jeudi 17 décembre 2009

Au-revoir Prague

En dépit d'un voisin qui vient subitement de se découvrir pianiste et qui semble avoir jeté son dévolu sur la méthode rose (il enchaîne sans discontinuité la Lettre à Elise et la Sonate dite au Clair de Lune de Beethoven et le premier prélude du Clavier bien tempéré de Bach...), je rentre en France pour Noël avec un petit pincement au cœur (grand sensible que je suis !).

C'est qu'il est plaisant de vivre à l'étranger, d'échapper au mieux aux turpitudes de la politique française et de maudire à voix haute les impotents qui marchent anarchiquement dans les couloirs du métro... A ce propos, j'ai enfin trouvé le mot qui me sied pour qualifier les tchèques: ils sont gauches, maladroits dans leur façon d'être.

Prague est une ville sublime sous la neige, surtout que celle-ci n'entraîne aucune perturbation de la vie quotidienne. Ma vie y est enviable... Comme passer son temps à lire (à prix d'or) ou assister à des concerts (à prix d'ami). J'ai choisi de fuir comme la peste les soirées Erasmus alcoolisées. Disons que c'est une année culturelle et personnelle.

Cela fait exactement trois mois que j'ai posé ma paire de 44 sur ce fameux sol tchèque. Et je le quitte pour un mois en ayant fait gras avant de partir. Une charmante tambouille mexicaine hier soir à base de poivrons verts et d'une sauce forte comme de la dynamite. La colocation, ça a parfois du bon ! Et un charmant déjeuner au Café 35: crêpe auvergnate (entendons-nous bien, au sens premier du terme, pas au sens d'Hortefeux...) et crêpe au caramel salé. Avec un bon café pour 6€, j'ai décidément hâte de revenir !

Les rencontres estudiantines ont été très nombreuses en début d'année. J'ai largement écrémé mon cercle de connaissances et je compte désormais quelques bons amis, précieux. Les seuls de sexe masculin, en fait. C'est ça aussi Prague, pour moi.

La nuit est tombée et je pars au petit matin en espérant passer au travers de tous les déboires possibles du voyageur (retards et grèves surtout...). Un peu de douce musique pour m'accompagner avec une belle photo de l'église de la place de la vieille-ville...




Pour la suite, je crains de devoir un peu élargir l'objet de ce blog, les grands sujets d'étonnement de l'expatrié à Prague ayant été traités. Je ne doute pas de maintenir un rythme de publication élevé en développant quelque chose de plus personnel. Et maintenant que vous avez fait connaissance avec le vide abyssal de ma prose, vous êtes plus libres que jamais de continuer à me lire.

3 commentaires:

Tambour Major a dit…

Bon retour alors !
Douce musique certes, mais l'adagio est limite déprimant. Heureusement que l'allegro final est plus punchy (mais une vraie saloperie à jouer au demeurant !)

Kynseker a dit…

Déprimant en effet mais c'est juste que je ne suis pas enthousiasmé à l'idée de passer ma nuit dans les transports en commun tchèques et l'avion...

Ce concerto pour orgue est difficile à rendre et très technique, en effet. Mais jouer ça à la messe, c'est un peu osé non (mais ça me ferait venir plus souvent!) ?

Cyrielle a dit…

Déprimant... moi qui m'apprête à quitter Rome définitivement) ca me donne envie de pleurer...

Profite bien de ton retour puisque sachant que tu reviendras à Prague, ce n'est que du plaisir...

Je serai en France jusqu'au 28.01, peut-être nos chemins pourront-ils se croiser avant que nous repartions tous deux pour nos aventures d'aixpats...

aller, je retourne à ma valise!
bisous