dimanche 27 décembre 2009

Comme aspiré

Marrant comme le seul fait de retourner dans son pays natal, chez ses parents, ramène avec lui son lot de casseroles qu'on aimerait oublier. Se retrouver à nouveau dans des dispositions psychologiques néfastes à l'épanchement jovial (mon aversion pour cette période de fêtes, notamment pour la dernière d'entre elle, est notoire).

Etre aussi rattrapé par un boulot esclavagiste (de stagiaire donc) de l'année passée chez un grand hebdomadaire français -prétendument sans attache politique-. Encore des histoires de gros sous. Je ne répondrai pas à ce mail. Je ne veux plus entendre parler de ce journal, que je reçois pourtant expressément toutes les semaines (délicate attention de départ).

Passer une soirée avec des vieux camarades qui ignorent tout d'une vie qui n'a pas croisé la leur depuis trois ans. Revêtir l'habit d'une personne qui a quelque peu changé... Quoique, j'ai eu du mal à ne pas masquer quelques transformations. Mais l'essentiel -poudre aux yeux- a été préservé.

Aspiré à nouveau par cette vie dans laquelle l'épanouissement n'était pas possible. Pourtant, la parole est libre maintenant. Les relations fraternelles sont également apaisées et avantageusement délirantes !

L'éloignement a du bon et malgré les joies familiales, il est heureux que je ne m'attarde pas davantage dans le doux pays de mon enfance.

3 commentaires:

Cyrielle a dit…

qu'est ce qu'ils te veulent l'express???

sinon le retour à la maison n'est pas toujours facile... je peux confirmer! surtout retrouver de vieux "amis" en effet... plus les mêmes centres d'intérêt voire plus d'intérêt pour mes personnes elles-mêmes...

bisous

Tambour Major a dit…

Après un tel déracinement qui t'auras sûrement fait humainement progresser bien au delà de ce que tu perçois, retrouver d'anciens camarades qui n'ont pas quitté leur petit chez eux douillet et ne se sont jamais confronté à une expérience de vie un tantinet courageuse, doit donner l'étrange impression de régresser et de s'obliger a rentrer dans un moule, celui de l'image à laquelle ils étaient habitués, qui ne te correspond plus et dans lequel tu ne te reconnait plus forcément. On s'éloigne,on se sépare, on s'oublie un peu, on se retrouve mais on ne se connait plus... Ainsi va la vie.

Kynseker a dit…

Ce n'est pas tant l'expatriation qui m'a changé ou le retour en France qui me force à rentrer dans un moule. Mais plutôt qu'ils ignorent encore un trait de ma personnalité (que sans nous connaitre cher TM nous partageons...) qui influe sur toute ma vie. Je ne sais pas gérer ma relation aux amis d'enfance et pourtant je les apprécie.