mardi 9 février 2010

Pourquoi je ne suis pas un routard

Je vous ai déjà dit que j'adorais passer des heures à chercher des vols sur Internet ? Tellement que je me suis déjà fait bannir d'un site à cause du trop grand nombre de recherches effectuées ! J'ai l'impression de voyager et je reste fasciné par l'immense réseau d'avions et les multiples interconnections possibles.

Avant cette année Erasmus, j'avais pris deux fois l'avion. Un aller-retour Montpellier-Cracovie pour effectuer un "voyage de mémoire" à Auschwitz. A la fin de la semaine, j'aurai effectué 17 trajets en avion. Après, j'arrête de compter. Mon bilan carbone est bien trop désastreux !

Pourtant, je ne suis pas un inconditionnel de l'avion. Toutes les formalités à accomplir me pèsent. Et les vols sont plus ou moins agréables selon les compagnies et les appareils. J'aime bien les petits coucous à hélices, c'est familial (surtout quand c'est Rome-Marseille avec plein d'italiens). J'aime aussi les A330 avec télé, musique, coussin et couverture. Les bons repas et le personnel toujours cordial d'Air France.

Je déteste le sentiment de pauvreté que vous infligent les équipes de Brussels Airlines en chouchoutant les personnes de la rangée devant vous, en affaires et pas vous, en économique. Les autres compagnies ont la pudeur de séparer de façon opaque et nette les catégories.

Je n'aime pas cette couleur verte d'Alitalia qui inonde les cabines des appareils et les vêtements du personnel.

Je ris du sandwich à l'édam de SmartWings offert à 6h du matin. Compagnie soi-disant low-cost qui pratique pourtant des tarifs fixes, attribue une place à chacun des passagers, atterrit dans les aéroports principaux et nettoie ses avions en y mettant du personnel compétent.

Je me vaccine contre Wizzair, vraie compagnie low-cost. Qui serre ses passagers de façon à peine croyable en les mettant dans des avions neufs mais qui ressemblent à des poubelles volantes. Qui utilise des jeunes gens de 25 ans à tout casser comme équipage. Ledit équipage étant incapable d'effectuer correctement les démonstrations de sécurité à cause d'un fou rire incontrôlable et partagé. Qui pose ses appareils au milieu de nulle part avec un sacré retard. Et tente de vendre des figurines à l'image de la compagnie ou des rasoirs électriques pendant le vol.

J'ai comme l'impression que ce billet est puant de snobisme. Je ne sais pas pourquoi, j'aime ça.

lundi 8 février 2010

Repérage professionnel

En attendant une hypothétique carrière comme fonctionnaire ou même commissaire européen, un petit tour à Bruxelles qui n'abrite heureusement pas que les magnifiques buildings de verre des instances de l'UE.

Au fils de nos promenades dans la ville basse, haute ou dans le grand Bruxelles, nous avons apprécié les charmes d'une capitale à taille humaine (limite bourgade !) où les gens sont accueillants et la nourriture excellente. Nous nous sommes attardés dans les différentes église, cathédrale, basilique pour satisfaire mon compagnon de voyage:

Cathédrale Sainte Gudule


Nef de l'église Saint Jacques sur Coudenburg


Basilique nationale du Sacré-Cœur

... et dans les musées pour moi ; fameux Bruegel que je mourrais d'envie de voir au musée des arts royaux et impossible de rater le plus grand musée des instruments de musique du monde !

Le parc du Cinquantenaire avec sa grande mosquée et son arcade nous a permis de faire une promenade de petits vieux (qui rentrent à l'heure pour regarder Questions pour un Champion à l'hôtel !):



C'est donc après notre soirée documentaires sur Arte que nous nous sommes aventurés à prendre le métro (bougrement moche et casse-tête) pour nous promener dans les environs de l'Atomium. On tombe sur une tour japonaise et un pavillon chinois sans s'y attendre...




Nous avons élu quartier général au Café Arcadi qui nous a accueilli deux fois plutôt qu'une pour nous régaler de tartes et de gâteaux (framboise-meringuée à tester !) accompagnés d'une infusion à la menthe fraîche... Par ailleurs, nous avons essayé le stoemp (écrasé de pommes de terres) et le waterzooi (poulet poché dans une sauce crémeuse) pendant que nous (enfin moi) buvions des Kriek, Chimay bleue et Hoegaarden blanche... Nos petits-déjeuners copieux (quel bonheur de manger à nouveau des croissants !) pris dans le cadre authentique et sympathique de notre petit hôtel place du jeu de balle nous permettaient pourtant de marcher des heures sans manger. Mais la gourmandise était plus forte !

