lundi 18 janvier 2010

Guichets, mégères et bonnes âmes

Je réserve, quand la possibilité est offerte, tous mes billets de concert sur Internet. Je paye toutefois au guichet car une pénalité de 5€ est systématiquement appliquée en cas de paiement en ligne.

Mais récupérer ces fameux billets est une véritable aventure, chaque fois différente. Ce qu'il y a de comique c'est que pour une même salle, suivant les concerts réservés, les lieux de retrait sont différents. Trois pour le Rudolfinum par exemple.

La première fois que je suis allé chercher une place, j'ai eu affaire à une aigrie. Réticente à traiter avec des étrangers, maugréant face à mon petit papier où j'avais reporté le numéro de réservation. Ma laide écriture sans doute.

J'ai inauguré deux nouveaux endroits aujourd'hui. Le premier lieu de retrait se situait dans les locaux administratifs de la Philharmonie Tchèque. Un bâtiment délabré, une lourde et vieille porte à pousser. Puis un sas et un interphone. En tchèque. Je sonne au hasard, baragouine que j'ai une réservation. On m'indique le premier étage et on m'ouvre. Je gravis les quelques marches et je me retrouve dans un grand bureau empestant le goulasch où la tapisserie est en lambeaux. Le jeune homme présent rentre mon numéro de réservation dans l'ordinateur et imprime les billets. Mais le pauvre n'a pas, dans sa petite caisse verte, de quoi me rendre la monnaie. Il fera tous les bureaux sur trois étages pour trouver quelqu'un ayant 50 couronnes. J'ai franchement eu honte de lui donner tant de mal, vu le cadre dans lequel il travaille.

Ensuite, le lieu de retrait commun mais auquel on ne se rend jamais: la caisse du Rudolfinum. Située au sous-sol sous de magnifiques arcades. Une caissière souriante et avenante. Très à l'aise avec les étrangers. Qui m'annonce que comme je suis étudiant, c'est moitié prix. Je n'ai pas osé lui demander si c'est le cas pour tous les concerts, sans quoi j'aurais du économiser de belles sommes depuis le temps que j'achète des billets ! Je préfère ne jamais savoir. Mais je doute que ce soit le cas car certains concerts sont gérés par différentes sociétés d'événementiels aux règles autonomes, d'autres par le Rudolfinum lui-même et d'autres enfin par la structure administrative non plus de la salle mais de l'orchestre.

J'ai eu maille à partir avec l'aigrie de la société privée de réservation, j'ai eu peine de l'employé de l'orchestre et j'ai éprouvé une profonde sympathie pour l'employée du Rudolfinum qui m'a appliqué le prix étudiant alors qu'elle aurait très bien pu ne pas me faire part de cette réduction en toute impunité.

Voici donc une notule qui marque le retour des histoires toutes pleines de vacuité du gentil naïf pragois que je suis !

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