lundi 22 février 2010

Aller au restaurant, ça peut faire peur

Nous avons erré moins que de coutume ce dimanche pour trouver un restaurant où manger raisonnablement bien et pas trop cher. Mais une peur nous a assaillis à la lecture du menu, traduit en français (présence de l'Institut Français à cinquante mètres oblige). Première entrée proposée:

"Mozzarella constipée avec lard rôti et sa sauce"

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais nous, la mozza constipée, on a préféré éviter ! Ensuite, on a eu un peu de mal à choisir parce qu'il y avait plus d'un seul plat qui promettait un ingrédient constipé dans sa sauce. Au final, nous nous sommes surtout payé une bonne tranche de rire...

Tant qu'à parler gastronomie, j'ai découvert un gigantesque assemblage de biscuits, parfaits avec le café ou le thé d'ailleurs, pour une très modique somme. Une joie ô combien incommensurable tant les douceurs ne sont pas la spécialité des tchèques (jamais de dessert au restaurant) et les Pim's ou les Petits Ecoliers importés à prix d'or, boaf...

Comme je fuis les plats en sauce et la charcuterie, j'ai un peu de mal à acheter de quoi manger. Alors ? Et bien je mange un kilo de carottes toutes les semaines (il paraît que ça fait une peau de bébé bronzé en plus), même si c'est un peu lassant, en accompagnement d'un invariable bout de porc. Quand je suis d'humeur fortunée, j'achète des surgelés. C'est une aventure. Les tchèques n'en achètent jamais, ça leur semble un luxe. Les rayons sont donc souvent laissés à l'abandon: produits prisonniers de la glace et dans un désordre total. Et puis j'ai envie d'y croire moi au goût "provençal" du gratin de poisson Findus...

Question fruits, il y a un triptyque inébranlable: clémentines, bananes, raisins. Je n'ai jamais mangé autant de bananes vertes ou trop mûres (rarement d'intermédiaire) de ma courte vie. On s'adapte...

Et on a des joies de gamin quand on découvre un paquet de semoule, qu'on cherchait depuis des mois. Fallait juste penser à regarder au rayon bio (même si la semoule en elle-même n'a rien de bio). Joie de courte durée quand ma colocataire se met à m'expliquer comment ça se prépare parce qu'elle a découvert ça ici et qu'avec de la "seafood", c'est super bon. Ma pauvre vieille, si tu savais comme le couscous de la Médina d'Aix-en-Provence me manque, tu ne viendrais pas me raconter des énormités.

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