'il aimerait passer pour continuer à gravir les escaliers.

Car il pourrait très bien passer si la jeune femme ne se mettait pas à gauche de la poussette pour faire la niaise devant son bébé. Elle s'offusque, le jeune ne se démonte pas et insiste. Elle finit par s'incliner et à se ranger derrière son mari et la poussette.

Quand je les rejoins, je l'entends qui grogne "non mais vraiment, il ne pouvait pas attendre ce petit con ? Putain qu'ils sont rustres !"

Je me suis ardemment retenu de ne pas intervenir parce que j'étais pressé et que je n'avais pas envie d'argumenter avec une touriste française lambda en lune de miel avec son gosse et son mari.

Je me moque des tchèques, je reste parfois effaré de leur rusticité. Mais ils ne sont pas malpolis et s'il y a quelque chose d'absolument remarquable chez eux, c'est leur sens de l'intérêt collectif. Qui écrase le petit intérêt individuel égoïste.

L'intérêt collectif dans cette situation, c'était que la mère se range sur la droite pour ne pas obstruer le passage et nuire à l'intérêt de toutes les autres personnes. Cette française qui m'a fait honte, n'a vu, elle, que son petit intérêt personnel de mère cruche émerveillée devant son petit enfant roi.

Du coup, je crois bien que je suis pris du syndrome de Stockholm, je me tchéquise !!

2 commentaires:

Tambour Major a dit…

Comme le chantait Brassens : "quand on est con, on est con !"

Petit détail marrant : le mot de vérification de ce message est "conas" :D

Kynseker a dit…

Les coïncidences sont parfois troublantes, en effet ! :-D