lundi 22 mars 2010

Finalement, je pleurerai dans l'avion

Pour achever en beauté quelques jours déprimants en raison d'une vie pragoise tout à coup exsangue et de celles d'amies prises dans la tourmente, j'ai acheté mon billet d'avion de retour définitif pour la France.

Ça c'est dur. J'ai pris la date ultime, le lundi 31 mai. Même si par grande chance, j'atterrirai directement à Montpellier, ce qui m'évite bien des tracasseries, c'est désormais une course contre la montre pour profiter des dernières semaines qu'il me reste à vivre à Prague.

C'est le moment de se secouer et de faire de chaque jour une fête et une chance. J'ai décidé de commencer demain.

Je me voyais déjà pleurer dans le train (ça me file irrémédiablement le cafard, le train) et bien ce sera dans l'avion. Nettement plus classe de pleurer à 2000 mètres d'altitude.

6 commentaires:

vartan a dit…

...c'est plutôt 10000. Mais bon, sur le fond je crois que ça ne change rien. :-)

Kynseker a dit…

Comme quoi, j'ai beau perdre mon temps sur les pages aviation de Wikipédia, je suis encore un néophyte.

Bon, disons, que je pleure lors du décollage :-D

Cyrielle a dit…

J'ai pleuré devant la porte d'embarquement en quittant la ville éternelle, j'ai pleuré en attérissant à Marignagne... Je pleurerai en laissant la ville olympique et toutes ces rencontres faites et je pleurerai d'autant plus en entendant "Nous sommes bien arrivés à Nice, il fiat 35° degrés et nous sommes le 2 aout".

Profites en bien mon cher ami et je sourirai le jour où je te verrai!

Kynseker a dit…

Mee too :-)

Tambour Major a dit…

C'est marrant comme certains événements nous positionnent dans le temps. Lorsque l'on arrive sur des lieux nouveaux , on a hâte de tout découvrir, de faire sien ce nouvel environnement et l'on regarde avec dédain la date encore abstraite du retour. Mais lorsque cette dernière se fait toute proche, la perspective s'inverse, on marche à reculons, en regardant derrière soi, pour mieux savourer tous les souvenirs qu'on l'on a pu cumuler, et entrer dans le déni de la fin toute proche d'un certain âge d'or.
Vois le bon coté des choses : tu as encore quelques longues semaines devant toi pour profiter !

Kynseker a dit…

Pourtant, je le savais que cette année passerait à une allure vertigineuse.

Et d'un coup je me suis rendu compte que j'ai dit que je ferais plein de choses et que je ne les ai pas encore faites.

Et avec ce soleil qui nous honore désormais, on se prend à apprécier les petits trajets quotidiens :-)