jeudi 12 novembre 2009

The American Way of Life

Pour changer un peu de mes humeurs malignes à propos des tchèques, je vous propose une nouvelle cible: les américains. Ne vous méprenez pas, je ne vais pas sortir un petit laïus anti-américain. Quoique. Autant annoncer la couleur tout de suite: à leur sujet, il me semble que les clichés sont vérifiés.

J'ai d'abord eu l'occasion de côtoyer des étudiantes américaines. Elles sont excessives, démonstratives à l'envie, vulgaires dans leur façon d'être souvent. Je pensais que c'était des clichés mais non, elles se gargarisent de "I'm sooooooooooooooooooo exited about the party !" et de "anyway"...

Mon contact avec les étudiants américains est moins prosaïque. Et je ne suis pas le seul français à être complètement abasourdi par leur comportement. Ils se sentent partout chez eux, y compris en cours. A chaque question posée par un professeur, ils se croient autorisés à intervenir, à commencer un monologue -ou, au mieux, un dialogue privé avec l'enseignant-. Souvent, l'étudiant américain répond, dans un total mépris du reste de la classe et avec cette manière toute américaine d'un total ridicule pour un français, et se réjouit lui-même de sa réponse. Il rit, expression d'un contentement personnel, systématiquement à la fin de sa réponse. On sombre quand plusieurs étudiants américains commencent à se répondre mutuellement avec des "private jokes".

Ils sont d'une totale impudeur et d'une rare impolitesse pour des yeux français. La question est politique et ils se mettent à parler de leurs parents. La question est sociale et ils citent les statuts Facebook de leurs amis américains. Par un rapport qui échappe à la rationalité française, ils en viennent à raconter une anecdote liée à leur enfance ou au mariage de leurs parents pour illustrer un propos en rapport avec les sondages durant les campagnes électorales.

La distance française entre élève et professeur est peut-être parfois désuète mais la familiarité américaine est déstabilisante et pas vraiment productive. Tous ces babillages sont trop souvent d'une inanité navrante. Quel français trouverait de l'intérêt et n'aurait pas la sensation d'être absolument impudique à parler du mariage de ses parents en cours ?

Mais surtout, garçons et filles américains partagent un point commun: ils parlent anglais, américain plus exactement. Et ne conçoivent pas de parler autre chose. Ils couperont immédiatement toute personne parlant un autre dialecte devant eux avec une jolie sentence du genre "sorry, I don't speak french-spanish-czech-german but you, you speak english". Puisque tout le monde est censé parler anglais, pourquoi faire des efforts ? Pourquoi tenteraient-ils d'entretenir une conversation en français ou en allemand, langues qu'ils connaissent parfois ?

Toutes les personnes non anglophones de naissance suivent des cours dans une langue qui leur est étrangère. Des cours sont proposés en allemand et en français. On n'y trouve aucun anglophone. Ils se contentent de suivre des cours dans leur langue et ayant trait aux USA. Matières dans lesquelles ils ne se gênent pas pour étaler leur science acquise par la seule peine d'être né. C'est un peu idiot, non ?

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