Nos longues déambulations nous ont permis d'apprécier les galeries Saint-Hubert, le botanique, le Manneken Pis ou encore la Grand-Place qui a tenu toutes ses promesses contrairement au Théâtre de la Monnaie, si fade:


Les galeries Saint-Hubert


Le Manneken Pis


Le botanique


La flèche de l'hôtel de ville


Maison du roi sur la Grand-Place


Ce qui ne m'a pas empêché de voir des globes là où il n'y en avait pas:


Un long billet pour relater ces quatre jours à Bruxelles où nombre de photos que j'aime n'apparaissent pas. Malgré une certaine fatigue physique et déjà un nombre (très) élevé de voyages depuis janvier, je repars cette semaine pour Munich. J'ai débusqué par le plus grand des hasards un aller-retour en avion au même prix que le bus. 1h contre 5h, je n'ai pas hésité. Après tout, je suis encore en vacances jusqu'au 22 février... Mais j'aspire à lire sereinement dans mon lit avec ma petite musique dans les oreilles. Et pour couronner le tout, obsessionnel que je suis, j'ai eu confirmation que l'exposition Caravage qui se tient à Rome à partir du 13 février rassemble des peintures d'habitude visibles à New-York, Moscou ou appartenant à des collections privées. Je sens que je vais devoir y retourner d'ici la fin de l'année...

mardi 2 février 2010

Service Public

Je me surprends parfois à consulter les nouvelles locales. Je consulte le Prague Post, journal de la capitale en anglais. Et les sujets traités mettent en lumière des exigences hautement élevées des pragois en matière de service public.

On y apprend ainsi que plus de 70% des habitants de la capitale sont mécontents de l'organisation des opérations de déneigement. Quand on voit combien les agents de voirie sont efficaces, les trottoirs presque parfaitement déneigés, les routes totalement utilisables, les transports publics sans aucune perturbation grâce aux actions efficaces de déneigement des rails, pour un français un tel mécontentement est plus que surprenant ! Il y a eu quelques chutes de glace qui ont fait 4 ou 5 blessés. Ce qui semble absolument intolérable aux pragois.

Ceux-ci trouvent que le service public se détériore et qu'il est moins enclin à servir parfaitement le public. J'ai l'impression qu'il s'est passé la même chose en France il y a quelques années...

La DPP, la régie des transports pragois, est un service extraordinaire. A n'importe quelle heure de la journée et de la nuit, le métro arrivera à la station à l'horaire indiqué. Pas à la minute près, à la seconde. Sauf perturbation externe ou panne, le tramway connait la même ponctualité. Tout comme les bus. Je me demande souvent comment ils font pour faire coïncider le passage d'un véhicule avec un horaire prédéfini aussi exactement.

Il existe un service de nuit très étendu et très efficace, la totalité de la ville et des banlieues est couverte par un mélange de bus et de tramways qui passent toutes les 30 min aux différents arrêts. Montpellier n'a aucun service de nuit. J'entends souvent les parisiens se plaindre de l'inexistence d'un vrai service de nuit.

Quant aux prix, un peu plus de 10€ d'abonnement par mois pour avoir accès à l'intégralité du réseau (bus, tramway, métro, navette fluviale, funiculaire dans toutes les zones), c'est inouï. Le pass Navigo est à 120€ par mois pour toutes les zones !

Mais une telle qualité de service coûte cher. Trop. La DPP essuie des pertes continues. Et va donc réduire un peu la voilure. Un métro qui finit plus tôt et commence plus tard. Des tramways aux fréquences réduites. Ça commence comme ça et puis...

dimanche 31 janvier 2010

La pinacothèque du petit garçon

Je me suis mis à faire des photos depuis mon arrivée à Prague. Je n'avais pas d'appareil photo auparavant et je ne ressentais pas une quelconque nécessité de photographier ceci ou cela. Je n'appréciais pas davantage d'être pris en photo. Les circonstances et les rencontres ont changé cet état de fait.

Mes photos sont plus ou moins réussies, elles sont documentaires ou narcissiques mais elles n'ont d'autre but que d'être, pour l'avenir, un souvenir de ces différents voyages mémorables. Il se trouve que ma famille ou mes amis aiment bien les commenter. J'en fais donc une large sélection rigolote que je mets sur Facebook et une grosse sélection sérieuse que je mets sur Picasa.

Ainsi, si vous avez cinq minutes à perdre vous pouvez aller jeter un œil sur mes albums Picasa qui sont en accès libre. La sélection dépasse le champ des images illustratives d'un billet, que je sélectionne seulement pour agrémenter le propos.

48 heures

De retour, une fois de plus, à Prague pour deux jours. Avant de repartir pour un petit séjour à Bruxelles. La vie est plus que belle quand on a vingt ans et du temps. Je retrouve les tchèques fidèles à eux-mêmes -quel silence dans les transports, comparé à Rome !-. J'ai achevé cette escapade romaine par une agréable et douce balade dans l'Aventin. Un quartier dans lequel je n'avais encore jamais pris le temps de m'attarder. Les églises y sont moins chatoyantes et l'ambiance moins endiablée mais on y fait quelques surprenantes rencontres.



Nous sommes rentrés à la tombée du jour en faisant un crochet par le Forum et la place du capitole: