mercredi 20 janvier 2010

J'ai un théâtre dans mon appartement !

Depuis l'arrivée d'un nouveau colocataire, la cuisine s'est transformée en scène de théâtre... Nous avons donc deux formidables acteurs:

Andrea, vielle fille névrosée et paranoïaque
Carlo, cuisinier napolitain mélomane

L'orage grondait au loin depuis une semaine, il a éclaté hier soir:



Grosse dispute hier soir des deux protagonistes, apothéose d'une semaine de tensions domestiques... Bien installé dans le canapé de la cuisine, en mangeant mon pop-corn (aimablement laissé à mon attention dans mon placard par la colocataire mexicaine partie en décembre, ce qui n'a pas manqué de rendre folle de jalousie Andrea), j'ai regardé la tragédie se jouer sous mes yeux. J'ai parfois soufflé quelques répliques, j'ai parfois mis fin à un monologue et rectifié une tirade. Je vous livre la substantifique moelle du drame:

Carlo est arrivé il y a une dizaine de jours (alors que je n'étais pas encore rentré du Caire) et n'a de cesse, selon Andrea, de remettre en cause les règles tacites de l'appartement. Malgré un premier contact truculent entre mes deux colocataires, tout est ensuite allé de mal en pis. Selon Carlo, la pasta se cuisine tard et sur un fond de musique. Intolérable pour Andrea qui n'a pas manqué de lui faire une laborieuse leçon de morale. Seconde entorse: se faire un thé dans la nuit pour épancher une terrible soif. Interdiction d'utiliser la cuisine pour quoi que ce soit passé 22h. C'est donc la règle qui a été clairement énoncée lors de cet affrontement (les chambres donnant sur la cuisine). Et interdiction d'écouter de la musique dans cette pièce mais pas dans la salle de bain (Andrea voulait aussi interdire ça, sans fondement).

A la fin de cette joute verbale, il a aussi été convenu qu'Andrea et Carlo s'adresseront la parole en cas de problème domestique. J'ai réussi à arracher cette concession alors qu'il était question qu'ils communiquent uniquement par mon intermédiaire... Ambiance...

Pour bien comprendre les tenants et les aboutissants de ces jeux d'enfants de 35 et 28 ans, il faut savoir que la connexion internet faisait des siennes depuis quelques jours et qu'Andrea en est venue à dire que ces soubresauts étaient étrangement liés à l'arrivée de Carlo. Raisonnement stupide et de pure méchanceté. De même qu'une soirée organisée par nos voisins du dessus lui à faire dire que Carlo écoutait de la musique à fond la nuit. Malgré l'évidence de sa méprise, elle a refusé de s'excuser.

Avec cette douce et feutrée ambiance, vous comprendrez que j'ai choisi d'aller me réfugier à Rome. J'ai trop besoin de tendresse !

A suivre (hélas)...

2 commentaires:

Ô. d'Evian a dit…

Tu joues au casque bleu, en gros. :)

the baba o Rome Girl :) a dit…

Rome: asile politique? ...