mardi 16 février 2010

J'ai grandi

Entre différents concours, il y a deux ans, je faisais un petit voyage à Bordeaux (les destinations étaient moins ambitieuses qu'aujourd'hui !). Ce qui constituait mon premier coup de tête, au grand dam de mes parents qui, décidément, ne me reconnaissaient plus.

Cette escale à Munich, c'était presque le même registre d'aventure solitaire. Là où je marchais sous le soleil brumeux de juin à Bordeaux, j'ai arpenté des rues dans la neige à Munich en finissant d'achever mes chaussures en daim qui n'en demandaient pas tant.

Je marche, beaucoup. Depuis que, suite à un accident de la circulation, un imbécile de médecin m'a dit que, vu ma morphologie plantaire, à soixante ans je ne pourrai plus. Je suis presque rassuré quand j'arrive le soir à l'hôtel les pieds douloureux et fatigués et que le lendemain je peux vadrouiller de plus belle.

J'ai perdu (un peu) mes scrupules à faire des photos, je m'amuse davantage des sourires curieux du personnel des musées me voyant déambuler seul au milieu des toiles baroques. Je n'ai plus de gêne à boire mon café-crème seul parmi des troupes d'adolescents qui font souvent plus âgés que moi.

Il parait que grandir c'est ça; oublier le regard des autres et arrêter de se regarder le nombril. Je ne sais pas si j'ai envie de grandir, je me tâte... Comme cette chanson arménienne qui alterne entre nostalgie et une note plus gaie:

2 commentaires:

un Arménien monteverdien a dit…

Juin à Bordeaux, aout à Montpellier, nous nous souvenons pourtant de quelques photos et de bons moments.

Kynseker a dit…

Il n'y a pas de "pourtant" qui tienne ! Ce voyage reste un excellent souvenir car même si je me juge sévèrement, cette période estivale (et donc notre rencontre à Montpellier) avait quelque chose de doux et de magique.

Bordeaux et l'Arménie, ce billet t'est dédié :-)