samedi 21 novembre 2009

Tirez donc cette porte...

Et oui. Tirez. Les fréquents emportements d'une de mes professeurs contre la porte de notre salle a attiré mon attention sur une particularité architecturale et ergonomique du pays. Ici, on ne pousse pas une porte, on la tire. Dès qu'on s'y arrête un peu, en France, il est rare de tirer une porte et ce système apparaitrait totalement inhospitalier, appliqué à la porte d'entrée d'une maison ou d'une chambre. Mais en République Tchèque, les bâtiments anciens et les immeubles communistes s'offriront à vous en vous repoussant d'abord. On ne s'y engouffre pas si aisément ! Les édifices récents mélangent les systèmes tchèque et américain (selon la typologie établie par ladite professeur): si on pénètre dans les salles de cours en poussant la porte, on se rend aux toilettes en la tirant...


Passée cette précision technique, quelles portes faut-il craindre de tirer à Prague ?

Mon esprit si pur et si prude (la distance qui nous sépare m'empêche heureusement de vous entendre vous gaudir à ce sujet) vous déconseille ainsi de vous aventurer dans les très nombreux endroits de débauche ayant pignon sur rue dans la capitale. Les maisons closes sont légales et, dès la nuit tombée, de nombreux rabatteurs vous abordent dans la rue en vous enjoignant de venir voir ce que le lieu possède d'atouts et de charmes...

Mon esprit raisonnable et pondéré (là encore, vous pouvez vous gausser, c'est à peine si j'entends une voix sépulcrale) vous détournera des lieux de perdition que sont les casinos. Le vice attirant le vice, ils voisinent souvent avec les maisons de joie. On a une comique alternance entre le sexe et l'argent... Point de rabatteurs mais des banderoles clignotantes et clinquantes toutes plus hideuses les unes que les autres. Les casinos, et de manière générale les jeux d'argent, ne sont pas aussi réglementés qu'en France et c'est pour cela qu'un bar un peu grand aligne fréquemment quelques machines à sous. Cette omniprésence du jeu spéculatif n'empêche pourtant pas un certain désintérêt des tchèques pour ses apprêts.

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