lundi 21 septembre 2009

Les paris sont ouverts

Parti de Marseille en direction de Bruxelles avec 45 minutes de retard, j’ai effectué mon changement d’avion pour Prague sans problème dans le magnifique aéroport bruxellois. En survolant la Belgique, on a une impression de calme, d’ordre et de propreté… Etrange pays…

La descente en avion sur Prague m’a offert une vision différente : une immense forêt de sapins avec quelques maisons perdues ici ou là. Et d’un coup, l’aéroport, tiré au cordeau, de Prague (pas le bordel de Fiumicino quoi). Le temps de faire un peu de change, de récupérer ma monstrueuse valise, j’ai expérimenté les bus tchèques. Ma foi, après les fous du volant à Rome cet été, j’ai trouvé les chauffeurs pragois un peu atones ! Le métro –made by Skoda !- est lui aussi très calme et très propre. Comme dans tous les grandes villes aux longs trajets, regards perdus et mines tristes des usagers.

Et puis… L’arrivée au dortoir où m’a été allouée une chambre. Ca vaut son pesant de cacahuètes ! Réceptionnistes dignes des athlètes féminines communistes des années 70 et pas aimables pour un sou… Porte de la chambre complètement taguée : je vous mets une petite photo :



Ampoules grillées, j’écris dans le noir, chaises cassées… La vue donne l’illusion d’être intéressante mais comme ce dortoir est perdu dans la garrigue des banlieues, ce n’est qu’un mirage. L’eau coule parfois orange au robinet de la salle de bain… Et ce foutu bruit des tramways qui crissent sur leurs rails…

Mon compagnon de chambrée ne démérite pas non plus : en 5 minutes de conversation, il m’a expliqué qu’il était là pour trouver des gens avec qui faire la fête et pour draguer les filles. Je le crois sur parole, il a tout de suite pris une douche (après m’avoir offert un strip-tease ; son caleçon met bien en valeur ses nombreux bourrelés), s’est tellement parfumé que l’odeur de renfermé a déjà disparu de notre chambre et est sorti pour chasser la gueuze… J’anticipe des conversations de haute volée. En plus, le bougre, n’aime pas trop la France et les français : trop fiers d’eux-mêmes et de leur culture, ils se refusent à parler anglais (vous croyez qu’il a dit ça parce je peine à aligner deux mots dans la langue de Shakespeare ?)… Et Marseille est une ville horrible : trop d’immigrés.

Ainsi donc, comme dirait le père Pena, combien de temps pensez-vous que Romain va survivre dans ce taudis mal fréquenté ? Les paris sont ouverts. Bien sûr, vous pouvez faire des dons pour l’aider à trouver le plus vite possible un appartement digne de ce nom : celui digne d’accueillir le garçon le plus chochotte que la terre ait porté.

1 commentaire:

Méli a dit…

ah ah ah!
Ce que j'ai riiis quand j'ai lu ce post!
t'imaginer toi dans un tel "enfer". A la "réelle vie étudiante" tu subsituerais le terme d' "enfer digne de la plus crasseuse part de la plèbe"
!
chasser la gueuze? ça aussi ça m'a fait teeellement rire. ton coloc est purement ton anthithèse, dommage que tu aies déménagé, vous auriez pu monter une pièce de théâtre ayant pour problématique de fond le terrible oxymore pragois...